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21 juin 2017

Lecture: Fahrenheit 451



Ray Bradbury
Denoël
Présence du futur
191 pages
Anticipation, Autoritarisme, Livres, Société

Montag a tout pour être heureux: un métier épanouissant -il brûle des livres à longueur de nuit-, une femme, une belle maison... Pourtant, quand il va rencontrer Clarisse, il va se mettre à réfléchir, et à s'intéresser de plus prêt aux livres...


[Chronique rédigée en février 2016]
Lorsque j'ai emprunté le premier de tome de Fondation (d'Asimov, ce livre était juste à côté, et comme le titre me disait vaguement quelque chose, je l'ai emprunté aussi. En fait, j'ai appris que si le livre était connu, le film l'était d'avantage. J'ai donc commencé ce roman sans trop savoir de quoi il retournait.
J'ai eu l'impression de rester à l'extérieur de l'histoire, de ne pas "rentrer" dedans. Montag est un jeune homme de vingt ans mais pour moi il se conduisait comme un quadragénaire ou un cinquantenaire. Je ne me suis donc absolument pas identifiée à lui. Cependant, j'ai suivi avec intérêt ses aventures et ses réflexions, qui étaient parfois un peu longues. Le style de l'auteur ne m'a pas exalté non plus.
Bref, une lecture qui ne m'a pas spécialement emballée.

A relire plus tard, peut-être ?

14 juin 2017

Lecture: La controverse de Valladolid



Jean-Claude Carrière
Pocket
252 pages
Histoire, Racisme, Débat, Argumentation


Quatrième de couverture

En 1550, une question agite la chrétienté : qui sont les Indiens ? Une catégorie d'êtres inférieurs qu'il faut soumettre et convertir ? Ou des hommes, libres et égaux ?
Un légat envoyé par le pape doit en décider. Pour l'aider, deux religieux espagnols. Tout oppose Ginès de Sépulvéda, fin lettré, rompu à l'art de la polémique, et Bartolomé de Las Casas, prêtre et homme de terrain ayant vécu de nombreuses années dans le Nouveau Monde. Le premier défend la guerre et son cortège d'atrocités au nom de Dieu. Le second lutte contre l'esclavage des Indiens. Un face à face dramatique dont l'écho retentit encore.


Comme Amerigo et Cannibale, ce livre fait partie de la dernière sélection de ma prof de français pour la séquence sur l'humanisme et l'argumentation.
Ici, après deux chapitres un peu rébarbatifs, on suit le débat qui oppose Sepulveda et Las Casas, sur l'humanité des indiens. Pour Sepulveda, ils ont des hommes mais d'une autre catégorie, né-esclaves; pour Las Casas, ils sont égaux aux occidentaux. Ce débat durera quatre jours.

Et quatre jours, c'est long. Même si les débats, et l'argumentation, sont très intéressants, j'ai souvent posé le roman. De nombreuses répétions, des envolées pénibles m'ont lassée. Pourtant, je ne peux pas nier l'aspect dramatique (d'ailleurs le texte existe aussi en pièce de théâtre) qui subsiste dans ce roman...
A vrai dire, je ne sais pas trop quoi en dire. Je me suis ennuyée, mais certains aspects étaient intéressants. Je connaissais la fin de l'histoire, forcément, peut-être que c'est à cause de ça que je me suis moins intéressée. Les deux personnages m'ont tapé sur les nerfs à certains moments, mais par endroit ils m'ont passionnée. C'est essentiellement du dialogue, donc on l'imagine facilement en pièce de théâtre ou en film. A la fin, la conclusion ouvre sur plusieurs siècles de racisme ; néanmoins je n'ai pas réussi à faire de parallèles avec le monde actuel, ou avec d'autres époques (peut-être aussi que je n'étais pas dans le bon état d'esprit ^^'). En somme, le seul point positif que je trouve à ce livre est que je sais maintenant quand s'est déroulé la controverse et de quoi, précisément, elle retournait. Mais pour le coup, une simple recherche wikipédia m'aurait suffi.


28 janv. 2017

Lecture: Erasme

Couverture : Érasme, Grandeur et décadence d'une idée



Stefan Zweig
Le livre de Poche
185 pages
5,10 €
Biographie, Humanisme


Quatrième de couverture
D'Érasme de Rotterdam (1467-1536), on ne connaît plus guère que ses portraits peints par Holbein, Dürer, Quentin Metsys, son ami, et une oeuvre, Éloge de la folie, associée à un mot : l'humanisme.De cette figure marquante de la Renaissance, Stefan Zweig nous donne un portrait qui lui restitue toute sa dimension. Grand voyageur, Érasme fut le premier penseur à se définir comme Européen. À l'affût des différents savoirs, passionné d'imprimerie, il prôna l'accès de tous à la culture et à la connaissance. Réformateur audacieux, mais épris de tolérance et de dialogue, il dénonça tous les fanatismes, chercha à conjurer la rupture religieuse qui allait ensanglanter l'Europe. Il fut le premier intellectuel au sens moderne, père spirituel de Spinoza ou de Voltaire. Publié en 1935, cet essai reflétait les préoccupations de l'écrivain autrichien, dans une Europe en proie aux totalitarismes et bientôt à la guerre. Il n'a rien perdu de son actualité.



Lorsque, l'été dernier, j'avais lu la biographie de Magellan par Stefan Zweig, j'avais été absolument emballée. Du coup, j'ai mis d'autres biographies sur ma liste de cadeaux pour Noël, et Erasme est une des deux que j'ai eu. 
Autant le dire dès le début, j'ai beaucoup moins apprécié que celle de Magellan, qui se lisait comme un roman. Ce n'est pas le cas ici, et bien que je n'ai jamais lu d'essais, c'est à ça que ça m'a fait penser. Forcément, la vie d’Érasme fut plus tranquille que celle de Magellan.
Dans l'ensemble, j'ai trouvé la biographie assez longue (j'ai mis 10 jours à la lire, oups), et par moment très rébarbative. Si dans certains chapitres, par exemple quand Luther intervient, on retrouve le côté "épique" (à prendre avec de gros guillemets, on est pas dans Le Seigneur des Anneaux quand même) et prenant qui dominait dans Magellan, je me suis ennuyée et perdue assez souvent (effet soporifique assuré dans le bus le matin). Il y avait beaucoup, beaucoup d'infos données, des expressions dans d'autre langues que je ne comprenais pas.
Cependant, j'ai retenu quelques petites choses, et je pense que ça pourra m'être utile pour ma séquence de français sur l'humanisme. Zweig explique assez clairement le point de vue d’Érasme, présente (et analyse...) ses ouvrages, leur(s) impact(s), et bien sûr pas uniquement L’Éloge de la Folie (que du coup j'ai envie de lire. enfin, un extrait, je ne suis pas devenue folle non plus (c'est le cas de le dire. Haha. Bref.))
Ce qui m'a perturbée, c'est qu'il semble jouer avec l'avis du lecteur. Un coup il nous le rend agréable, attachant, un coup il paraît orgueilleux et hautain, détestable. Du coup, je n'ai pas vraiment d'avis sur ce personnage.
Actuellement, je suis plutôt soulagée d'en avoir fini avec ce livre, car s'il était instructif, il était aussi légèrement indigeste.

25 janv. 2017

Lecture: Matched (les deux premiers tomes: Promise et Insoumise)



Ally Condie
Gallimard Jeunesse
Pôle fiction
Amour, Dystopie, Liberté


Depuis qu'elle est toute petite, Cassia fait confiance à la Société pour avoir une vie heureuse, un métier qui lui plaît, un mari parfait. Aussi, lorsqu'elle découvre que le mari qui lui est attribué n'est autre que Xander, son meilleur ami, elle est heureuse, car elle n'aurait pu imaginer meilleur compagnon. Seulement, un bug informatique lui fait entr’apercevoir le visage de Ky Markham, elle commence à douter. Et si la Société n'était pas parfaite? Et si le garçon qu'elle aimait n'était pas Xander?


[Chronique rédigée l'hiver dernier]
J'attendais beaucoup de cette série: une couverture alléchante, une dystopie prometteuse, de bonnes critiques...
Et bien j'attends toujours.
Si l'idée de départ est excellente, elle n'est pas correctement exploitée.
Je n'ai pas trop accroché avec les personnages -ni Cassia, ni Xander, ni Ky. Le triangle amoureux qu'ils forment m'a plus irritée qu'autre chose, mais moins que les désaccords et les secrets entre Cassia et Ky.
Le style d'écriture est plutôt moyen.
Et il ne se passe rien. Ou plutôt, il se passe pas mal de choses, mais j'avais l'impression que tout était monocorde et monotone (je ne sais pas trop bien comment expliquer...).
Seul point positif: j'ai lu ces deux livres très rapidement.
Bref, vous l'aurez compris, je n'ai pas aimé ces deux premiers tomes. Si je tombe sur le troisième, je le lirais, histoire d'avoir lu toute la série, mais je n'irais pas jusqu'à le chercher.

11 janv. 2017

Lecture: Chanson douce




Leïla Slimani
Gallimard
NRF
226 pages
18 €
Meurtre, enfants, famille


(Quatrième de couverture)
Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d'un cabinet d'avocats, le couple se met à la recherche d'une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l'affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu'au drame.



Une fois encore, je suis quasi certaine que vous avez déjà entendu parlé de ce livre: en effet, c'est le prix Goncourt 2016. La semaine dernière, j'ai vu qu'Audrey (Le Souffle des mots) l'entamait, du coup je l'ai sorti de ma PAL :)
Dès les premières scènes, le drame est annoncé est décrit. Puis on remonte le temps jusqu'à l'entretien d'embauche de Louise, et la suit durant les mois suivants, parfois interrompu.e.s par le point de vue d'un personnage tertiaire.
J'avoue que je n'ai pas été conquise par ce choix. Je m'attendais d'avantage à une montée en puissance du malaise, pour aboutir au drame. Or, si certains fais étaient malaisants, je ne m'y suis pas retrouvée.
On suit donc le personnage de Louise. C'est un personnage étrange; bien sûr elle met mal à l'aise, on ne l'apprécie pas; elle a quelque chose de pathétique qui révulse. Mais je n'ai pas non plus apprécié les parents, trop légers et accros au travail.
Je ne sais pas trop que dire d'autre; je n'ai pas spécialement apprécié l'histoire, ni les personnages ni le style, en fait je ne vois vraiment rien à dire à propos de ce livre (ça fait trois jours que je l'ai terminé et je fais cette chronique seulement aujourd'hui).




5 oct. 2016

Lecture: Salomé

Couverture de Salomé


Oscar Wilde
GF Flammarion
214 pages
7 €
Théâtre, Mythe, Réécriture, Danse




Salomé, princesse de Judée, découvre en sortant d'un banquet la voix et le corps de Jean-Baptiste. Elle en est fascinée. Mais Hérode va lui aussi se lasser du festin et sort aux côtés de Salomé...


Cette pièce est la seconde oeuvre que je devais lire pour ma séquence de Français "Les réécritures du mythe de Salomé", la première étant "Hérodias", un conte de Flaubert (je vous renvoie à ma chronique :) ). Je ne l'avais pas beaucoup aimé, principalement à cause de sa confusion. La pièce m'inspirait un peu plus.
Déjà, un mot sur la taille de la pièce: sachez qu'elle ne fait pas 214 pages. En effet, un tiers du livre est consacré à la préface (oui, un tiers), un autre à la pièce et un dernier au dossier.
On a donc une pièce très courte, et qui se lit très vite. En effet, c'est une pièce en un acte (ça m'a beaucoup surprise au début), avec beaucoup de petites répliques (sans être des stichomythies), et il y a régulièrement des illustrations de Audrey Beardsley.


 Je ne sais pas si j'ai aimé ou non cette pièce. Certains aspects abordés m'ont vraiment dérangés (la nécrophilie, pour n'en citer qu'un), mais en même temps il y avait, je ne sais pas, comme une ambiance particulière dans la pièce.
Je commence à connaître quelques réécritures du mythe, et je dois dire que Wilde livre un personnage particulièrement pervers. Hérodias/de et même Hérode sont au second plan et une fois de plus Salomé est la figure centrale. Elle assume l'entière responsabilité de son acte, puisque sa mère lui a déconseillé de danser. Hérode quant à lui est représenté comme un homme faible, qui n'assume pas ses paroles, et se venge dans l'ombre.
Bref, cette réécriture du mythe de Salomé était très spécial, et on ne peut pas dire que je l'ai appréciée.


3 août 2016

Bilan du mois #8 : Juillet

Bonjour à tous!
Le mois de juillet est passé tellement vite... Principalement occupée par mon stage "chantier" (♥), ce qui en fait probablement le meilleur mois de juillet de ma vie, j'ai l'impression que juillet est passé en un claquement de doigts.

Lecture


Couverture : La fille de mes rêves

Un roman basique, un peu policier, basé sur un univers virtuel onirique.

Couverture de Je reviens de mourir

Un roman malaisant et cru.


Couverture de Une guitare pour deux

Une histoire d'amitié très mignonne, entre deux personnes qui n'auraient pas dû s'entendre.

Couverture de S'enfuir

Un roman prenant d'aventure, mais pas très crédible.

Couverture de Little sister

Un roman assez court, mais qui ne fait qu'effleurer le sujet du djihadisme.

Couverture : Divergente

Une trilogie lue cet hiver, et si je n'ai pas trop accroché aux personnages, j'ai beaucoup aimé l'univers et l'histoire.

Couverture de L'oasis

Un roman que j'ai apprécié et qui décrit assez bien le terrorisme tout en gardant un point de vue de collégien.

Couverture de Le Bonheur de A à Z

L'histoire de Candice, une émouvante jeune fille, différente des autres et rejetée.

Couverture : Le Secret de la manufacture de chaussettes inusables

Un livre que j'ai beaucoup aimé, avec une multitude de personnages sympathiques.


Une petite nouvelle très sympa.

Couverture de Les enfants du capitaine Grant

Un looong roman d'aventure, mais néanmoins très instructif (vous me direz, en même temps c'est Jules Verne...)

Couverture de Doubt, Tome 1

Un manga d'horreur.

Couverture : Omega, Alien mégalo sous contrôle : Tome 3

Un troisième et dernier tome d'une série sympa.


Couverture : Le garçon en pyjama rayé

Un livre très touchant sur une amitié inattendue du contexte.


Couverture de Magellan

Une biographie superbement narrée et très instructive.

Couverture de Orange, Tome 1

Un manga adorable, avec de très beaux dessins.

Autre



IMM #8: je vous présente la moisson d'une brocante :)

Voilà pour ce mois de juillet sur le blog :) Cela fait un total de 17 articles, c'est-à-dire 16 chroniques lectures :).
Comment c'est passé votre mois de juillet ? Qu'avez-vous prévu pour août ? :)