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27 janv. 2016

Mon SLPJ 2015

Bonjour !
Je viens de récupérer internet, j'espère que cette fois ce sera définitif :)
Aujourd'hui, un article un peu spécial, puisque je vais vous raconter ce que j'ai fait au Salon du Livre et de la Presse Jeunesse, à Montreuil. J'y suis allée le dimanche 8 avec une amie qui m'avait déjà accompagnée l'an passé.

La veille au soir, nous avions fait une présélection de toutes les dédicaces qui nous intéressaient. On y a passé pas mal de temps, surtout qu'il fallait chercher un nom sur internet quand il nous disait quelque chose pour savoir si, oui ou non, on le marquait. On s'est retrouvées avec une liste énorme, d'autant plus qu'on avait inscrit les auteurs dont on était pas sûres de vouloir une dédicaces (cf « dédicaces incertaines » ci contre). Mais comme il était onze heures et demie, qu'on était crevées (surtout moi qui avait eu cours le matin) et qu'on se levait tôt le lendemain, on a laissé en l'état.
(s'il y a des ratures, c'est qu'au fil de la journée j'ai rayé les dédicaces « périmées »).

Le lendemain, nous nous sommes levées à huit heures pour pouvoir prendre le RER B de 8h53 (ou quelque chose approchant). Comme nous avons une petite heure de transport en commun avant d'arriver à Montreuil (pour l'ouverture à 10h), nous profitons de ce temps pour choisir les dédicaces et les rencontres/ateliers des différentes scènes. Je rédige une deuxième feuille sur la base de la première, sensée nous guider le long de la journée (il s'avèrera que j'aurai assez souvent la première sous les yeux, en fait). A l'origine, Cat clarke était la dernière, et Susie Morgenstern n'était pas inscrite.

En sortant du métro (nous avons eu deux changements depuis le départ), on commence à avoir un grand sourire aux lèvres : ça y est, c'est aujourd'hui, dans dix minutes on est rentrées, tout ce monde là va au salon tu crois ? Mais oui, regarde, pas mal de gens ont déjà des sacs verts, ça doit être leur deuxième ou troisième jour...

Nous arrivons donc aux abords du salon. Là, on vérifie que les mineurs n'ont pas besoin de titre pour rentrer, on se trompe de file, on se rattrape.
A dix heures, la caravane s'ébranle enfin. Petit pas à petit pas, nous passons tous à travers le portique de sécurité, puis nous montons les escaliers menant au premier étage du salon.

D'abord, on prend cinq minutes pour enlever nos manteaux, les rouler dans nos sacs, se fournir en documentation diverse (plan, agenda des signatures...) et se repérer dans ce grand, cet immense hangar.


La première auteure dont je voulais une signature est Cat Clarke, au stand D42. Nous nous hâtons car, dans mon esprit, il va y avoir beaucoup de monde. J'avais expliqué un peu à Margot les intrigues de Cruelles et de Revanche et ça lui avait bien donné envie. Du coup nous achetons nos livres (Perdue & Retrouvée pour moi), et nous nous les faisons dédicacer (il n'y avait pratiquement pas de queue!) ; Du coup, je raye le nom de Cat Clarke au début et à la fin de la liste (je l'avais marqué deux fois si jamais il y a avait trop de queue le matin).
Couverture de Cruelles   Couverture de Revanche   Couverture de Perdue et retrouvée

L'auteure suivante est Anne-Laure Bondoux, mais comme il nous reste un bon quart d'heure avant le début de sa signature, nous parcourons rapidement le premier étage avant de descendre au rez-de-chaussée. J'ai lu tous les livres de AL Bondoux les plus connus (Pépites, Tant que nous sommes vivants, Les larmes de l'assassin, Le destin de Linus Hoppe...) mais il en reste quelques uns que je n'ai pas lus ; je veux donc acheter La vie comme elle vient et me le faire dédicacer.
Seulement, au stand Gallimard (je crois) il n'y a que Tant que nous sommes vivants (maintenant que j'y pense, La vie comme elle vient était peut-être publié chez un autre éditeur...), et comme je ne veux pas acheter un livre que j'avais déjà lu « juste » pour avoir une dédicace, j'ai rayé sur ma liste Anne-Laure Bondoux.
Couverture de Tant que nous sommes vivants

Au même horaire que Anne-Laure Bondoux, il y a Grégoire Solotareff, un auteur jeunesse fabuleux (même si j'ai toujours du mal à me souvenir de ses titres) qui dédicace au stand de l'école des loisirs. Mais quand on y arrive, on ne voit pas sa petite pancarte, et nous ne trouvons pas ses livres.Après un quart d'heure à flâner dans le stand, je fais une petite « pause », m'assoit dans un coin, et sort ma première liste , raye Anne-Laure Bondoux et Grégoire Solotareff, et regarde la somme disponible du fait que je n'ai pas acheté leurs deux livres (10,7+5,6 = 16,3). C'est à ce moment que je décide de rajouter Susie Morgenstern au programme. Du coup, j'hésite entre deux de ses livres, Comment tomber amoureux sans tomber, plus cher mais qui me fait de l’œil depuis longtemps, et im@mie, moins cher mais qui est sur ma liste de noël. Sur les conseils de Margot, je choisis le premier, et ressort du stand avec un beau sac et une non moins belle affiche, tous deux d'après les dessins de Claude Ponti.
Couverture de Comment tomber amoureux... sans tomber

A onze heures, nous nous dirigeons vers la Scène vocale pour assister à la lecture théâtrale de La véridique histoire du petit chaperon rouge, qui dure environ une heure. Le texte, de Gustave Akakpo (publié chez Actes Sud), raconte comment le petit chaperon rouge se rend chez sa grand-mère, femme d'un ogre qui mange des crevettes, puis rencontre le loup, devient son amie, revient chez ses parents, meurt, et comment le conte a été créé. Nous apprécions toutes les deux beaucoup, car les « comédiens » sont vraiment très bons (notre préférence va au loup et au père).


A la fin de la lecture, il est à peu près midi. Nous décidons d'un commun accord de descendre visiter l'expo puis de manger à la cafeteria. L'exposition « Wonderland : la logique du rêve » porte très bien son nom : c'est un dédale d'illustrations par divers auteurs jeunesses, avec des mises en scène de ses ilustrations, assez flippantes pour certaines. Au milieu des images, quelques installations ludo-numériques, que nous ne pouvons malheureusement pas tester car trop prisées. Je vous mets quelques photos, la suite sera dans un prochain article :)
      
 

Une fois que le tour est fait, nous avons grand faim, et nous dirigeons donc vers la cafétaria. Nous prenons la même chose que l'an passé, à savoir sandwich chèvre-roquettes-tomates confites pour moi (un délice!) et hot-dog pour Margot, plus un sandwich au saumon pour nous deux. Etant fournies, de base, en eau, compotes et brioches, nous n'en avons que pour 14 €.


Un peu avant 13 h, nous remontons au RDC (l'exposition est au sous-sol) pour repérer le stand de Benjamin Lacombe. Mais si j'ai bien sur mon papier le stand, je n'ai en revanche pas noté la maison d'édition, ce qui fait que nous n'arrivons pas à repérer le stand de Benjamin Lacombe. Et comme nous ne trouvons pas le stand, et qu'il n'y a pas de pancarte sur les « comptoirs » des dédicaces autour de nous, nous décidons de finir notre repas tranquillement (car nous l'avions intérompu pour bien nous placer dans la queue) avant de réfléchir à la suite des évènements.

Nous flânons tranquillement entre les stands avant les prochaines dédicaces qui sont à 14h. Au sand Sarbacane, j'achète Quelqu'un qu'on aime et Les petites reines, ainsi que L'ogre au pull vert moutarde. Margot achète, quant à elle, La gueule du loup. Clémentine Beauvais et Séverine Vidal s'étant déjà installées, Margot prend place pour moi dans la première file, plus longue ; je rejoins pour ma part la queue de Séverine Vidal. Une fois mes deux livres dédicacés, nous nous dirigeons vers le stand de Gallimard.
Couverture de Les petites reines                                  Couverture de Quelqu'un qu'on aime

Car à 14h30 dédicace l'auteure de Aya de Yopougon, cette BD génialissime qui raconte la vie d'une jeune femme à Abidjan. Nous cherchons sur le stand la nouvelle BD de Marguerite Abouet, Akissi. Nous achetons toutes les deux le tome 6, car il n'y en a pas d'autres en rayon. La queue pour cette auteure dure plus d'une demi-heure, car beaucoup de gens se font dédicacer la BD par le dessinateur puis se déplacent tranquillement vers la droite en doublant tout le monde afin d'avoir leur seconde dédicace. Vers 15h30, nous sortons victorieuses (mais un peu dépitées car les autres tomes étaient qur la table de dédicace...)
Couverture de Aya de Yopougon, tome 1   Afficher l'image d'origine

Marion Brunet dédicaçant à 16h, nous dirigeons tranquillement vers les éditions Sarbacane. Nous sommes donc les secondes dans la file et très rapidement nous nous éloignons vers la mezzanine afin de prendre un petit goûter. Nous abandonnons donc La remise du prix de la Voix des Blogueurs qui ne nous attirait que moyennement et Benjamin Lacombe pour nous poser dans les fauteuils Télérama...
Couverture de La gueule du loup   Couverture de L'Ogre au pull vert moutarde

Les prochaines dédicaces ne sont pas des moindres : Susie Morgenstern et Claude Ponti ! Nous nous y dirigeons vers 16h45, préssentant que les queues seront longues. Mais quand nous arrivons, nous apprenons qu'il faut avoir acheter un ouvrage le matin pour avoir un ticket permettant l'accès au maître des poussins... Un peu vertes, nous nous plaçons dans la queue pour Susie Morgenstern. A 17h15, notre affaire est faite.

Nos parents nous ont sommé de partir à 18h grand maximum, mais voulant profiter un maximum du Salon et dépenser tout notre argent, nous montons au premier étage où nous ne sommes passés que le matin. Nous déambulons dans les allées et tombons sur un stand qui propose des objets en tissus (trousses, sacs, porte-clés...). Margot achète un sac (je crois...) pour sa mère, et moi j'y fais l'acquisition d'une jolie trousse.
http://www.georgesetrosalie.com/spip.php?page=shop-produit&ref=NTE04&id_produit=2506&id_rubrique=415&id_secteur=262

Ensuite, j'achète rapidement un dernier livre (Blackbird, cours ou meurs)... et nous partons avec regret. Dans le métro, nous ressassons notre journée, regardons nos dédicaces et on se dit que, quand même....
on reviendra l'année prochaine !
Couverture de Nom de code : Blackbird, tome 1 : Cours ou meurs

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui:) j'espère que ce compte-rendu vous a plu et que vous avez au le courage de tout lire (parce que ça fait quand même presque trois pages OO.o!). La semaine prochaine je publierais un deuxième article avec toutes les photos que je n'ai pas mises ici : ) .

A bientôt !!
:)

5 oct. 2014

Auteur: Melvin Burgess

Aujourd'hui, je vais vous présenter un grand auteur de la littérature jeunesse anglaise: Melvin Burgess. Pendant les vacances d'été j'ai lu deux de ses livres, Nicholas Dane et Kill all enemies (ce dernier étant pour le WE à 1000). Les livres qu'il a écrit sont très dur, souvent violents, et les thèmes principaux sont la drogue, l'inceste, le viol, l'horreur, le gore plus généralement. Avis aux amateurs: je ne conseillerais aucun de ses livres avant la 4e (et encore). Passons maintenant au moins intéressant :P : sa biographie.
(introduction)
Le parcours littéraire de Melvin Burgess, qui écrivit dans un premier temps pour les pré-adolescents, et qui se consacre désormais à des romans pour les Jeunes adultes de quinze ans et plus, reste hors du commun de par son originalité et son point du vue du monde des adolescents d’aujourd’hui.

Souvent Controversés, ses deux romans Junk et Lady, ma vie de chienne, font partie de ce que l’on appelle en France " les romans dérangeants ".

Et si les jeunes adultes de notre temps se reconnaissaient dans ces personnages insolites ? Et si cette vague de romans dérangeants n’était que le reflet de ce que vivent certains adolescents ? Et si ces auteurs qui écrivent pour les jeunes adultes, avaient décidé de ne pas mentir au " peuple adolescent " en écrivant des romans qui retracent leur vie quotidienne et le parcours initiatique de chacun d’eux ?

Quel l’accueil fait-on à cette " Nouvelle Littérature Contemporaine " en France ? La reconnaît-on ?

Y-a-t’il une Littérature de jeunesse destinée aux Jeunes adultes ? D’où vient—elle ?

A-t-elle une identité propre ? Comment se définit-elle ?

Peut-on parler d’un " Nouveau Courant Littéraire " dans le roman ?

Quels sont les auteurs représentatifs de cette littérature pour les 15-25 ans ?

Quels sont les éditeurs qui créent une collection spécifique pour ces jeunes-là ? Quels sont leurs objectifs ? Sont-ils sincèrement convaincus de l’existence d’une Littérature avant-gardiste qui fait ses premiers pas en France ?

I MELVIN BURGESS - Auteur pionnier en Littérature pour Jeunes Adultes

Biographie proprement dite Melvin Burgess, issu d’une famille de la Middle Class, est né le 25 avril 1954 à Twinckenham, dans le Middlesex.
Il grandit à Itfield, dans le Sussex. Gamin terriblement rêveur, il dit avoir été " Un enfant très timide, aimant se réfugier dans ses rêves ". De fait, l’école devient un véritable échec et le milieu enseignant le considère très vite comme un mauvais élève.
Quelques années plus tard, il passe le Eleven Plus, examen de passage en Grande Bretagne, dont il explique les conditions d’accès, en ses propres termes : " Si vous étiez un bon élève, vous alliez à Grammar School, mais si vous étiez au contraire, un mauvais élève, vous vous retrouviez au Secondary Modern School, pour apprendre un métier de vos propres mains. " Melvin Burgess, élève médiocre, se retrouve pieds et poings liés, au Secondary Modern School qu’il qualifie de "très mauvais souvenir"…
Puis, lorsqu’il atteint ses douze ans, ses parents déménagent à Reading, dans le Berkshire. Il intègre alors une nouvelle école, qui est de loin, beaucoup plus compréhensive que la précédente. Il y rencontre également de bons professeurs qui le félicitent pour sa capacité à la création artistique littéraire. Melvin Burgess prenait plaisir, dés son plus jeune âge, à écrire des rédactions littéraires où il avait généralement de bonnes notes.
Enfin, il quitte le monde de la scolarité à 18 ans. Jusqu’à aujourd’hui, jamais il ne cachera son soulagement : " La vie me fut rapidement meilleure ".
Pendant les quelques mois qui suivirent l’abandon de sa scolarité, Melvin Burgess se demande vers quel métier il va bien pouvoir se tourner pour gagner sa vie.
Son père, le voyant complètement démuni face à la recherche d’un emploi, lui trouve un stage de formation d’une durée de six mois dans un journal local, à Cardiff. Il fait donc ses premiers pas dans le journalisme…
Au terme de son stage, Melvin Burgess réalise qu’il ne désire pas devenir journaliste mais bien écrivain et qu’aucune autre carrière ne saurait le satisfaire.
En attendant de gagner sa vie avec ses livres, il travaille occasionnellement dans les métiers du bâtiment, mais également dans l’imprimerie.

A 21 ans, il déménage à Bristol où il vit dans le quartier Saint Paul qu’il qualifie comme étant " Un quartier formidable pour y apprendre à vivre, avec beaucoup de nationalités diverses et un extraordinaire mélange des cultures : " A big racial with a cultural mix " ". De cette période, il dit avoir beaucoup apprit sur la vie et que c’est à Saint Paul qu’il prit véritablement goût à la vie. Il ne nie pas pour autant les problèmes sociaux du quartier dans lequel il vécut : " Il y avait le chômage, les drogues et des tas de gens intéressants qui en bavaient ; beaucoup de crime, beaucoup d’idéal et beaucoup de politique de gauche. "
C’est bien au travers du vécu de son frère, drogué et décédé, que Melvin Burgess fait définitivement connaissance avec la culture junkie dont il parle dans son livre Junk…
Il commence à écrire sérieusement, alternant petits boulots et périodes de chômage… parfois prolongées… volontaires de sa part mais en aucun cas subies… cela lui permettait d’avoir du temps pour écrire.
Parlant de son expérience et de son métier d’écrivain, il raconte ceci : " Je me suis arrangé à naviguer à l’écart des aiguilles et de toutes les substances qui créent de graves dépendances. J’étais un observateur. Les journalistes sont des observateurs ; les romanciers aussi. Quand vous êtes journaliste, vous arrivez à dire des tas de mensonges en disant la vérité ; le romancier dit un paquet de mensonges pour arriver à la vérité. "
A 35 ans, il quitte Bristol et part vivre à Londres où il ouvre une fabrique de marbre avec un associé. Il continue, en parallèle, à écrire des nouvelles et des fictions pour enfants.
Enfin, son premier ouvrage " Le cri du loup " ( the cry of the wolf ) est publié par Andersen Press en 1989.

Il vit actuellement à Manchester  dans le Lancashire, avec sa femme Judith et son fils Oliver. Il a également une fille du nom de Pearl, qui vit avec sa mère à Odessa, en Ukraine.

Bibliographie
-"Billy Elliot"
Couverture de Billy Elliot

-"De feu et de sang"
Couverture de De feu et de sang

-"Géante"
Couverture de Géante

-"Isa la sorcière"
Couverture de Isa la sorcière

-"Junk"
Couverture de Junk

-"Kill all enemies"
Couverture de Kill All Ennemies

-"L'esprit du tigre"
Couverture de L'esprit du tigre

-"L'homme aux oiseaux"
Couverture de L'homme aux oiseaux

-"La première fois"
Couverture de La première fois

-"Lady, ma vie de chienne"
Couverture de lady

-"Le cri du loup"
Couverture de le cri du loup

-"Le fantôme de l'immeuble"
Couverture de Le fantôme de l'immeuble

-"Le visage de Sara"
Couverture de Le visage de Sara

-"Le voleur de rapaces"
Couverture de Le voleur de rapaces

-"Nicholas Dane"
Couverture de Nicholas Dane

-"Rouge sang"
Couverture de Rouge sang

-"Un été au bord du fleuve"
Couverture de Un été au bord du fleuve

-"Un trésor dans la Tamise"
Couverture de Un trésor dans la Tamise

-"Une idée fixe"
Couverture de Une idée fixe

-"Une promesse pour May"
Couverture de Une promesse pour May

-"La dose"
Couverture de La dose

29 août 2014

Auteur: Pierre Bottero

Pour la troisième chronique de ce genre, j'ai choisi comme auteur Pierre Bottero, car il est vraiment un auteur français remarquable, l'un des meilleurs, peut-être le meilleur, je ne sais pas...

Pierre Bottero 

Biographie de Wikipédia:

Pierre Bottero est né le 13 février 1964 à Barcelonnette (ndlr: oui ça existe ;P ).
Très jeune, il est venu habiter en Provence, une région qu'il n'a plus quittée. Il disait d'ailleurs qu'il serait incapable de se passer du soleil, du mistral et des cigales.
Marié et père de famille, il a exercé pendant longtemps la profession d'instituteur avant de se consacrer entièrement à l'écriture. Grand amateur de littérature française, convaincu du pouvoir de l'imagination et des mots, il a toujours rêvé d'univers différents, de dragons et de magie.
Il a publié ses premiers textes chez Flammarion, dont Amies à vie, son premier livre, avant d'éditer chez Rageot la saga d'Ewilan, une double trilogie, Le Pacte des Marchombres, une trilogie et L'Autre, là encore une trilogie, d'heroic fantasy, genre qu'il affectionnait particulièrement. Cet amour de la littérature fantastique remonte à une lointaine époque (il portait encore des culottes courtes) et une intense (il n'en a pas dormi durant une semaine) rencontre avec l'œuvre de J. R. R. Tolkien, suivie de plongées profondes et fréquentes dans les univers de Farmer, Zelazny, Howard, Bradley, Moorcock, Leiber, et bien d'autres grands maîtres magiciens. Lorsqu'on lui demandait d'ailleurs d'où vient son inspiration, il citait volontiers l'impact de ces lectures sur son imagination, voire sur sa personnalité, avant d'ajouter qu'il n'avait pas l'impression d'inventer quoi que ce soit : « J'ouvre simplement la porte et l'histoire passe de ma tête à mon ordinateur ».
D'autres projets d'écriture ont vu le jour, principalement chez Rageot, ou bien étaient en gestation puisque Bottero, lorsqu'il n'était pas en tournée aux quatre coins de la France pour des animations ou des salons, passait l'essentiel de son temps à écrire.
Pierre Bottero a remporté le prix Ados Rennes/Ille-et-Vilaine 2008 pour le premier tome de L'autre, le souffle de la hyène, paru chez Rageot. Ce prix est décerné chaque année par les collégiens du département d'Ille-et-Vilaine qui doivent voter parmi dix livres en compétition. Il a de même reçu le prix départemental des collégiens de l'Hérault en 2007 décernés par les 6e/5e pour son livre Le Pacte des Marchombres (trilogie dédiée à la vie d'Ellana, l'un des personnages principaux de la double trilogie La Quete d'Ewilan et Les Mondes d'Ewilan). Il a aussi reçu le Prix Imaginales des collégiens 2011 (Épinal) pour son livre Les Âmes croisées.
Le 4 décembre 2008, Pierre Bottero se voit décerner le prix du Paille en queue, à l'occasion du troisième salon du livre de jeunesse de l'océan Indien au Port à la Réunion.
« Enfant, disait-il, je rêvais d'étourdissantes aventures fourmillantes de dangers mais je n'arrivais pas à trouver la porte d'entrée vers un monde parallèle ! J'ai fini par me convaincre qu'elle n'existait pas. J'ai grandi, vieilli, et je me suis contenté d'un monde classique… jusqu'au jour où j'ai commencé à écrire des romans. Un parfum d'aventure s'est alors glissé dans ma vie. De drôles de couleurs, d'étonnantes créatures, des villes étranges… J'avais trouvé la porte. »
Pierre Bottero est décédé à l'âge de quarante-cinq ans d'un accident de moto, le dimanche 8 novembre 2009, aux alentours de sept heures du soir. Il a perdu le contrôle de son véhicule dans un virage entre Lambesc et Rognes.

Oeuvres

-La quête d'Ewilan:
   -D'un monde à l'autre
   -Les frontières de Glace
   -L'île du destin

-Les mondes d'Ewilan:
   -La forêt des captifs
   -L'oeil d'Otolep
   -Les Tentacules du mal

-Le Pacte des Marchombres:
   -Ellana
   -Ellana, l'envol
   -Ellana la Prophétie

-L'autre:
   -Le souffle de la hyène
   -Le maître des tempêtes
   -La Huitième porte

-Les âmes croisées

-Le Chant du Troll

-Amies à vie

-Le garçon qui voulait courir vite

-Mon cheval, mon destin

-Un cheval en Irelande

-Zouck

-Tour B2, Mon Amour

-Isayama

-A comme Association (série écrite avec Erik L'Homme):
   -Les limites obscures de la magie (T;2)
   -Le parfum subtil du souffre (T. 4)

-Fils de sorcières

-Le voleur de Chouchous

-Météorite

-Les aigles de Vishan Lour (dans le JB n°261)

-Princesse en Danger


Bottero vu par d'autres:
-Mlle Cordélia ( http://mademoisellecordelia.fr/pierre-bottero )
 

13 août 2014

Auteur: J.K. Rowling (sa vie, ses oeuvres, ses livres)

Impossible de faire une catégorie "Auteur" sans parler de celle qui écrivit mon livre préféré, adoré, adulé, idolâtré :p !!! J'ai nommé: Joanne Rowling!! (il est inutile de préciser que vous n'êtes pas obligés de lire les deux bios :) )

Biographie de son site
Joanne Rowling est née en juillet 1965 au Yate General Hospital en Angleterre et a grandi à Chepstow, Gwent, où elle est allée à l'école Wyedean Comprehensive.

Jo a quitté Chepstow pour l'Université d'Exeter, où elle a obtenu un diplôme en français et lettres classiques, sa formation comprenant une année à Paris. Avec un diplôme universitaire supérieur en poche, elle déménage ensuite à Londres et travaille, entre autres, comme assistante de recherches chez Amnesty International. Elle commence à écrire la série Harry Potter lors d'un retard de train de Manchester à Londres King's Cross, et elle élaborera l'intrigue de chaque livre et commencera à écrire le premier roman au cours des cinq années suivantes.

Jo déménage ensuite au nord du Portugal, où elle enseigne l'anglais comme langue étrangère. Elle se marie en octobre 1992 et donne naissance à une fille en 1993. A la fin de son mariage, Jessica et elle rentrent au Royaume-Uni pour vivre à Edimbourg, où Harry Potter à l'école des sorciers est finalement achevé. Le livre est d'abord publié chez Bloomsbury Children's Books en juin 1997, sous le nom de J.K. Rowling. « K » signifie Kathleen, le nom de sa grand-mère paternelle, ajouté à la demande de son éditeur qui pensait que le nom d'une femme ne plairait pas au public cible de jeunes garçons.

Le deuxième titre de la série, Harry Potter et la Chambre des Secrets, a été publié en juillet 1998 et s'est classé à la première place des ventes de livres reliés pour adultes, un mois après sa publication. Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban est paru le 8 juillet 1999. Plébiscité au niveau international , il a occupé pendant quatre semaines la première place des ventes de livres reliés pour adultes au Royaume-Uni.

Le quatrième livre de la série, Harry Potter et la Coupe de Feu, a été publié le 8 juillet 2000 avec un premier tirage record d'un million de copies au Royaume-Uni. Il a battu rapidement tous les records du plus grand nombre de livres vendus le premier jour de sa publication au Royaume-Uni.

Harry Potter et l'Ordre du Phénix a été publié en Grande-Bretagne, aux États-Unis, au Canada et en Australie le 21 juin 2003 et a battu les records établis par Harry Potter et la Coupe de Feu, pour devenir le livre le plus vendu de l'histoire. Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé a été publié au Royaume-Uni, aux États-Unis et dans d'autres pays anglo-saxons, le 16 juillet 2005 et a également réalisé des ventes record.

Le septième et dernier livre de la série, Harry Potter et les Reliques de la Mort, a été publié au Royaume-Uni, aux États-Unis et d'autres pays anglophones en 2007.

J.K. Rowling a également écrit deux brochures, qui apparaissent en titres des manuels scolaires d’Harry dans les romans. Les animaux fantastiques et Le Quidditch à travers les âges ont été publiés en mars 2001 pour collecter des fonds pour Comic Relief.

En décembre 2008, les Contes de Beedle le Barde ont été publiés pour collecter des fonds pour le Children's High Level Group (appelé maintenant Lumos).

Après un OBE (ordre de chevalerie du système honorifique britannique) pour ses services rendus à la littérature enfantine, J.K. Rowling a reçu de nombreux prix et diplômes honorifiques, notamment le Prix de la Concorde du Prince des Asturies, la Légion d'Honneur française et le Prix Hans Christian Andersen. Oratrice lors de la remise des diplômes à l'université d’Harvard aux États-Unis, J. K. Rowling soutient un grand nombre de causes caritatives par le biais de sa fondation caritative Volant. Elle est également la fondatrice de Lumos, une organisation caritative visant à transformer la vie des enfants défavorisés.
2012 voyait la publication du premier roman pour adultes de J.K Rowling, Une Place à Prendre (Editions Bernard Grasset), désormais publié en 44 langues.
J.K. Rowling a également écrit L’appel du coucou (Editions Bernard Grasset), son premier roman policier sous le pseudonyme Robert Galbraith, qui a été publié en 2013 et qui doit être traduit en 37 langues.    La publication d’un second roman de Robert Galbraith est prévue en 2014.

J.K. Rowling travaille actuellement sur le scénario, Les animaux fantastiques, un récit original situé dans le monde de la sorcellerie, dont certains seront familiers aux fans de Harry Potter. Ceci marque ses débuts de scénariste et le début d’une série de films avec Warner Bros.
J.K. Rowling vit à Édimbourg avec son mari et ses trois enfants.

Bio de Wiki

Joanne Rowling est la fille de Anne Volant (1945-1990), d’origine française et de Peter Rowling (né en 1945). Après avoir quitté la marine, ils s'installent dans les faubourgs de Bristol, dans l'ouest de l'Angleterre et se marient en mars 1965. Quatre mois plus tard, le 31 juillet 1965, Anne Rowling donne naissance à Joanne (« Jo ») alors qu'elle n'a que vingt ans. Sa petite sœur, Dianne (« Di »), vient au monde environ deux ans plus tard, le 28 juin 1967.
En 1969, la famille Rowling part s'installer à Winterbourne, toujours dans les faubourgs de Bristol, dans une maison un peu plus grande. Les deux sœurs passent beaucoup de temps à jouer dans l'épicerie dont Kathleen et Ernest Arthur Rowling, leurs grands-parents paternels, étaient propriétaires. Elles jouent également avec les autres enfants de leur nouvelle rue, et notamment avec un frère et une sœur dont le nom de famille était Potter. Joanne aimait ce nom, plus que le sien. Elle avoue cependant que le garçon portant ce nom n'a nullement influencé son célèbre personnage à lunettes. À l'école primaire St Michael de Winterbourne, Joanne décrit l'environnement comme étant « détendu » et lui convenant parfaitement dans la mesure où elle y faisait beaucoup de poterie, de dessin et de rédactions. Elle écrit son premier récit complet à l’âge de six ans. Il s’agit de l’histoire d’un lapin, intitulée Rabbit. Son directeur d'école, Alfred Dunn, fut plus tard sa principale source d'inspiration pour le personnage d'Albus Dumbledore.
En 1974, lorsque Joanne a neuf ans, ses parents décident de partir vivre à la campagne et la famille déménage à Tutshill, un petit village bordant Chepstow, au Pays de Galles, dans une maison appelée « Church Cottage ». Fait intéressant, Tutshill est au bord de la forêt de Dean, l'une des plus grandes forêts de la Couronne d'Angleterre et berceau de l'écrivain Dennis Potter. Ce dernier déménagement coïncide avec la mort de sa grand-mère Kathleen. Cet événement l'a beaucoup attristée car elle en était très proche. Plus tard, elle choisira d'inclure l'initiale de son prénom dans son pseudonyme : le « K » de J. K. Rowling.
Joanne intègre une vieille école de campagne, à Tutshill, où elle ne se plaît pas du tout.
L'auteur précise dans son autobiographie que, peut-être pour compenser la beauté de sa sœur Dianne, ses parents avaient pourtant décidé qu'elle devait être la fille brillante. Ces étiquettes agaçaient beaucoup les deux sœurs et ont probablement contribué au fait qu'elles aient passé beaucoup de temps à se battre comme « une paire de chats sauvages enfermés dans une cage ».
En intégrant le lycée de Wyedean, « tranquille, myope, couverte de taches de rousseur et nulle en sport », Joanne découvre le théâtre de Shakespeare, avec notamment Le Roi Lear et Le Conte d'hiver, d'où le prénom « Hermione » a peut-être été tiré. C'est dans ce lycée qu'elle fait la connaissance de son meilleur ami, Sean Harris, le propriétaire de la "vraie" Ford Anglia turquoise dans laquelle elle et Sean partaient régulièrement en soirée. C'est à lui qu'elle confie pour la première fois sa volonté de devenir écrivain. Elle lui dédiera plus tard Harry Potter et la Chambre des Secrets, contenant justement cette fameuse Ford Anglia, son premier souvenir significatif de liberté. De plus, elle avouera plus tard s'être inspirée de son meilleur ami pour construire le personnage de Ron Weasley.
Entre temps, Joanne raconte à ses amies de longs récits nés de son imagination. En cours, elle se passionne pour les langues. Par ailleurs, elle est fortement déstabilisée par l'enseignement de son professeur de chimie, John Nettleship, dont la personnalité rappelle celle de l'énigmatique professeur Rogue. En effet, le professeur Nettleship était surnommé "stinger" ("celui qui pique") par ses élèves. Réputé sévère et sarcastique, John Nettleship précisera plus tard avec humour qu'il se considère parmi les personnes adeptes du proverbe « qui aime bien châtie bien ». Il perçoit la jeune Joanne comme étant timide, discrète, intelligente et absolument pas intéressée par les sciences. Par ailleurs, le professeur de chimie et Anne Rowling, la mère de Joanne, ont travaillé ensemble durant un temps. Pour son baccalauréat, Joanne choisit des matières essentiellement linguistiques, c'est-à-dire l’anglais, le français et l’allemand, où elle obtient de bons résultats à ses examens finaux.
L'événement le plus difficile de son adolescence fut la découverte de la maladie de sa mère, en 1980, alors que Joanne n'a que quinze ans. Les médecins diagnostiquent une maladie du système nerveux central : une sclérose en plaques. L'état d'Anne Rowling se dégrade alors lentement mais de façon régulière.
En 1983, ses études secondaires étant terminées, Rowling fait une demande d’inscription à l’université d'Oxford, mais son dossier est refusé car son école d'origine ne jouit pas d’une bonne réputation. Elle s'inscrit donc à l’université d'Exeter, près de la côte Sud de l'Angleterre, où elle perfectionne son français et étudie la littérature antique de 1983 à 1987 pour faire plaisir à ses parents qui veulent faire d’elle une secrétaire bilingue.
La présence de Joanne en cours est irrégulière. Elle préfère passer du temps avec ses amies et leur raconter des histoires. Elle est souvent à la cafétéria, à faire la fête, à aller dans les boîtes ou dans les pubs. Elle joue de la guitare et découvre les Smiths en 1984, qui deviendront son groupe préféré.
Elle participe à la préparation d'une pièce d'Obaldia avec un professeur et s'occupe des costumes. Elle prend ce travail très à cœur et ne sèche aucune répétition, contrairement à ses cours. En parallèle, elle se rend très souvent à la bibliothèque, emprunte un nombre important de livres et les rapporte toujours en retard, ce qui l'oblige à payer des amendes. C'est à cette période qu'elle se consacre à la lecture du Seigneur des anneaux et ses amis la voient pendant des mois avec l'œuvre de Tolkien sous le bras.
L'esprit ailleurs, Joanne perd des polycopiés et oublie de s'inscrire aux examens, abandonnant de ce fait la littérature antique. Joanne Rowling passe l’année 1985 à Paris pour y améliorer sa maîtrise de la langue française. Une expérience dont elle garde un bon souvenir. Finalement, elle termine ses études avec un diplôme de deuxième classe niveau inférieur avec une mention passable.

C’est en 1990, lors d’un voyage en train de Manchester à Londres qu’elle concocte dans sa tête l’histoire de son jeune héros attendant son train qui le conduira jusqu'à une école de sorcellerie.
« Tout à coup, l'idée de Harry m'est sautée à l'esprit. Je ne peux pas dire pourquoi, ni ce qui l'a déclenchée. Mais j'ai vu très clairement l'idée de Harry et de son école de sorciers. J'ai soudain eu cette idée fondamentale d'un garçon qui ne savait pas qui il était, qui ne savait pas qu'il était sorcier avant de recevoir une invitation pour l'école des sorciers. Jamais je n'avais été aussi excitée par une idée. »
— J. K. Rowling
Elle n'a rien pour écrire, mais passe son voyage à imaginer la situation dans sa tête et à identifier ses personnages, notamment Ron Weasley, pour lequel elle s'inspire de son ami Sean Harris, et Rubeus Hagrid. Elle imagine aussi les fantômes de l'école. Plus tard, elle pioche des expressions et des fables dans les index géographiques et le dictionnaire Brewer. Pour l'école, elle imagine aussitôt un château datant du Moyen Âge et situé en Écosse, lieu de rencontre pour ses parents. À son arrivée à la gare de King's Cross, beaucoup d'idées avaient déjà pris forme et elle stocke des notes dans des boîtes à chaussures.
Anne Rowling décède le 30 décembre 1990, alors que Joanne ne fait que commencer l'écriture de Harry Potter. Jo, Dianne et leur père sont effondrés et la situation familiale devient particulièrement difficile.
Neuf mois plus tard, éprouvant un besoin vital de prendre ses distances quelque temps, Joanne part pour Porto, au Portugal, pour y enseigner l’anglais. Le travail à mi-temps lui permet de se consacrer à son roman qui a beaucoup évolué depuis le décès de sa mère. Tous les matins, avant d’aller travailler, elle rédige les aventures de Harry Potter en buvant un café au Majestic, célèbre établissement du centre.
« Désormais, les sentiments de Harry envers ses parents disparus étaient devenus bien plus profonds et tangibles. C'est durant les premières semaines de mon séjour au Portugal que j'ai écrit mon chapitre préféré de L'école des sorciers : Le miroir du Riséd. (J. K. Rowling) »
Joanne Rowling se marie le 16 octobre 1992 avec le journaliste portugais Jorge Arantes. Après avoir fait une fausse couche, elle finit par donner naissance à une fille, Jessica Isabel Rowling Arantes, le 27 juillet 1993. Cependant, le couple se dispute de plus en plus souvent et, en novembre 1993, Joanne est jetée dehors par son mari. Le mariage se solde par un divorce en 1995 et elle retourne au Royaume-Uni pour s’installer chez sa sœur à Édimbourg, où elle vit d’allocations tout en devant s'occuper de sa fille Jessica. Joanne Rowling ne reste pas longtemps chez sa sœur, ne souhaitant pas imposer sa présence et être un fardeau pour elle.
La précarité de sa situation mène Joanne Rowling à souffrir de dépression. Elle emménage avec sa fille dans un petit bâtiment à Leith, un district de la capitale de l’Écosse, où elles vivent avec l'aide du gouvernement. Mais Joanne Rowling a honte de sa situation, d'autant plus qu'elle se préoccupe sans cesse de maintenir son ex-mari loin d'elle et de sa fille. Sean Harris, son ami de lycée, est resté en contact avec Joanne et lui prête de l'argent.
Joanne Rowling décide de reprendre l'enseignement, cette fois ci à temps plein, ce qui l'incite à vouloir terminer au plus vite son premier livre pour ne pas être obligée de l'abandonner. Elle se met donc au travail et écrit jour et nuit, déterminée à l'achever et tenter de le faire publier.
« Le seul moyen d’endormir Jessica était de la promener en poussette. Je me précipitais alors dans le café le plus proche pour y écrire comme une folle. [...] Il m'arrivait parfois de haïr ce livre, même si je l'adorais. (J. K. Rowling) »
Les endroits connus et préférés de Joanne Rowling pour écrire sont l'Elephant House et le Nicolson's, à Édimbourg. Là, elle demande un café pour pouvoir écrire son histoire jusqu'à ce que sa fille se réveille. À l'époque, Jo tape ses chapitres sur une vieille machine à écrire. L'imagination populaire prétendra après le succès de ses romans, que Jo n'avait pas de chauffage dans sa maison et devait aller dans les cafés pour pouvoir écrire. Dans une interview à la BBC en 2001, elle déclare : « Je ne suis pas folle à ce point pour louer un appartement sans chauffage à Édimbourg en plein milieu de l'hiver. Il était chauffé. »
Plus tard, elle raconte à l'émission américaine "A&E Biography" que la raison pour laquelle elle écrivait dans les cafés, était que les promenades avec sa fille en bas-âge était la meilleure façon de l'endormir.
Le livre achevé, elle envoie les trois premiers chapitres à un agent, qui les lui retourne aussitôt. Un second agent, Christopher Little, est intéressé et demande à Joanne de lui envoyer la suite du roman pour tenter de le faire publier. Après le refus successif d'une dizaine d'éditeurs, les originaux arrivent à Bloomsbury Publishing, dans les mains de Barry Cunningham, le coordonnateur de la nouvelle division des livres pour enfants. Le roman est finalement publié le 30 juin 1997. Apparemment, cette décision a été influencée par Alice Newton, la fille du directeur général de Bloomsbury, qui avait beaucoup aimé le livre.
À ce moment, Christopher Little craint que le groupe-cible de petits garçons rechigne à acheter des livres écrits par une femme. Il lui demande par conséquent d’utiliser les fameuses doubles initiales plutôt que de révéler son véritable prénom.
Pendant ce temps, Barry Cunningham conseille à Joanne de trouver un emploi et elle obtient un poste à Leith Academy, comme professeur de français. Elle obtient par ailleurs une subvention de huit mille livres de la Scottish Arts Council, dont une partie serait remboursée par la vente de ses romans. La première édition n'est pas très importante : 1 000 exemplaires dont 500 sont destinés à des bibliothèques. En 2005, un exemplaire de ces livres d'origine valait plus de 27 000 euros.

Très rapidement, le livre s'inscrit dans la liste des meilleures ventes et la publication est suivie par les distinctions et les louanges : il remporte le British Book Awards et le Children’s Book of the Year. Joanne emménage alors dans un appartement plus sûr et plus spacieux pour elle et sa fille.
Les éditions Gallimard sont les premières à acheter les droits pour une traduction et à publier Harry Potter en dehors des frontières du Royaume-Uni. En 1998, Arthur Levine, des éditions Scholastic aux États-Unis, achète à son tour les droits pour une somme jamais atteinte par un livre pour enfant : 105 000 $. L’argent gagné permet à Joanne de quitter définitivement l’enseignement et de se consacrer pleinement à l'écriture de Harry Potter, pour lequel elle a en tête depuis le départ une saga en 7 volumes, chaque volume racontant une année passée à Poudlard. Joanne réalise son rêve d'être écrivain à temps complet. En France, elle remporte le prix Sorcières du roman 1999 et le Prix Tam-Tam du livre de jeunesse, catégorie Je Bouquine.
Les trois premiers tomes sont des succès de librairie. Au quatrième tome, Harry Potter devient un phénomène de société et à sa sortie, parents et enfants font la queue pour mettre la main dessus, au point que Harry Potter et la Coupe de Feu est pré-vendu en librairie à plus d’un million de volumes, et la première édition porte le chiffre record de 5,3 millions d’exemplaires. À ce moment-là, Joanne est déjà riche et célèbre.
En dépit de son succès, elle mène une vie tranquille dans le Perthshire et ne donne quasiment pas d'interviews. Le 26 décembre 2001, l'année même où est adapté Harry Potter à l'école des sorciers au cinéma, elle se remarie avec le médecin anesthésiste Neil Michael Murray : cérémonie privée qui a lieu dans sa maison. Le 23 mars 2003, Rowling met au monde son fils David Gordon Rowling Murray et le 23 janvier 2005, elle accouche de sa deuxième fille, Mackenzie Jean Rowling Murray.
Traduits en plus de 65 langues, les sept romans se vendent successivement, à plus de 400 millions d'exemplaires au total. Rowling se trouve à la tête d'une fortune estimée en 2008 par le Sunday Times à 560 millions de livres (environ 590 millions d’euros ou 825 millions de USD). Les cinq films suivants sont également des grands succès au cinéma et contribuent massivement au succès de la suite romanesque. Harry Potter et les Reliques de la Mort, quant à lui, est adapté en deux parties : l'une est sortie le 17 novembre 2010 et l'autre est sortie le 13 juillet 2011, clôturant ainsi la saga.

L’auteur des aventures de Harry Potter ainsi que la Warner Bros ont porté plainte en 2007 contre la publication d’une encyclopédie non-officielle écrite par Steve Vander Ark, le webmaster du site Internet HP Lexicon. J. K. Rowling a en effet annoncé qu’elle avait l’intention de publier sa propre encyclopédie, dont les ventes seront entièrement reversées à des œuvres caritatives et qu’elle n’approuve donc aucun manuel spécialisé ou encyclopédie «susceptible de devancer son propre livre référence sur Harry Potter».

Philanthropie (wiki)
 
« Je pense qu'on a une responsabilité morale quand on gagne beaucoup plus que ce dont on a besoin, qu'on doit dépenser cette fortune sagement et intelligemment. (J. K. Rowling) »
Joanne a écrit à la main Les Contes de Beedle le barde, un recueil des contes mentionnés dans le dernier tome de Harry Potter, Les Reliques de la Mort, en seulement sept exemplaires dont six destinés principalement à ses proches. Le septième a été vendu lors d’une mise aux enchères le 13 décembre 2007 à Sotheby's au profit de l’association The Children Voice pour un montant de 1 950 000 £ (2,2 millions €). L’ouvrage a finalement été publié en 2008. Joanne Rowling a déclaré : « Cela signifie tellement pour les enfants en situation de besoin. Noël arrive en avance pour moi. ».
En 2000, elle a créé le Volant Charitable Trust, qui utilise son budget annuel de 5 000 000 £ (5,6 millions €) pour combattre la pauvreté et l’inégalité sociale. Une partie de ces fonds est également reversée à des associations d’aide aux enfants, aux familles monoparentales et à la recherche sur la sclérose en plaque. S'étant déjà retrouvée en position de parent isolé, Joanne a été Première Ambassadrice de l’association caritative One Parent Families en 2000, et en est aujourd’hui la président. Rowling a écrit, en collaboration avec Sarah Brown, épouse de l'ancien Premier Ministre Gordon Brown, un recueil d’histoires pour enfants dont les bénéfices sont allés à One Parent Families.
En 2001, l’association britannique de lutte contre la pauvreté Comic Relief a demandé à trois auteurs populaires, dont Joanne Rowling, de publier de petits livres reprenant les thèmes de leurs plus gros succès. Les deux publications de Jo, Les Animaux fantastiques et Le Quidditch à travers les âges, sont présentés comme des facsimilés de livres présents dans la bibliothèque de Poudlard. Depuis leur sortie en mars 2001, ces livres ont rapporté 15 700 000 £ (17,6 millions €). Les 10 800 000 £ (12,1 millions €) récoltés hors du Royaume-Uni ont été collectés via une nouvelle association, l’International Fund for Children and Young People in Crisis (le Fonds international pour les enfants et les jeunes gens en crise).
En 2005, Joanne Rowling et Emma Nicholson, députée européenne, ont fondé le Children's High Level Group (CHLG, ou « Groupe de Haut Niveau pour l’Enfance »). En janvier 2006, Rowling s’est rendue à Bucarest pour dénoncer l’utilisation des lits-cages dans les institutions psychiatriques pour enfants. Le 1er et 2 août 2006, Joanne a lu aux côtés de Stephen King et John Irving au Radio City Music Hall de New York. Les profits de l'événement ont été versés à plusieurs associations.
En septembre 2008, la veille de la Conférence du Parti travailliste, Joanne Rowling a annoncé avoir donné 1 000 000 £ (1,1 millions €) au parti.
 En mai 2008, la chaîne de librairies Waterstones a demandé à J. K. Rowling et à d'autres auteurs d'écrire une brève histoire sur une carte postale de format A5. Les cartes ont ensuite été vendues aux enchères pour l'association caritative Dyslexia Action et le PEN club international. La contribution de J. K. Rowling était une préquelle à Harry Potter, Prologue à Harry Potter, un texte de 800 mots mettant en scène le père de Harry, James Potter, et son parrain Sirius Black trois ans avant la naissance de Harry. Les cartes ont été rassemblées et vendues sous la forme d'un livre en août 2008.

Œuvres caritatives (site officiel)

LumosLumos

En 2005, J.K. Rowling a été co-fondatrice du Children's High Level Group (CHLG) avec la baronne Emma Nicholson, députée européenne. Elle a été émue par un article rapportant que des enfants dormaient dans des lits-cages, dans des institutions de la République tchèque. Une édition spéciale du livre Les Contes de Beedle le Barde de J.K. Rowling, a rapporté à CHLG 1,950,000 £ lors d'une vente aux enchères, et l'année suivante ce titre a été publié au bénéfice d'œuvres caritatives et est devenu en peu de temps le livre le plus rapidement vendu de l'année. En 2010, l'organisation caritative devient Lumos, et modifie légèrement sa fonction : elle s’emploie désormais à mettre fin au placement systématique d'enfants en institutions dans toute l'Europe et les aide à trouver des lieux de vie plus sûrs et accueillants.
http://www.wearelumos.org

Anne Rowling Regenerative Neurology ClinicAnne Rowling Regenerative Neurology Clinic

En 2010, J.K. Rowling a fait un don important pour la fondation d'une nouvelle clinique à l'Université d'Édimbourg en Écosse. La Clinique de neurologie régénératrice Anne Rowling soutiendra les patients atteints de sclérose en plaques et d'autres maladies neurodégénératives, et mènera également d'importantes recherches sur la neurorégénération. L'établissement porte le nom de la mère de J.K. Rowling, décédée d'une sclérose en plaques à l'âge de 45 ans, et a été officiellement ouvert par Sa Majesté la princesse royale en octobre 2013.
www.annerowlingclinic.com
Gingerbread

Gingerbread

Pendant sept ans, elle a occupé les fonctions d’ambassadrice de One Parent Families, appelée à présent Gingerbread, une organisation caritative qui travaille avec les familles monoparentales et leurs enfants. En 2007, elle accepte un poste honorifique de Présidente de l'organisation caritative.
www.gingerbread.org.uk
Volant

Volant

J.K. Rowling apporte son soutien à un certain nombre d’organisations et de causes caritatives par le truchement de sa fondation caritative Volant. La fondation finance deux vastes domaines, à savoir la recherche sur les causes et le traitement de la sclérose en plaques et ses remèdes, dont le financement passe entièrement par la Clinique de neurologie régénératrice Anne Rowling, et les organisations et projets caritatifs qui atténuent le dénuement social au Royaume-Uni et à l'étranger, en mettant tout particulièrement l'accent sur les questions liées aux femmes et aux enfants.
www.volanttrust.com

D'autres Organisations

En tant qu’étudiante de troisième cycle, J.K. Rowling a travaillé au sein du bureau londonien d’Amnesty International, effectuant des recherches dans le domaine des violations des droits de l’homme en Afrique francophone.
J.K. Rowling a été marraine de la Société écossaise de la sclérose en plaques pendant neuf ans. Elle y a notamment contribué dans le cadre de la planification et de l'organisation des événements de collecte de fonds et des activités de pression et de sensibilisation à la maladie, en plus d'apporter une contribution financière importante aux travaux de recherche en Écosse. Bien qu’elle n’en soit plus la marraine depuis 2009, elle continue de financer directement la recherche sur la sclérose en plaques par le biais de la Clinique de neurologie régénératrice Anne Rowling.
J.K. Rowling a soutenu Comic Relief, pour qui elle a écrit deux livres succincts qui apparaissent sous la forme de titres des livres d’école de Harry Potter dans ses romans ; Maggie's Centres for Cancer Care, qu’elle parraine depuis plusieurs années ; et Médecins Sans Frontières, pour qui elle a fait une apparition lors d’une manifestation en compagnie des auteurs Stephen King et John Irving à New York en 2006, et au profit de qui elle a participé à l’ouvrage intitulé Dear Me: More Letters to My 16-year old Self, [Cher moi, une lettre à mon moi de mes 16 ans] en 2011.

Bibliographie (wiki et site officiel)
  • Harry Potter à l'école des sorciers
  • Harry Potter et la Chambre des Secrets
  • Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban
  • Harry Potter et la coupe de Feu
  • Harry Potter et l'ordre du Phénix
  • Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé
  • Harry Potter et les reliques de la Mort
  • Les animaux fantastiques
  • Le Quidditch à travers les âges
  • Les contes de Beedle le Barde
  • Une place à prendre
Sous le pseudonyme de Robert Galbraith
  • L'Appel du Coucou
  • Le Vers à soi

Sitographie
  • Site officiel ( http://www.jkrowling.com/fr_FR/ )
  • Pottermore ( www.pottermore.com/fr/ )
  • On dit que Méga-Poudlard a été créé par JKR ( http://www.mega-poudlard.com/ )
  • Harry Potter chez Gallimard Jeunesse ( http://www.gallimard-jeunesse.fr/harry_potter/site/index.php )
Projets
Une pièce de théâtre, sur les années collèges des parents de Harry, ainsi qu'une trilogie de films sur les animaux fantastiques sont prévus.