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28 juin 2017

Lecture: L'Attaque des Titans [tomes 1 à 20]




Hajime Isayama
Pika Edition
Seinen
Fantastique, Survie, Combat, Action



Eren, Mikasa et Armin ont dix ans lorsque le Titan Colossal, plus haut qu'aucun autre, détruit la première enceinte qui protégeait l'humanité depuis plus d'un siècle. Beaucoup de civils et de militaires meurent ce jour là, dévorés par les Titans ou écrasés par les débris.

Quelques années plus tard, les trois amis ont fini leur formation militaire. Ils décident d'intégrer le Bataillon d'Exploration, le corps d'armée le plus risqué. Mais leur première bataille arrivera plus vite qu'ils ne s'y attendent, et avec elle quelques révélations...
De rudes épreuves les attendent. 


J'étais sensée lire L'attaque des titans (on va dire SNK*, d'accord ? ça va plus vite :P ) début mai... et je finis la série fin juin. Hum hum.

Ben tant pis pour moi, parce que SNK est une super série. Vraiment.

    1) Scénario, suspens et mélange des genres

Comme le disait PikoBooks dans sa vidéo (cf fin d'article), tout dans cette série est basé sur le scénario. Un scénario minutieusement planifié, et qui nous offre un plot twist presque à chaque tome après un suspens incroyable (actuellement, je pleure parce que je n'ai pas le tome 21 à ma disposition. Snif.) Vous avez intérêt à être bien assis.e.

A première vue, SNK semble un manga d'action, de combat, et c'est effectivement le cas dans les premiers tomes. Bien sûr, les batailles foisonnent tout au long de la série; cependant, sans même qu'on s'en rendent compte, l'auteur nous dévoile les alliances, complots et autres turpitudes des sphères politiques. Au fil des tomes, on va ainsi pénétrer de plus en plus profondément le système politique.
J'ai adoré ce mélange de combats et de politique, d'épique et de réflexif; c'est ce qui fait (en partie) que SNK se démarque des autres séries d'action (du moins, de celles que j'ai lues pour le moment ^^)

    2)Diversité des personnages et... féminisme

Tous les personnages sont développés. Absolument tous. Y compris ceux qui apparaissent comme mineurs au début de la série et qui font finalement partie des personnages principaux. Ils ont tous une histoire qui leur est propre, une personnalité particulière. Mention spéciale à la diversité des traits de caractères: de la témérité à la lâcheté, du sadisme à l'intégrité, du personnage particulière stratège à celui  qui a une force magistrale, en passant évidemment par ceux qui n'ont aucune compétence particulière.
L'autre point, qui est évoqué par PikoBooks (merci à elle, je n'y aurais pas fait attention sinon!) est le caractère "féministe" de l'oeuvre (attendez les explications avant de vous indigner!). Si le système politique est uniquement constitué d'hommes (même si... non rien ^^), dans les corps d'armées on trouve des genres, sans inégalité, sans déterminisme genré et surtout sans stéréotype. Elles n'ont pas fe bonnet improbable, pas de tenue fe combat particulière,  et il y a presque autant de personnages féminins que masculins; il y a des femmes fortes, dans la force physique ou dans la force intellectuelle et des femmes faibles, tout comme les hommes. Elles ont autant d'importance que les hommes, et surtout leur personnalité est conduite par leur vécu, et non par leur genre.
(un autre manga génial, qui remplit aussi cette condition: Fullmetal Alchimist. Dans ce manga-ci, les femmes ont les mêmes métiers que les hommes, occupent tout comme eux des postes à responsabilité, et surtout remettent à leur place les personnages machistes.)


     Le seul point négatif que je trouve à ce manga sont ses dessins, pas toujours très clairs dans les combats (surtout dans les premiers tomes). Mais bon, on n epeut pas dire que je n'avais pas été prévenue ^^ (même si je ne les trouve pas aussi moches que ce qu'on m'en avait dit :) )

    Vous aurez compris, je pense, que j'ai adoré cette série... et que j'ai tellement hâte d'avoir la suite !


(elle parle de SNK à partir de 9:52)

 *Le titre original est Shingeki no Kyogin

24 mai 2017

Lecture: Nous les menteurs




E. Lockhart
Gallimard Jeunesse
288 pages
14,50 €
Adolescence, Été, Drame familial, Amnésie


[Quatrième de couverture]
Une famille belle et distinguée. L'été. Une île privée. Le grand amour. Une ado brisée. Quatre adolescents à l'amitié indéfectible, les Menteurs.

Un accident. Un secret. La vérité.
Un drame familial époustouflant où culmine le suspense. Une lecture qui, à peine terminée, donne envie de retourner à la première page pour recommencer...

[Chronique rédigée en automne 2015]

Ce livre
est juste
magnifique
splendide
extraordinaire.

J'ai adoré.

Cette histoire est bien sûr à lire en été, mais moi qui suis toujours à la traîne pour me procurer les livres je ne l'ai lue que maintenant (comprendre : début novembre).
La famille Sinclair est parfaite. Ses membres sont tous beaux, intelligents, sportifs, riches, doués et sûrs d'eux. Il y a d'abord les grands-parents, Harris et Tipper; puis leurs trois filles, Bess, Carrie et Penny. Enfin, la dernière génération est divisée entre « grands » et « petits ». Les grands comprennent Cady, Mirren, Johnny et Gat. Les petits, Tafts, Will, Liberty, et Bonny.
Cady nous raconte ce dont elle se souvient de l'été quinze. Ce qu'on lui a rapporté. Et ses propres hypothèses. Ensuite, elle passe en accéléré les deux années suivantes, pour arriver finalement à l'été dix-sept. Celui de la mémoire.
Cady est une jeune fille extrêmement perturbée. Par son accident. Par le mode de vie de sa famille. Par les mensonges et les vérités. Elle est plutôt introvertie, et se sent souvent supérieure aux autres, persuadée que ce qu'elle fait est bien et que le reste du monde ne pourra pas le comprendre. Profondément loyale, elle est extrêmement attachée à son premier amour, Gat, et au reste de la troupe des Menteurs.
Ceux-ci ont également leur personnalité bien définie. Bien sûr, on se pose des questions au sujet de la maladie de Mirren. Et bien sûr, on se demande pourquoi Gat a abandonné Cady quand elle avait besoin de lui. Mais ce ne sont que des préoccupations mineures face au mystère qui entoure cet été-là.
L'écriture est juste magnifique. Je ne crois pas qu'il y ait des indices qui soient distillés tout au long du livre -ou alors, je suis vraiment trop cruche. Ce dont je suis sûre, c'est que tout plein de petites phrases révèlent leur sens premier lorsqu'on découvre la vérité. Plein d'évènements anodins en apparence se dévoilent à la fin.
Le seul défaut : parfois, on ne sait pas trop bien si on est pendant un flash-back de l'été quinze ou pendant le présent, à l'été dix-sept.
Mais à part ça, tout est parfait.


17 mai 2017

Lecture: Les belles vies

 

 Benoît Minville
Sarbacane
Exprim'
231 pages
15,50 €
Amitié, Humour, Été, Grandir


[description de l'éditeur]

Vasco et Djib sont inséparables depuis leur naissance. Turbulents, pas vraiment délinquants, ils cumulent les bêtises plus ou moins graves, les rires et les bleus. Vasco est en CFA BTP, Djib passe en première S.
Leur dernière rixe est pourtant celle de trop… Afin de leur mettre du plomb dans la tête, leurs parents décident d’employer les grands moyens : ils envoient les deux ados dans la Nièvre, le temps d’un été chez un ami du père de Vasco, entrepreneur local qui propose ses services comme famille d’accueil pour la DDASS. C’est dans cette campagne éloignée de tout, France profonde dont on parle peu, qu’ils vont rencontrer et se confronter à une autre forme de jeunesse : celle des enfants élevés par celle que tous surnomment « Tata », une femme qui accueille des enfants placés et donne sa vie aux autres.


Ce roman a fait grand bruit lors de sa sortie, en octobre dernier. Du coup, je l'ai mis sur ma liste de cadeau -on ne sait jamais ;) - et on me l'a offert pour mon anniversaire (je sais, ça fait deux mois. et demi.)


Loué soit mon bienfaiteur ! J'ai adoré ce roman.

Vasco et Djib sont deux personnages plus qu'attachants. On les voit évoluer au fil de l'été, gagner en maturité et en assurance. A leurs côtés, trois ados: Dylan empêtré dans sa colère, sa sœur Jessica, un peu perdue, et leur calme et sage amie Chloé. Dans la maison se trouvent des plus petits, notamment les jumeaux Gwen et Gaëtan, qui vous font fondre le cœur. Tout ce petit monde loge chez "Tata" et "Tonton", couple passionné et débordant d'amour.
Ces personnages forment une drôle de famille, mais une famille néanmoins, et soudée, et touchante. Et qu'on adore.

Tous semble, ils vont devoir faire face au racisme, aux préjugés, pour finalement en ressortir grandis.

L'écriture de Benoît Minville est magique. J'avais, encore plus que de coutume, toutes les physionomies, tous les paysages en tête, (y compris une géographie qui n'est certainement pas la bonne x) ). De plus, avec les grosses températures que nous avons eues ces derniers jours, j'avais vraiment l'impression d'être avec eux et elles. Ces paysages sont calmes, doux, le cadre parfait pour nos deux héros.
(Comme quoi, la campagne peut vraiment être un bon cadre pour un roman! Je vous renvoie à l'article de Clémentine Beauvais pour plus d'information ;) )

Très bon livre donc, pour Benoït Minville. Un livre porteur d'espoir et de joie, qui vous donnera une furieuse envie de vous rendre en pleine cambrousse française ;)


14 mai 2017

Lecture: Quatre Soeurs

Malika Ferdjoukh
L'Ecole des loisirs
610 pages
19,80 €
Famille, Amitiés, Amours, Humour


[Quatrième de couverture]
Comme les Trois Mousquetaires étaient quatre, les Quatre Sœurs Verdelaine sont cinq. Il y a les plus jeunes, celles qui,chacune, donnent son titre à une partie de ce livre:
   Enid, 9ans, se dévoue à la protection des pensionnaires du grand sycomore du jardin, Blitz l'écureil et Swift la chauve-souris, et discute à l'occasion avec son ami Gnome de la chasse d'eau.
   Hortense,11ans, passe le plus clair de son temps à lire,à tenir son journal et à se demander ce qu'elle va faire comme métier. Chirurgienne? Comédienne? Architecte?
   Bettina, 14ans, fait sa bêcheuse dans la salle de bains, se shoote aux 218 épisodes de la série Cooper Lane et enquiquine le reste du monde.
   Geneviève, 16ans, prend des cours de boxe thaïe tandis que les autres la croient occupée à baby-sitter.
   Mais il y aussi Charlie, l'aînée, 23 ans, qui s'occupe de tout: bricoler, cuisiner, travailler dans un labo, aimer Basile, tirer le diable par la queue et tenter d'élever ses cadettes depuis la mort des parents.
   Tout ce petit monde habite la Vill'Hervé, une grande maison au bout de la lande, au bord du bord de la falaise, pleine de recoins, de mystère, d'hôtes de passage et de panne de Madame Chaudière. Il essaie de vivre (ça marche), il essaie d'aimer (bof, bof...), il essaie d'affronter les épreuves (tout est toujours à recommencer) et il essaie d'en rire ( à tous les coups l'on gagne).


C'est BiblioZoé, avec sa vidéo sur ses trois romans jeunesse préférés, qui m'a convaincue de lire Quatre Soeurs. J'ai saisi l'opportunité de rencontrer l'auteure lors du Salon du Livre pour l'acheter en intégrale (et me le faire dédicacer).

Dans cette géniale série, on suit tour à tour les cinq sœurs de la famille Verdelaine, toutes aussi attachantes les unes que les autres. Même si chaque tome est dédié à une fille, on suit au sein de ces tomes tour à tour toutes les filles, et parfois même en même temps. Mon tome préféré est le dernier, celui de Geneviève, peut-être parce qu'il est plus gros ;) et certainement car c'est le plus positif des quatre.

Il y a beaucoup, beaucoup de personnages, chacune des filles ayant son/ses ami.e.s, son/ses amoureux, ses profs... Si tous ce ne sont pas approfondis (difficiles avec un si grand nombre), ils ont tous une personnalité esquissée.

En fait, Quatre Sœurs, c'est un peu l'histoire de la vie (non, je n'ai pas cité Le roi lion, ce n'est pas ce que vous croyez x) ): on rit, on pleure (un peu), on râle (avec les personnages, pas contre le bouquin ^^)... Et on découvre mille et une aventures qui pourraient, en fait, très bien nous arriver.
Quatre Sœurs est une série un peu farfelue, mais toujours très drôle. Les filles (et les autres) n'ont pas leur langue dans leur poche, et ça donne parfois lieu à des situations... abracadabrantes ^^

J'ai adoré cette série, je vous la recommande chaudement !


10 mai 2017

Lecture: Nana [Toute la série]



Ai Yazawa
Delcourt
Akata
21 tomes
Amitié, Amour, Rock



Nana. Un même prénom pour deux jeunes filles diamétralement opposées. La première, Nana Komatsu, est une fille banale, naïve, un peu superficielle, mais très gentille et attachante. La seconde, Nana Osaki, est entourée de mystères, un peu froide, elle sait aller droit au but et connaît les choses essentielles dans la vie. Toutes les deux montent à Tokyo, des projets pleins la tête, se rencontrent, et vivent une amitié quasi fusionnelle.


A nouveau un manga conseillé par mes amies otaku... mais je dois avouer que celui-ci a fait mouche.

On va suivre pendant un an (le dernier tome s'arrête à la date anniversaire de leur arrivée) deux filles, qui ne se ressemblent pas du tout mais s'assemblent parfaitement. On a alternativement le point de vue de l'une puis de l'autre... avec quelques commentaires venues d'un futur mystérieux. Au fil des tomes, on a parfois quelques scènes se situant dans ce futur, et permettant de pressentir certaines choses (je n'en dirais pas plus ;) )

Ce manga est tout simplement génial. En fait, ce qui semble être "simplement" des histoires d'amour et d'amitié se révèle en fait un incroyable imbroglio de sentiments et de tensions (bon, dit comme ça, ça a l'air nunuche, alors qu'en fait pas du tout. Justement, c'est un des atouts de ce manga: il présente très différemment de ce dont on a l'habitude quelque chose dont on se détournerait (je crois que je me suis moi même embrouillée là -_-' ))
Ces histoires d'amour concernent un sacré paquet de personnages... parce qu'il va falloir vous accrocher : des personnages, il y en a beaucoup (beaucoup!). Mais ils.elles sont introduit.e.s petit à petit, sur 21 tomes, alors il n'y a pas de soucis. Un autre aspect positif de ce manga est que tous ces personnages sont développés: ils.elles ont chacun.e leur personnalité, même s'ils.elles restent à l'arrière-plan.

Aussi, les graphismes sont très sympas (parfois un peu simples, mais sympas ^^'). Et ce manga est très, très addictif. Et j'ai adoré les personnages des deux Nana. Voilà. C'est trop bien.


3 mai 2017

Lecture: Le livre de Perle




Timothée de Fombelle
Gallimard Jeunesse
Grand format littérature
296 pages
16 €
Amour, Fée, Guerre, Quête, Jeunesse


Booknode
Tombé dans notre monde une nuit d’orage, un homme emprunte le nom de Joshua Perle et commence une vie d’exilé. Cette nouvelle vie fugitive, déchirée par un chagrin d’amour, est aussi une quête mystérieuse. Au fil du siècle, Perle rassemble un trésor pour défaire le sort qui l’a conduit loin de chez lui. Mais ceux qui l’ont banni et le traquent le laisseront-ils trouver le chemin du retour ? Perle a-t-il raison de penser que la fille qu’il aime l’attend toujours là-bas ?


[Chronique de mai 2016] J'ai un avis mitigé sur les romans de Timothée de Fombelle.
Autant je n'ai pas aimé Victoria rêve et le peu que j'ai lu de Tobie Lolness,
Autant j'ai dévoré les deux tomes de Vango et celui-ci.
J'ai adoré le mélange entre féerie et réalité; celui qui nous fait croire aux contes de fées et à l'histoire de Perle. Autant le fait que l'auteur se mette en scène me dérange parfois (Tara Duncan), autant il est parfois tellement bien amenée qu'il est presque logique (le Bon Gros Géant). C'est le cas ici.
J'ai adoré le personnage de Perle, jeune homme puis adulte perdu dans un univers qu'il ne connaît pas, à la recherche frénétique de son passé. J'ai beaucoup aimé celui d'Oliå, éternelle adolescente douce-amère qui ne peut voir celui qu'elle aime. Enfin, j'ai également beaucoup apprécié celui de l'adolescent dont nous ne connaissons pas le nom, qui commence puis termine le livre.
J'ai adoré le style de l'auteur qui, au risque de me répéter, brise la limite entre le conte et la réalité.
Enfin, j'ai beaucoup aimé découvrir l'histoire par petits bouts,  et ce moment d'incertitude au début du chapitre quand on ne sait où ni quand on est.
Bref, j'ai adoré ce roman.

30 avr. 2017

Lecture: Magnus




Sylvie Germain
Folio
263 pages
Quête de soi, Amnésie, Historique

[Quatrième de couverture]
"D'un homme à la mémoire lacunaire, longtemps plombée de mensonges puis gauchie par le temps, hantée d'incertitudes, et un jour soudainement portée à incandescence, quelle histoire peut-on écrire ?"
Franz-Georg, le héros de Magnus, est né avant la guerre en Allemagne. De son enfance, "il ne lui reste aucun souvenir, sa mémoire est aussi vide qu'au jour de sa naissance". Il lui faut tout réapprendre, ou plutôt désapprendre ce passé qu'on lui a inventé et dont le seul témoin est un jour en peluche à l'oreille roussie : Magnus.


"Magnus" est un roman que m'avait conseillé une amie pour le challenge 12 mois, 12 ami.e.s, 12 livres... et qu'une deuxième amie m'a offert pour mon anniversaire :) Je l'ai fini pendant le WE à 1 000.

"Magnus", c'est ce roman que vous ne trouvez pas exceptionnel au début... puis que vous appréciez... de plus en plus franchement... jusqu'à l'adorer. 

"Magnus" est un roman assez désarçonnant. D'abord par sa forme: les "chapitres" sont assez inégaux, et nommés de manière particulière: "Fragment 2" (celui qui débute le livre), "Séquence", "Notule", "Echo"...
Les "Fragments" nous racontent petit à petit la vie du héros, mais pas forcément dans un ordre chronologique. Souvent, ils décrivent une période de quelques mois, voire de quelques années.
Les "Notules" nous donnent des indications, éléments biographiques, historiques ou autres, nous éclairant sur une situation de le fiction. Certains sont des extraits de livres, et d'autres paraissent si réalistes qu'on se demandent si le roman ne se base pas sur des personnages réels (j'ai vérifié, en fait ce n'est pas le cas ;) ). 
Les "Séquences" sont généralement des extraits de fictions qui correspondent exactement (mais à un point incroyable) à la situation/le sentiment du fragment précédent.
Tous ces chapitres s'entrecroisent de manière totalement cohérente et unifiée.

"Magnus" est en fait le nom de la peluche, le seul lien qui rattache encore le héros à son enfance. Il le gardera toute sa vie, ou presque, jusqu'à ce qu'il parvienne à réellement aller de l'avant. Celui-ci est réellement attachant, aussi bien enfant qu'adulte. Il est perdu, tente toujours de fuir un passé qui le rattrape, ou au contraire va au-devant de lui. C'est un personnage particulier, fragile, mais aussi qui possède une certaine stabilité. (oui, effectivement, je n'arrive pas à le définir ^^')

La plume de Sylvie Germain est magnifique, précise, délicate et poétique (oui, tout ça).

En tous cas, Magnus est un roman magnifique (avec de splendides citations), que je ne peux que vous conseiller...



26 mars 2017

Lecture: Audrey Retrouvée




Sophie Kinsella
Pocket Jeunesse
298 pages
17,50 €
Maladie, Amour, Humour


[Quatrième de couverture]
Audrey a 14 ans. Elle souffre de troubles anxieux. Elle vit cachée derrière ses lunettes noires, recluse dans la maison de ses parents à Londres.
Ça, c'était avant.
Avant que Dr Sarah, son psychiatre, lui demande de tourner un film sur sa famille, pour voir la vie d'un œil nouveau : celui de la caméra.
Avant que Linus, un copain de son frère, débarque. Avec son grand sourire et eses drôles de petits mots griffonnés sur le coin d'une feuille, il va pousser Audrey à sortir. Et à redécouvrir le monde...


Vous avez entendu parlé de ce livre. Très certainement. A moins que vous ne suiviez aucun blog ou chaîne booktube au printemps précédent. Car ce livre a fait un carton. Donc quand je l'ai vu au Salon du livre (compte rendu à venir), je n'ai pas pu résister et je l'ai dévoré en quelques heures.
Audrey est donc une jeune fille de 14n ans qui souffre de troubles anxieux, plus précisément d'agoraphobie. Ces troubles sont survenus après un épisode de harcèlement scolaire, qui n'est pas évoqué précisément dans le livre. Elle possède un sens de l'humour à toute épreuve, et une solide envie de vivre. On a envie de la prendre par la main, de l'aider, de la comprendre et de l'encourager; elle est extrêmement touchante.
Ce livre est une pépite pour muscler ses abdos. Il y a peu de livre qui arrivent vraiment à me faire rire (le plus souvent j'ai juste un grand sourire), mais celui-là m'a fait exploser de rire et pouffer à n'en plus finir (en plein dans le métro, oui oui). Cependant, cet effet s'estompe un peu dans le dernier tiers du livre (le livre est toujours très drôle, mais un peu moins). C'est un livre très, très addictif.
Je veux souligner une idée formidable de l'auteure: le fait de nous avoir donné la transcription du film d'Audrey... qui est vraiment épique. Rien que pour cette transcription, vous devez lire ce livre; c'est très visuel, c'est très comique et en même temps on a un tendre portrait de la famille d'Audrey.
Parlons-en de sa famille! Elle est extra-ordinaire, et en voit de toutes les couleurs. Légèrement caricaturale, elle est néanmoins très attachante. Elle fait face bravement aux difficultés, mais se laisse parfois, comment dire, submergée (cette famille est géniale. oui, même toi Félix).
Linus est formidable: il fait tout ce que nous voudrions faire (à savoir : rassurer Audrey, et l'exhorter à sortir petit à petit de sa bulle) avec douceur et tact. Bref, il est adorable.
Enfin, un petit mot sur la couverture: elle est sensationnelle. Vous voyez tout le peps (j'assume totalement d'utiliser ce mot) qui s'en dégage ? Eh bien, c'est tout à fait celui qu'on retrouve dans le roman.

Vous l'avez compris, si vous me demandez "dois-je lire Audrey Retrouvée ?", je vous répondrais... avec un grand OUI !

22 mars 2017

Lecture: Le ciel est partout





Jandy Nelson
Gallimard
Scripto
331 pages
Deuil, Soeur, Triangle amoureux, Musique



[Quatrième de couverture]
« Je suis censée pleurer la mort de ma sœur, pas tomber amoureuse ... ».
Comment Lennie peut-elle continuer à vivre après une telle tragédie ? A-t-elle encore le droit de plaire et de désirer ? D'être heureuse, de rire ? Parfois, il faut tout perdre pour se trouver...


Je vais peut-être me répéter mais... c'est Audrey (sur sa chaîne youtube Le souffle des mots), à force d'encenser ce livre, qui m'a donné envie de le lire. J'avais envie d'un bon roman ado, alors je l'ai emprunté au CDI de mon lycée.
J'ai bien fait car, même si ce livre n'a pas été un coup de cœur, je l'ai adoré. On suit donc Lennie, jeune fille de 17 ans dont la sœur vient de mourir. Elles vivaient chez leur grand-mère avec leur oncle (leur mère est partie quand elles étaient petites), elles étaient meilleures amies et n'avaient aucun secret l'une pour l'autre. La mort de Bailey terrasse sa sœur, qui passe son temps dans "Le Sanctuaire orange" à penser à elle.
J'ai beaucoup aimé Lennie, je me suis sentie très proche d'elle. Je me suis reconnue dans sa manière de penser, dans ses interrogations et dans sa philosophie. Elle a honte de tomber amoureuse et d'éprouver du désir dans une période de deuil et se blâme elle-même. Elle parle à sa soeur, écrit leurs conversations sur tous les supports qu'elle peut trouver.
Parlons-en, de ces supports. Au début de chaque chapitre, on trouve un poème ou une conversation écrit (avec la police qu'il faut) sur un gobelet, un emballage de bonbon, une feuille de partition... en dessous, nous avons l'indication du support et du lieu où il a été découvert. Je trouve cette idée formidable: cela nous fait encore d'avantage entrer dans l'univers/la pensée de Lennie, et l'explication donnée à la fin est juste... adorable.

Ce roman, malgré (ou à cause de ?) son sujet, est une ode à la vie, à la musique et à la nature. Lennie est clarinettiste, Joe est trompettiste/guitariste/beaucoup-d'instrumentiste, et tous deux nous font presque entendre la musique qu'il jouent. La forêt près de laquelle ils habitent a l'air merveilleusement apaisante, on a juste envie de plonger dans le livre pour la retrouver.

Enfin, plein de petits points positifs en vrac: il y a plein de références aux Hauts de Hurlevent (le roman préféré de Lennie), certaines phrases deviennent des citations juste sublimes, la couverture est magnifique... et l'image de la France est (bien qu'un peu clichée #baguettedepain) très drôle.

Je n'ai qu'un reproche à faire à ce livre: certaines explications sur certains évènements (notamment musicaux) ne sont pas très clairs... ou ne sont pas apportés.

Bref, un presque sans faute, pour Le ciel est partout, que je ne peux que vous recommander chaleureusement.


12 févr. 2017

Lecture: Les petites reines



Clémentine Beauvais
Sarbacane
Exprim'
Harcèlement, énergie, adolescence, humour, vélo

 

Hakima, Astrid et Mireille ont été nommées « Boudins de l'année » par un concours sur Facebook. Mireille s'en fout, c'est ssa troisième année consécutive, alors depuis le temps, elle s'est façonné une carapace imperméable. Astrid, en revanche, est durement atteinte, car c'est sa première année à Bourg-en-Bresse. Quant à Hakima, plus jeune, elle n'a pas le temps de s'en occuper car elle a autre chose en tête. Mais toutes les trois, un peu par fierté, un peu par esprit de vengeance, et un peu pour leurs raisons personnelles, décident de rallier Paris à vélo pour aller gate-crasher la garden-party de l'Elysée du 14 juillet.


[Chronique rédigée en janvier 2016]
Vous avez très certainement entendu parler de ce bouquin, qui a provoquer quantité de critiques enthousiasmée. La mienne, j'espère, le sera tout autant:) .
J'ai acheté -enfin!- ce livre au SLPJ de Montreuil en décembre dernier, et je l'avais fait dédicacer par l'auteure (Clémentine Beauvais donc) qui m'a rempli la première page de ses tampons tout mignons.
Par quoi commencer ?
Ce livre est fantastique pour ses personnages. Les filles (et Kader!) sont formidables, drôles, touchantes, approfondies.
Ce livre est fantastique pour son histoire, originale, hilarante, incroyablement vraie.
Ce livre est fantastique pour le style de l'auteure, dont je lisais le premier livre (je vais me jeter sur Comme des images).
Ce livre est fantastique pour la leçon de vie qu'il nous apporte.
Enfin, ce livre est fantastique pour sa magnifique couverture, décorée de boudins, d'un vélo, de rose, et d'argenté ; une couverture qui annonce la couleur et qui fais envie:)
A mettre entre toutes les mains.