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16 juil. 2017

Lecture: Comment... [tétralogie]




Anne Percin
Le Rouergue
DoAdo
4 tomes
Humour, Rock, Amour, Amitié, Vacances, Economie*



*non, ne fuyez pas! Je vous assure qu'il n'y en a pas tant que ça ^^'
[Quatrième de couverture]
"Chers parents
Mon stage de survie en milieu hostile se passe bien, merci. J'espère que vous n’êtes pas trop mort, rapport aux frais de rapatriement qui doivent coûter bonbon, depuis la Corse.
Si jamais vous ne reveniez pas, ce serait sympa de m'envoyer un mandat parce que la prostitution masculine, ça marche pas trop dans le quartier.
Bon ben je vous laisse, c'est l'heure de ma piqûre d'héroïne.
Gros bisous, votre fils bien-aimé,
Maxime"

Cet été, Maxime ne veut pas partir en vacances avec ses parents. Il préfère rester chez sa Mamie, pour glander devant l'ordinateur. Tant pis pour lui. Il va vivre des journées délirantes.


J'ai découvert Maxime Mainard à la parution du tome 3, grâce à une chronique dans Je Bouquine (il y a fort longtemps, donc. 2012, pour celleux qui tiennent un calendrier). Mes parents m'ont acheté le tome 1 pour les vacances d'été. Puis j'ai réclamé le tome 2. Puis le 3. (Depuis, petite pensée pour cette série à chaque fois que je vais ) Paris en voiture et que je vois des panneaux "Kremlin-Bicêtre"/"Villejuif".) Puis j'ai découvert que ce cher Max tenait une page facebook (non facebookeuse que j'étais, je n'avais pas prêté attention à cette mention sur le tome 3) -j,'avoue, je me suis sentie un peu fausse fan. Comme Max annonçait pouvoir envoyer des tomes 4 à qui le demanderait (ou kazi), j'ai tenté ma chance (niarf, niarf) et j'ai reçu le mien. (avec le carnet, et tout et tout).
(mon rapport à la maxitude valait bien cette longue introduction).

Par où commencer ? (ça fait vingt minutes que j'essaie d'écrire cette chronique et que je préfère éplucher la page facebook, le livret bonus, la page A3 publicitaire. Gravement atteinte, avez-vous dit ?)
Je vous le faire à la fin, mais je vais citer Le monde des Ados maintenant, parce que je suis absolument d'accord avec cette phrase : 

"Trois raisons de lire la série:
1 -pour la musique
2 - pour l'humour
3 - pour Maxime !"

1/La musique

Personnellement, j'ai plus été éduquée à la chanson française qu'au rock. Du coup, Franz Ferdinand, Gorillaz, MGMT, The Pixies, The White Stripes, tout ça, je ne connaissais pas du tout. Heureusement, le destin a mis Maxime Mainard et son cult(ur)e du rock sur mon chemin. J'ai donc légèrement amélioré ma culture musicale, tout en retrouvant avec bonheur quelques titres de Polnareff. Des titres cultes et des morceaux inconnus (askip') sont disséminés tout au long des romans. Et répertoriés à la fin. Et dans le tome 3, vous avez droit à un test de personnalité à base de rock. Et dans le tome 4, il y a carrément trois playlist.
(et tout ça disponible sur Deezer et Spotify)

Mais comme le rock ne fait pas tout (sisi, je vous assure), d'autres musiques côtoient Metric et Shaka Ponk. Car contrairement à ce qu'il pourrait penser (hin, hin), Max n'est pas l'unique personnage de la série, et d'autres gravitent autour de lui. A ma relecture du tome 1, j'ai donc découvert, extatique, que la musique que j'aime (aka La Rue Kétanou et Les Ogres de Barback, notamment) est aussi mentionnée, via Pika/Natacha. Mais on retrouve aussi du jazz (via tonton/Christian/Chris/Encyclopédie Vivante de la Musique/du Rock), et de la chanson française (via un peu tout le monde). Et du disco. Et de la musique commerciale, dûment critiquée.
Bref, une belle diversité. Et si vous ne connaissez rien... non, c'est impossible.

2/L'humour

Je ne compte plus le nombre de fois où on m'a regardé bizarrement parce que j'ai explosé de rire dans les transports en commun. Vous voyez, quand vous vous retenez de rire mais que vous semblez assis.e sur une chaise électrique tant vous êtes plié.e en deux ? Ben voilà. 
Au fil des quatre tomes, vous rirez forcément, quel que soit votre humour. Car il y a autant de situations clownesques (mentions spéciales aux écouteurs, dans le RER, face à la prof de français, au chat Hector ("obèse et alcoolique"), à Laszlo Carreidas qui répare le chauffe-eau de Maxime travesti), de l'humour caustique et des sarcasmes (alias Maxime, Alice et Stéphane), de l'humour débile (alias Kevlon et le chiligone carne). Je n'ai pas cité Djoul' et Christian, mais ils ont aussi leur place.

Ah oui! On relèvera aussi les notes de bas de page où Maxime "maltraite grossièrement ses lecteurs" (sic). A savoir une adresse directe au lecteur, à la prof d'histoire, de français, à la femme de ménage. Toujours des commentaires personnels de son altesse sérénissime sur des citations, des situations, voire des astuces -la liste des Dix commandements à l'usage de ceux qui refusent de s'ennuyer dans un hyper. Bref, un truc phénoménal.

3/Maxime

Si je rencontre un Tag débile avec la question "quel personnage voudrais-tu épouser ?", il est probable que je penserai à Maxime -notez bien que ce n'est pas ce que je répondrais, je suis pas folle non plus**.

Je vous ai déjà dit que Max aimait le rock et l'humour. Mais dans le désordre, il aime aussi (comprendre: dans la série, on parle aussi de:) les romans policiers, l'anglais (alias paroles de rock et Agatha Christie), l'économie (sisi), la cuisine (expérimentale, comme le dit si bien le prospectus), sa sœur (mine de rien), mater des films d'horreurs avec sa sista' (la fausse, aka Alex), la brioche, les crêpes de sa grand-mère (Mamie Lisette, personnage important), le chat Hector, Ta'Cha, se mettre dans des galères pas possibles (préférablement avec ses potes Alex et Kévin). Il n'aime pas: le Vaste Monde, la musique commerciale, les cerises Montmorency, se faire arrêter par des policier alors qu'il s'apprêtait à prendre l'eurostar avec sa bien-aimé susdite (alias, vous verrez bien dans le tome 2).
Bon, cette description est partie en sucette, mais au moins vous ciblez le personnage (c'est le cas de le dire -pardon). En gros, c'est un personnage on ne peu plus complet, drôle, (insolent), touchant, qui sait se remettre en question et se prendre en main (sisi). C'est un personnage génial, absolument jubilatoire, avec une répartie de guedin (dixit).

Sauf que Maxime n'est pas le seul personnage de la série (à vrai dire, il y en a une flopée), et qu'ils sont tous aussi délirants, et en même temps crédibles, que lui. De Natacha, fière et écolo à Kévin, "le garçon le plus sévèrement touché par l'acné de tout Villejuif" (aka Don Diego, il faut lire le tome 1 pour comprendre la référence), en passant par le tonton dépressif et accro aux joints et le télétubbies glam-rock arménien (Julius Bogossian, pour vous servir), sans oublier le flic hyper strict (Stéphane/Laszlo Carreidas), tout un monde est réuni dans cette série, pour vous servir.

C'est simple: vous ne pourrez pas ne pas vous attacher.

4/ Le reste 

(ah, vous ne l'aviez pas vu venir celle-là, hein ! J'adore vous impressionner.)***
Ce sera plus rapide, promis.

Anne Percin a donc une plume fabuleuse. Qui rend absolument compte de la réalité, y compris dans le vocabulaire des ados. Une plume très rapide, et qui vous laisse complètement accro à la série (quatre tomes lus en cinq jours). Que vous dire d'autre ?
Il y a des références de tous les côtés, dans la littérature française comme dans la musique, les sites internet, les magazines 9-12 ans. (oui oui). Un mélange des sources complètement hétéroclite qui, encore une fois, rend tout à fait compte de la réalité.

Bon, au cas où vous n'auriez pas encore compris (et où vous seriez parvenus jusque là): lisez cette série. Vos abdos vous remercieront.




**Par contre, je répondrais peut-être Stéphane Rousset. Parce que je l'aime beaucoup. Et parce que, partant de la description sur la plage dans le tome 4, je peux supposer qu'il est taillé comme un dieu.
***Reprise tout a fait assumée du prospectus publicitaire (oui, encore lui).

Tome 1 : Comment (bien) rater ses vacances
Tome 2 : Comment (bien) gérer sa love story
Tome 3 : Comment devenir une rock star (ou pas)
Tome 4 : Comment maximiser (enfin) ses vacances

14 mai 2017

Lecture: Quatre Soeurs

Malika Ferdjoukh
L'Ecole des loisirs
610 pages
19,80 €
Famille, Amitiés, Amours, Humour


[Quatrième de couverture]
Comme les Trois Mousquetaires étaient quatre, les Quatre Sœurs Verdelaine sont cinq. Il y a les plus jeunes, celles qui,chacune, donnent son titre à une partie de ce livre:
   Enid, 9ans, se dévoue à la protection des pensionnaires du grand sycomore du jardin, Blitz l'écureil et Swift la chauve-souris, et discute à l'occasion avec son ami Gnome de la chasse d'eau.
   Hortense,11ans, passe le plus clair de son temps à lire,à tenir son journal et à se demander ce qu'elle va faire comme métier. Chirurgienne? Comédienne? Architecte?
   Bettina, 14ans, fait sa bêcheuse dans la salle de bains, se shoote aux 218 épisodes de la série Cooper Lane et enquiquine le reste du monde.
   Geneviève, 16ans, prend des cours de boxe thaïe tandis que les autres la croient occupée à baby-sitter.
   Mais il y aussi Charlie, l'aînée, 23 ans, qui s'occupe de tout: bricoler, cuisiner, travailler dans un labo, aimer Basile, tirer le diable par la queue et tenter d'élever ses cadettes depuis la mort des parents.
   Tout ce petit monde habite la Vill'Hervé, une grande maison au bout de la lande, au bord du bord de la falaise, pleine de recoins, de mystère, d'hôtes de passage et de panne de Madame Chaudière. Il essaie de vivre (ça marche), il essaie d'aimer (bof, bof...), il essaie d'affronter les épreuves (tout est toujours à recommencer) et il essaie d'en rire ( à tous les coups l'on gagne).


C'est BiblioZoé, avec sa vidéo sur ses trois romans jeunesse préférés, qui m'a convaincue de lire Quatre Soeurs. J'ai saisi l'opportunité de rencontrer l'auteure lors du Salon du Livre pour l'acheter en intégrale (et me le faire dédicacer).

Dans cette géniale série, on suit tour à tour les cinq sœurs de la famille Verdelaine, toutes aussi attachantes les unes que les autres. Même si chaque tome est dédié à une fille, on suit au sein de ces tomes tour à tour toutes les filles, et parfois même en même temps. Mon tome préféré est le dernier, celui de Geneviève, peut-être parce qu'il est plus gros ;) et certainement car c'est le plus positif des quatre.

Il y a beaucoup, beaucoup de personnages, chacune des filles ayant son/ses ami.e.s, son/ses amoureux, ses profs... Si tous ce ne sont pas approfondis (difficiles avec un si grand nombre), ils ont tous une personnalité esquissée.

En fait, Quatre Sœurs, c'est un peu l'histoire de la vie (non, je n'ai pas cité Le roi lion, ce n'est pas ce que vous croyez x) ): on rit, on pleure (un peu), on râle (avec les personnages, pas contre le bouquin ^^)... Et on découvre mille et une aventures qui pourraient, en fait, très bien nous arriver.
Quatre Sœurs est une série un peu farfelue, mais toujours très drôle. Les filles (et les autres) n'ont pas leur langue dans leur poche, et ça donne parfois lieu à des situations... abracadabrantes ^^

J'ai adoré cette série, je vous la recommande chaudement !


7 avr. 2017

Lecture : Je suis ton soleil

Marie Pavlenko
Flammarion Jeunesse
466 pages
17,50 €
Amitié, Amour, Adolescence, Famille


Quatrième de couverture :

Déborah démarre son année de terminale sans une paire de chaussures, rapport à Isidore le chien-clochard qui s'acharne à les dévorer. Mais ce n'est pas le pire, non.

Le pire, est-ce sa mère qui se met à découper frénétiquement des magazines ou son père au bras d'une inconnue aux longs cheveux bouclés ?

Le bac est en ligne de mire, et il va falloir de l'aide, des amis, du courage et beaucoup d'humour à Déborah pour percer les nuages, comme un soleil.



Vous avez déjà eu envie de relire un livre immédiatement après l'avoir refermé, juste pour repérer d'autres citations (dans tous les sens du terme), d'autres expressions (#ThéorèmeDeLaScoumoune), d'autres détails qui vous aurait échappé ?
C'avait été le cas quand j'avais le lu Harry Potter, à huit ans. Et deux ou trois autres fois, depuis.
Laissez moi quelques heures, je le re-finis et je reviens.


(bon, en fait j'ai trop la tête en vrac et l'envie de vous en parler pour y retourner tout de suite.)


(Alors! Par où commencer ? )
Par le plus facile : je suis amoureuse de cette couverture (elle briiiiiiiiille !!!).
Et par le plus évident: les titres de chapitres, géniaux, dans tous les sens du terme. Comment vous dire que quand j'ai reconnu Brel... puis Barbara... puis Brassens... j'ai cru que mon petit cœur allait exploser devant tant de parfait. (la dernière page est consacrée à mentionner tou.te.s les chansons/ poèmes/ autres textes qui ont été repris dans ces titres)

(Ensuite ? Allez, on met en marche son cerveau, on ferme sa bouche et on se sort de cette hébétude béate.)
Il y a énormément d'humour. Pas juste deux, trois phrases toutes les deux, trois pages qui vous font sourire. Quand je dis "énormément d'humour", cela sous-entend que j'ai pleuré de rire pendant dix minutes au chapitre 22, comme cela ne m'était jamais arrivé (quand je dis qu'il faut que je relise ce bouquin). Déborah a une réparti absolument jubilatoire, Jamal des répliques désopilantes et Victor des idées fantastiques. Et il faut bien l'avouer, parfois nous rions aux dépens de notre chère Déborah (dialogue culte : "-Oh la la, ça va, c'est pas comme si elle t'avait lancé sa petite culotte. -Tu-ne-viens-pas-de-dire-ça ! je hurle." (ouais, bon, en fait sorti de son contexte c'est pas si pliant. Mais je vous assure que, remis dans le livre, c'est "à s'tap' ", comme dirait mon grand-père. C'est pour ça que vous devez le lire. Hin, hin, hin ))

(Aller, continue, c'est bien ! Non, on ne s'arrête pas sur cette promotion de Shaman en ligne.)
Déborah est un personnage prodigieux. 17 ans, bien dans ses baskets, une meilleure amie pétillante -bon ok, ça ne rentre peut-être pas dans les attributions de Déborah- de la répartie, de l'humour, du courage, des défauts, la poisse.  C'est une fille dont on a envie de se faire une amie, parce que... parce que... on la comprend, elle nous fait rire, on est très proche d'elle pendant tout le livre et pendant toute cette année de terminale.

J'ai adoré le style de Marie Pavlenko. Là, actuellement, (après avoir relu Je suis ton soleil), je n'ai qu'une envie: me plonger dans La mort est une femme comme les autres (hélas, M. Montaigne m'attend...). Elle a un style très vif, très addictif (il faut dire qu'on juste énormément envie de savoir ce qui va arriver à Déborah), et, encore une fois, très, très drôle (non, je ne case pas le point "humour" à tous les paragraphes, c'est absolument faux...). Elle déborde d'inventivité (je ne me lasse pas du théorème de la scoumoune, ni du spaghetti d'or -ami.e.s, si j'emploie ces expressions au lycée, ne paniquez pas) et de bonnes idées (je vais me mettre à acheter des carnets encore plus compulsivement, ça m'évitera de mettre des post-it partout).

Bon, je crois que c'est tout. Enfin, non pas tout bien sûr: je ne vous ai pas dit qu'on passe du (fou) rire aux (presque) larmes, que le livre se lit en deux jours (et encore, seulement si vous avez des impératifs à côté), que les références littéraires coulent à flot, que maintenant j'ai envie de lire Les Misérables et Les Chants de Maldoror... qu'il faut le lire à tout prix ? que j'ai trop envie de manger des coquillettes (je vous assure qu'il y a un rapport!) ? 

(que je suis désolée pour les commentaires en live de mon cerveau ? et pour l'usage abusif de parenthèses dans cet article ? )


26 mars 2017

Lecture: Audrey Retrouvée




Sophie Kinsella
Pocket Jeunesse
298 pages
17,50 €
Maladie, Amour, Humour


[Quatrième de couverture]
Audrey a 14 ans. Elle souffre de troubles anxieux. Elle vit cachée derrière ses lunettes noires, recluse dans la maison de ses parents à Londres.
Ça, c'était avant.
Avant que Dr Sarah, son psychiatre, lui demande de tourner un film sur sa famille, pour voir la vie d'un œil nouveau : celui de la caméra.
Avant que Linus, un copain de son frère, débarque. Avec son grand sourire et eses drôles de petits mots griffonnés sur le coin d'une feuille, il va pousser Audrey à sortir. Et à redécouvrir le monde...


Vous avez entendu parlé de ce livre. Très certainement. A moins que vous ne suiviez aucun blog ou chaîne booktube au printemps précédent. Car ce livre a fait un carton. Donc quand je l'ai vu au Salon du livre (compte rendu à venir), je n'ai pas pu résister et je l'ai dévoré en quelques heures.
Audrey est donc une jeune fille de 14n ans qui souffre de troubles anxieux, plus précisément d'agoraphobie. Ces troubles sont survenus après un épisode de harcèlement scolaire, qui n'est pas évoqué précisément dans le livre. Elle possède un sens de l'humour à toute épreuve, et une solide envie de vivre. On a envie de la prendre par la main, de l'aider, de la comprendre et de l'encourager; elle est extrêmement touchante.
Ce livre est une pépite pour muscler ses abdos. Il y a peu de livre qui arrivent vraiment à me faire rire (le plus souvent j'ai juste un grand sourire), mais celui-là m'a fait exploser de rire et pouffer à n'en plus finir (en plein dans le métro, oui oui). Cependant, cet effet s'estompe un peu dans le dernier tiers du livre (le livre est toujours très drôle, mais un peu moins). C'est un livre très, très addictif.
Je veux souligner une idée formidable de l'auteure: le fait de nous avoir donné la transcription du film d'Audrey... qui est vraiment épique. Rien que pour cette transcription, vous devez lire ce livre; c'est très visuel, c'est très comique et en même temps on a un tendre portrait de la famille d'Audrey.
Parlons-en de sa famille! Elle est extra-ordinaire, et en voit de toutes les couleurs. Légèrement caricaturale, elle est néanmoins très attachante. Elle fait face bravement aux difficultés, mais se laisse parfois, comment dire, submergée (cette famille est géniale. oui, même toi Félix).
Linus est formidable: il fait tout ce que nous voudrions faire (à savoir : rassurer Audrey, et l'exhorter à sortir petit à petit de sa bulle) avec douceur et tact. Bref, il est adorable.
Enfin, un petit mot sur la couverture: elle est sensationnelle. Vous voyez tout le peps (j'assume totalement d'utiliser ce mot) qui s'en dégage ? Eh bien, c'est tout à fait celui qu'on retrouve dans le roman.

Vous l'avez compris, si vous me demandez "dois-je lire Audrey Retrouvée ?", je vous répondrais... avec un grand OUI !

1 nov. 2016

Lecture: Pourquoi j'ai mangé mon père

Couverture : Pourquoi j'ai mangé mon père


Roy Lewis
Pocket
183 pages
Préhistoire, Humour, Famille

[Quatrième de couverture]
Faites la connaissance d'une famille préhistorique: Edouard, le père, génial inventeur qui va changer la face du monde en ramenant le feu; Vania, l'oncle réac, ennemi du progrès; Ernest, le narrateur, un tantinet benêt; Edwige, Griselda et autres ravissantes donzelles... Ces êtres délicieux font le tour du monde autour du feu en dégustant des os à moelle. Regardez-les découvrir l'amour, s'essayer à la drague, se battre avec l'évolution...
Situations rocambolesques, personnages hilarants d'un monde où l'homme est pourtant déjà homme: batailleur, jaloux, ingrat et aussi rétrograde. Un miroir à consulter souvent. Pour rire et réfléchir.


J'avais envie depuis très longtemps de lire ce livre (j'ai l'impression de dire ça à chacune de mes chroniques x) ), du coup je n'ai pas hésité lorsque je l'ai trouvé à la faveur d'un vide-grenier.
Dès le début, on rit. Et c'est le cas tout au long du livre. Les personnages emploient des mots, des expressions voire des langues qu'ils ne sont pas sensés connaître (la devise de l'oncle: "back to the trees" x) ), créant un effet de surprise chez le lecteur (qui entraîne le rire ;) ).
Les personnages sont extraordinaires. Même s'ils sont secondaires, chacun d'eux a une personnalité bien campée et un domaine dans lequel il se spécialise (la chasse, l'art, l'élevage, la philo). Ils sont terriblement modernes et d'autant plus cocasses, car ils contrastent avec leur condition.
L'histoire nous emmène, en partant de la "découverte" du feu, jusqu'à la mort du père, où on apprend donc pourquoi il a été mangé. Le narrateur est donc Ernest, jeune homme d'une quinzaine d'année, qui a beaucoup de réflexions et ne s'en cache pas. Il nous décrit aussi la condition "misérable" dans laquelle sa horde vivait avant le domestication du feu.
Le parallèle avec le présent est facile: on identifie rapidement ceux "de gauche" et "de droite", avec leurs idées communément critiquées.
Bref, Roy Lewis nous livre ici un roman désopilant, facile et rapide à lire.


11 sept. 2016

Lecture: Assassination Classroom [tomes 1 à 13]

Couverture de Assassination Classroom, Tome 1




Yusei Matsui

Kana
Collège, Humour, Assassinat

Au collège de Kunigigaoka, il y a une classe un peu spéciale. La classe E, dites "des épaves", rassemble tous les élèves dont les notes sont trop basses ou qui ont enfreint le rélgement intérieur de l'école. Ces élèves, qui ont cours dans la vieille école (bâtiment délabré), sont constamment humiliés par les autres étudiants.
Mais à leur rentrée de 3e, la classe E a une drôle de surprise: le ministre de la défense en personne les attend, accompagné d'une sorte de poulpe qui sourit de toutes ses dents. On leur explique alors que ce monstre, qui vient de détruire partiellement la Lune, a prévu de faire exploser la Terre après une année d'enseignement. C'est leur classe qui a été choisie, les élèves ont donc un an pour tuer leur professeur...


-Chronique rédigée pendant les vacances de printemps 2016-
J'ai vraiment beaucoup aimé ce manga. Ça faisait longtemps que j'entendais mes amis otakus en parler (cf "dico" pour le vocab :) ), et j'étais vraiment contente de voir que c'était un des premiers mangas que je devais lire.
Le premier bon point va bien sûr à l'originalité: des collégiens qui doivent assassiner leur prof, ce n'est pas commun!On pourrait croire que ce n'est pas très crédible, alors qu'en fait on adhère totalement à l'histoire. Le deuxième point positif, c'est l'humour. Il est constamment présent, parfois absurde (le prof donne des techniques aux élèves pour le tuer), parfois potache. Enfin, j'ai beaucoup apprécié les personnages: le prof bien sûr, qui est néanmoins très sympathique, mais aussi les élèves qui sont très attachants. Même si certains d'eux restent secondaires, je pense qu'on les découvrira dans les tomes suivants car certains se sont dévoilés récemment.
Au niveau du graphisme, il est assez basique tout en restant agréable.
Bref, AC est un manga vraiment sympa, que je vous recommande fortement.
Tome 12: Un très bon tome, où j'ai bien ri et où nos héros connaissent quelques revers :) Je l'ai lu très rapidement car j'étais très impatiente :)
Tome 13: Un 13e tome tout aussi bien que les précédents. Pas de personnage particulièrement approfondi ici, mais des péripéties intéressantes.

2 sept. 2016

Lecture: One-Punch Man [tomes 1 à 4]

Couverture de One Punch-Man, tome 1



One et Yusuke Murata
Kurokawa
Super-héros, Action, Monstres, Humour

(il vient de Booknode)
Saitama est un jeune homme sans emploi et sans réelle perspective d'avenir, jusqu'au jour ou il décide de prendre sa vie en main. Son nouvel objectif : devenir un super-héros. Il s'entraîne alors sans relâche pendant trois ans et devient si puissant qu'il est capable d'éliminer ses adversaires d'un seul coup de poing. On le surnomme désormais One-Punch Man. Mais rapidement, l'euphorie du succès cède place à l'ennui, car lorsqu'on est si fort, les victoires perdent de leur saveur...


OPM est un autre manga que mes amies m'avaient conseillé (à vrai dire, c'était le suivant sur la-liste-des-mangas-à-lire). 
On suit donc les aventures de Saitama, super-héros par "passe-temps", qui vient à bout des monstres les plus puissants d'un seul coup de poing. Saitama et son élève (auto-proclamé) Genos sont les personnages principaux  du manga mais ils ne sont pas particulièrement attachants. En fait, le manga se lit si rapidement (quinze minutes pour un tome, c'est un manga de bagarre en même temps) que l'on a pas le temps de s'y attacher ou de développer les (rares) personnages secondaires.
Le gros point positif de ce manga, c'est son humour absurde. Les blagues et propos sont décalés, hors-contexte. Bien sûr, la parodie du shônen classique est très réussie.
Bref, One-Punch Man est un manga de bagarre drôle et parodique, mais pas extraordinaire.
[update du 26/10: Tome 4] J'ai retrouvé Saitama avec plaisir; j'ai eu l'impression que ce personnage était un peu plus développé. A nouveau, blagues absurdes et combats rapides. J'ai beaucoup apprécié ma lecture, qui relève un peu mon point de vue sur ce manga :)


27 août 2016

Lecture: Ne ramenez JAMAIS une fille du futur chez vous

Couverture de Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous


Nathalie Stragier
Syros
426 pages
16,90 €
Amitié, Voyages temporels, Comédie, Vie quotidienne


(il vient de Booknode)
Andrea est une lycéenne sans histoire, préparant son voyage d’été avec son meilleur ami quand tout bascule. Elle rencontre en effet Pénélope, une fille totalement paniquée, persuadée de venir du futur et pour qui l’année 2019 est celle de la fin du Moyen âge, une époque barbare et dangereuse. Et lorsque Andrea la ramène chez elle, c’est véritablement le début des ennuis…


J'avais miraculeusement trouvé ce livre dans une brocante à Pâques dernier. Depuis, j'avais toujours eu des choses plus urgentes à lire. Pour en finir, je l'avais mis sur la liste du challenge de l'été et du challenge Les couleurs de l'été; quand j'ai vu que ce WE serait celui du WE à 1 000, je m'en suis emparé.
On suit donc l'histoire d'Andrea, au point de vue interne. Quand j'ai vu qu'elle avait seize ans et qu'elle était végétarienne, j'ai pensé "parfait, exactement comme moi". Bon évidemment, ça n'a pas duré. Mais ces deux petits éléments ont fait que je l'ai tout de suite appréciée. Pourtant, après-coup, j'ai l'impression que c'est un personnage peu approfondi. Pénélope a été éduqué dans un monde très spécial (je ne dirais pas lequel bien sûr, ce serait un gros spoil), et elle voit tout par le prisme de son enfance. Elle prend les gens de notre époque (même si l'histoire se déroule en 2019) pour des demeurés, se pense éminemment supérieure. Ce n'est pas un personnage très agréable, mais au fil du roman elle prend d'avantage contact avec le "présent" et devient plus humaine et, forcément, plus agréable.
J'ai beaucoup aimé l'intrigue. C'était aussi intéressant de voir les différences des voyages dans le temps avec la série Time Riders, que j'ai terminée la semaine passée. La version du futur de cette auteure était très intéressante et, finalement, pas plus ridicule qu'une autre. Quant à l'histoire en elle-même, elle était assez drôle et rocambolesque, presque un peu trop parfois. 
Bref, après cette critique décousue, voilà ce que vous devez retenir: Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous est un (gros) roman assez drôle, très intéressant et qui se lit assez vite.


 




8 juin 2016

Lecture: Magi, The Labyrinth of magic [tomes 1 à 15]

Couverture de Magi : The Labyrinth of Magic, Tome 1



Shinobu Ohtaka
Kurokawa
Aventure, Magie, Shônen
 

Aladin est un garçon d'une dizaine d'années assez étrange: en effet, il porte perpétuellement sa flûte autour du cou, expliquant qu'elle abrite son meilleur ami "Ugo". Il va rencontrer Ali Baba, jeune marchand, qui va déceler le potentiel magique d'Aladin et l'entraîner explorer un labyrinthe, un des ces lieux magiques qui vous couvrent de richesses et de gloire.


J'ai lu ce manga après plusieurs romans, et pour replonger dans les genre, c'était parfait.
Magi est l'histoire de trois personnages: Aladin, Ali Baba et Morgiane, que l'on rencontre plus tard. Oubliez tout de suite les personnages de contes et légendes: ils n'ont que les prénoms des héros, et pas (encore) d'exploits à leur actif. Ce sont trois personnages auxquels on ne peut que s'attacher, et dont on découvre le passé au fur et à mesure des tomes (qui passent très vite).
Aladin est jeune et ingénu, comme s'il découvrait le monde à dix ans, mais ses questions permettent une double énonciation (le fait d'informer le lecteur par le biais du personnage) très efficace. Grâce à lui, on apprend rapidement plein d'éléments sur ce monde inspiré de l'orient et où la magie est très présente.
Ali Baba est un jeune homme (dix-huit ans) qui peut, au début, paraître désagréable. En fait, on s'y attache très vite. Il est très protecteur vis-à-vis d'Aladin; il est courageux et touchant, à partir du moment où on connait son passé.
Morgiane est une adolescente (quatorze ans) originaire d'un peuple réduit en esclavage. Etant elle-même esclave, elle fait la connaissance d'Aladin et d'Ali Baba sur un marché. C'est aussi une jeune fille touchante par sa fragilité (psychologique, elle a une forme physique phénoménale), qui tente de se trouver un passé et une histoire.
Le manga regorge aussi de nombreux personnages secondaires et tertiaires, qui sont comme les personnages principaux "faits" pour qu'on les aime/les déteste.
Un autre point très sympathique de ce manga, c'est l'humour. Il est rarement fin (particulièrement dans les bonus); ce sont surtout des gags très drôles.
Sinon, j'ai beaucoup apprécié l'histoire. Je ne suis pas experte mais je ne pense pas qu'un univers oriental comme celui de Magi soit très courant dans les mangas. Cet univers est très développé, dans tous les domaines: on nous présente une faune particulière, une géographie qui pourrait être semblable à la nôtre (par exemple, la Mongolie est citée, on devine la forme de l'Inde sur une carte), mais qui finalement mais qui finalement est propre au manga. L'histoire est très intéressante, sorte de quête initiatique mêlée à de l'aventure et de la lutte pour les droits humains.
Finalement, j'ai donc beaucoup apprécié ce manga, original et savamment construit, et je vous le conseille fortement.