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15 oct. 2017

Lecture: David Bowie n'est pas mort

Couverture du livre : David Bowie n'est pas mort
Sonia David
Robert Laffont
173 pages
17 €
Deuil, Famille, Musique, Enfance

[Quatrième de couverture]

"Ma mère est morte. Mon père est mort. David Bowie est mort. Ce ne sont pas uniquement de mauvaises nouvelles."

À un an d'intervalle, Anne, Hélène et Émilie perdent leur mère, puis leur père. Entre les deux, David Bowie lui aussi disparaît. Dans l'enfance d'Hélène, la " soeur du milieu ", le chanteur a eu une importance toute particulière, dont le souvenir soudain ressurgit. Alors, elle commence à raconter... Sur les thèmes inépuisables de la force et de la complexité des liens familiaux, de la place de chaque enfant dans sa fratrie, voici un roman d'une déconcertante et magnifique sincérité.

Tout d'abord, merci à Price Minister pour les #MRL2017, les Matchs de la Rentrée Littéraire auxquels, une fois de plus, j'avais participé (retrouvez ma chronique de 2016 ici et de 2017 ici).
Cette année, le choix du roman a été moins évident, je n'avais entendu parlé de presque qu'aucun d'entre eux. J'ai donc parcouru rapidement les chroniques des livres mis en jeu... un peu trop rapidement, peut-être, puisque à la réception de David Bowie n'est pas mort, la chronique me donnait moins envie ^^'.

J'ai commencé ce roman sans grand enthousiasme. D'ailleurs, au bout de quelques pages, j'ai arrêté ma lecture: le style m'incommodait trop. En effet, ce livre est divisé en trois parties, mais il n'y a pas de chapitres dans ces parties, uniquement des paragraphes. Cela, plus le style très rapide, aux phrases à rallonge, (style qui me plaît parfois, mais ici il était étouffant) donnait un livre où on se sentait rapidement submergé·e.
Je me suis habituée au fur et à mesure à ce style particulier, mais il m'a pesé jusqu'au bout.

La chronologie m'a aussi perturbée. Hélène nous raconte le "premier jour", celui où elle perd sa mère, puis le "deuxième jour" où elle perd son père, et enfin le "troisième jour", quand meurt David Bowie. Sauf que le "troisième jour" s'est passé avant le "deuxième jour", et il y a pas mal de gymnastique mentale à faire pour tout remettre dans l'ordre.

Un bon point, quand même : les relations familiales. Alors étant fille unique, je ne peux pas vraiment juger, mais il m'a semblé que ces relations, et particulièrement celles de la fratrie, étaient vraiment bien dépeintes. On a toutes les ambiguïtés, les "je t'aime mais te déteste" ou "je te hais mais je t'aime", tous les aléas qui sont présent·e·s.

Que dire du reste ? L'histoire, eh bien, c'est l'histoire de la vie; les personnages sont également très réalistes et très développés; le roman ne se lit pas très vite.

Je n'ai pas totalement accroché avec ce roman, mais je pense qu'il peut vraiment plaire. Alors s'il vous tente, lancez-vous !

27 sept. 2017

Lecture: Le temps des miracles

Couverture de Le Temps des Miracles


Anne-Laure Bondoux
Bayard Jeunesse
MilléZime
250 pages
11,90 €
Exil, enfance, récit


[Quatrième de couverture]
Lorsque les douaniers m'ont trouvé, tapi au fond d'un camion à la frontière française, j'avais douze ans et j'étais seul. Je n'arrêtais pas de répéter "jemapèlblèzfortunéjesuicitoyendelarépubliquedefrancecélapurvérité".
Je ne savais pas que mon passeport était trafiqué, et en dehors de ces quelques mots, je ne parlais que le russe. Je ne pouvais pas expliquer comment j'étais venu du Caucase jusqu'ici, dans le pays des droits de l'homme et de Charles Baudelaire.
Surtout, j'avais perdu Gloria. Gloria Bohème, qui s'était occupée de moi depuis que ma mère avait disparu. Avec elle, j'avais vécu libre, malgré la guerre, malgré les frontières, malgré la misère et la peur. Elle me manquait terriblement, mais j'ai toujours gardé l'espoir de retrouver cette femme au cœur immense, qui avait le don d'enchanter ma vie.



Si vous suivez un tant soit peu la rentrée littéraire jeunesse, vous aurez forcément remarqué d'Anne-Laure Bondoux sort un nouveau roman, "L'aube sera grandiose", dont les critiques sont dithyrambiques . Frustrée de ne pas pouvoir le lire, j'avais grandement envie de me replonger dans l'univers de l'autrice, par exemple en relisant Tant que nous sommes vivants, qui avait été un coup de  cœur. Mais à la médiathèque, j'ai opté pour un roman qui m'était encore inconnu: Le Temps des Miracles.

Je crois que si je n'ai pas pleuré (pourtant, j'ai eu souvent les larmes aux yeux!) c'est uniquement parce que j'ai lu ce livre au lycée ou dans le bus. Car oui, il faut vous prévenir: ce roman va vous mettre le cœur en miettes, et souffler doucement dessus pour qu'elles s'éparpillent.
Avec sa plume magnifique, l'autrice nous ballote sur les chemins de l'exil, en compagnie de Koumaï, de Gloria, dans la misère du Caucase en guerre. Elle rend merveilleusement bien l'enfance, ses petites et grandes joies, ses ras-le-bol, et ce même dans la misère. Et ce qu'elle ne dit pas, elle nous le fait deviner...

Honnêtement, je ne vois pas quoi vous dire d'autre: ce roman est magnifique, bouleversant, absolument à lire; les personnages sont géniaux; le site dédié est formidable.
Lisez-le !


18 juin 2017

Lecture: L'enfant sauvage




T. C. Boyle
Le livre de poche
117 pages
5,10 €
Historique, Enfance, Education


1797. Dans une forêt du Languedoc, des chasseurs capturent un garçon errant, nu et hirsute, un « enfant sauvage », aussi dépourvu, semble-t-il, d’âme et de raison qu’une bête. Après avoir été exhibé tel un monstre de foire, il est finalement abandonné à son incurable sauvagerie. Seul le docteur Itard s'entête à croire que de cet « animal » il saura faire un homme. Des années durant, l'enfant, rebaptisé Victor, va subir l'apprentissage de la civilisation sous la férule de son maître.



J'ai pris ce livre un peu au hasard (enfin au hasard parmi les livres de français qu'il me faut lire avant une semaine), pour combler les quelques jours pendant lesquels je ne pourrai pas lire "L'attaque des Titans". "L'enfant sauvage" a assez mal fait son travail: je l'ai lu en quelques heures.

J'ai découvert ici une histoire dont je n'avais jamais entendu parler -ou juste très, très vaguement. Cette histoire est celle d'un garçon "sauvage", qui a miraculeusement survécu dans la forêt, sans aucun contact avec la société; société qui, une fois au courant de son existence, en fera un véritable phénomène et tentera de l'étudier, puis de l'éduquer.

Ce roman (récit historique ?) est très rapide et facile à lire, intéressant et plaisant.

Mais ce qui est vraiment instructif, c'est mener une réflexion autour de ce sujet (ce que j'ai toujours un peu de mal à faire, et je regrette qu'on a pas évoquer ce livre en cours, afin d'avoir l'éclairage de la prof et de pouvoir tisser plus de liens). Outre la curiosité un peu triviale et malséante des villageois, qui se pressent autour de "l'enfant sauvage", les théories de Rousseau et Voltaire sont évoquées (je rappelle que l'histoire prend place au XVIIIéme siècle). Le mythe du bon sauvage est-il justifié ? Est-ce la société qui corrompt l'homme ou est-ce qu'au contraire elle lui apporte bonheur et stabilité ?
Personne n'a vraiment la réponse à ces questions. Ce qu'on constate, c'est qu'ici peu de gens ont cherché à "comprendre" Victor; ceux qui l'ont approché ont à tout prix voulu faire de lui un être "civilisé", à le conformer aux normes de la société. Alors certes, c'était au XVIIIème siècle, et ces conceptions ont un peu évolué depuis; mais aujourd'hui, si un enfant sauvage était découvert, que se passerait-il ?
Voilà en gros les questions que m'ont fait me poser ce livre ^^ (que je vous conseille bien sûr).


11 juin 2017

Lecture: Le garçon qui volait des avions



Elise Fontenaille
Le Rouergue
DoAdo
60 pages
8 €
Liberté, Nature, Enfance, Poursuite

Colton Harris-Moore a déclaré la guerre aux flics lorsqu'il avait huit ans et depuis, il n'a cessé de les faire tourner en bourrique. Au début, il ne volait pas grand chose: pizzas, pots de glaces... Puis il est passés aux voitures et aux bateaux. Et lorsqu'il a eu seize ans, il a dérobé un avion et a passé plus de deux ans en cavale.
(histoire vraie).


[Chronique rédigée... il y a longtemps ^^']
Ce roman est extrêmement court et se lit donc très rapidement. Il est divisé en une dizaine de chapitres avec différents points de vue. A chaque début de chapitre, le décor est planté par un paragraphe centré en gras, comme des didascalies. Souvent, ce sont les personnages qui racontent (à la première personne donc) comme face à un journaliste; mais ce peut-être aussi une narration plus classique, à la troisième personne.
Les phrases sont courtes et le style, particulier, différent de celui du mini-roman "Les trois sœurs et le dictateur", par Elise Fontenaille aussi, et qui s'inspire également d'un fait "divers".
C'était un joli petit roman, qui se lit très vite et sui donne envie d'en savoir plus sur cette affaire.

4 juin 2017

Lire Autrement #5 : La Grande histoire du petit trait

Serge Bloch et autres
Sarbacane, Bachibouzouk, La station animation
15mn
Gratuit
Dessin, Poésie, Conte, Interactivité


[Obtenu sur le site]
Un enfant en promenade découvre un petit trait de rien du tout qui traîne sur le chemin.
Machinalement, il le met dans sa poche, l’oublie…
Mais le trait se manifeste : il est vivant !
C’est le début d’une longue aventure commune.
Le petit trait grandit avec l’enfant et devient son ami, il prend toutes sortes de formes, traduit la riche palette des émotions de la vie. C’est magique !
Et s’il lui en fait voir de toutes les couleurs, boude ou parfois se cache, il l’aide aussi, l’encourage, le sauve, le surprend et le fait rire.

La grande Histoire d'un petit Trait est un conte à dessiner, une ode au dessin.
Nous invitons les plus petits et les plus grands à prendre part aux multiples péripéties d’une amitié qui lie pour la vie un petit garçon à son trait rouge.


La grande histoire du petit trait est tout à la fois un livre, une application et un court-métrage. Pour ma part, je n'ai pu expérimenter que l'application :) 
On suit donc un petit garçon qui découvre un trait. Petit à petit, il va l'apprivoiser, et ce trait va l'accompagner tout au long de sa vie. 
J'ai beaucoup aimé cette application: les dessins simples de Serge Bloch mettent encore d'avantage de poésie dans l'histoire, et l’interactivité nous rend à la fois acteur et spectateur. C'est une histoire toute simple et très rapide, mais avec un joli message :)


(ou l'avis le plus rapide du monde)

14 mai 2017

Lecture: Quatre Soeurs

Malika Ferdjoukh
L'Ecole des loisirs
610 pages
19,80 €
Famille, Amitiés, Amours, Humour


[Quatrième de couverture]
Comme les Trois Mousquetaires étaient quatre, les Quatre Sœurs Verdelaine sont cinq. Il y a les plus jeunes, celles qui,chacune, donnent son titre à une partie de ce livre:
   Enid, 9ans, se dévoue à la protection des pensionnaires du grand sycomore du jardin, Blitz l'écureil et Swift la chauve-souris, et discute à l'occasion avec son ami Gnome de la chasse d'eau.
   Hortense,11ans, passe le plus clair de son temps à lire,à tenir son journal et à se demander ce qu'elle va faire comme métier. Chirurgienne? Comédienne? Architecte?
   Bettina, 14ans, fait sa bêcheuse dans la salle de bains, se shoote aux 218 épisodes de la série Cooper Lane et enquiquine le reste du monde.
   Geneviève, 16ans, prend des cours de boxe thaïe tandis que les autres la croient occupée à baby-sitter.
   Mais il y aussi Charlie, l'aînée, 23 ans, qui s'occupe de tout: bricoler, cuisiner, travailler dans un labo, aimer Basile, tirer le diable par la queue et tenter d'élever ses cadettes depuis la mort des parents.
   Tout ce petit monde habite la Vill'Hervé, une grande maison au bout de la lande, au bord du bord de la falaise, pleine de recoins, de mystère, d'hôtes de passage et de panne de Madame Chaudière. Il essaie de vivre (ça marche), il essaie d'aimer (bof, bof...), il essaie d'affronter les épreuves (tout est toujours à recommencer) et il essaie d'en rire ( à tous les coups l'on gagne).


C'est BiblioZoé, avec sa vidéo sur ses trois romans jeunesse préférés, qui m'a convaincue de lire Quatre Soeurs. J'ai saisi l'opportunité de rencontrer l'auteure lors du Salon du Livre pour l'acheter en intégrale (et me le faire dédicacer).

Dans cette géniale série, on suit tour à tour les cinq sœurs de la famille Verdelaine, toutes aussi attachantes les unes que les autres. Même si chaque tome est dédié à une fille, on suit au sein de ces tomes tour à tour toutes les filles, et parfois même en même temps. Mon tome préféré est le dernier, celui de Geneviève, peut-être parce qu'il est plus gros ;) et certainement car c'est le plus positif des quatre.

Il y a beaucoup, beaucoup de personnages, chacune des filles ayant son/ses ami.e.s, son/ses amoureux, ses profs... Si tous ce ne sont pas approfondis (difficiles avec un si grand nombre), ils ont tous une personnalité esquissée.

En fait, Quatre Sœurs, c'est un peu l'histoire de la vie (non, je n'ai pas cité Le roi lion, ce n'est pas ce que vous croyez x) ): on rit, on pleure (un peu), on râle (avec les personnages, pas contre le bouquin ^^)... Et on découvre mille et une aventures qui pourraient, en fait, très bien nous arriver.
Quatre Sœurs est une série un peu farfelue, mais toujours très drôle. Les filles (et les autres) n'ont pas leur langue dans leur poche, et ça donne parfois lieu à des situations... abracadabrantes ^^

J'ai adoré cette série, je vous la recommande chaudement !


30 avr. 2017

Lecture: Magnus




Sylvie Germain
Folio
263 pages
Quête de soi, Amnésie, Historique

[Quatrième de couverture]
"D'un homme à la mémoire lacunaire, longtemps plombée de mensonges puis gauchie par le temps, hantée d'incertitudes, et un jour soudainement portée à incandescence, quelle histoire peut-on écrire ?"
Franz-Georg, le héros de Magnus, est né avant la guerre en Allemagne. De son enfance, "il ne lui reste aucun souvenir, sa mémoire est aussi vide qu'au jour de sa naissance". Il lui faut tout réapprendre, ou plutôt désapprendre ce passé qu'on lui a inventé et dont le seul témoin est un jour en peluche à l'oreille roussie : Magnus.


"Magnus" est un roman que m'avait conseillé une amie pour le challenge 12 mois, 12 ami.e.s, 12 livres... et qu'une deuxième amie m'a offert pour mon anniversaire :) Je l'ai fini pendant le WE à 1 000.

"Magnus", c'est ce roman que vous ne trouvez pas exceptionnel au début... puis que vous appréciez... de plus en plus franchement... jusqu'à l'adorer. 

"Magnus" est un roman assez désarçonnant. D'abord par sa forme: les "chapitres" sont assez inégaux, et nommés de manière particulière: "Fragment 2" (celui qui débute le livre), "Séquence", "Notule", "Echo"...
Les "Fragments" nous racontent petit à petit la vie du héros, mais pas forcément dans un ordre chronologique. Souvent, ils décrivent une période de quelques mois, voire de quelques années.
Les "Notules" nous donnent des indications, éléments biographiques, historiques ou autres, nous éclairant sur une situation de le fiction. Certains sont des extraits de livres, et d'autres paraissent si réalistes qu'on se demandent si le roman ne se base pas sur des personnages réels (j'ai vérifié, en fait ce n'est pas le cas ;) ). 
Les "Séquences" sont généralement des extraits de fictions qui correspondent exactement (mais à un point incroyable) à la situation/le sentiment du fragment précédent.
Tous ces chapitres s'entrecroisent de manière totalement cohérente et unifiée.

"Magnus" est en fait le nom de la peluche, le seul lien qui rattache encore le héros à son enfance. Il le gardera toute sa vie, ou presque, jusqu'à ce qu'il parvienne à réellement aller de l'avant. Celui-ci est réellement attachant, aussi bien enfant qu'adulte. Il est perdu, tente toujours de fuir un passé qui le rattrape, ou au contraire va au-devant de lui. C'est un personnage particulier, fragile, mais aussi qui possède une certaine stabilité. (oui, effectivement, je n'arrive pas à le définir ^^')

La plume de Sylvie Germain est magnifique, précise, délicate et poétique (oui, tout ça).

En tous cas, Magnus est un roman magnifique (avec de splendides citations), que je ne peux que vous conseiller...



26 avr. 2017

Lecture: L'atlas d'Emeraude



John Stephens
Milan
441 pages
14,90 €
Aventure, Fantastique, Voyage dans le temps

[Quatrième de couverture]
Par une froide nuit de Noël, trois enfants doivent fuir des forces maléfiques qui les arrachent à leur vie, à leur maison, à leur parent...
Dix ans plus tard, Kate, Michael et Emma sont envoyés dans un étrange orphelinat: le manoir du docteur Pym. Ils y découvrent un livre aux mistérieux pouvoirs, l'Atlas d'emmeraude, et comprennent que ce livre peut les aider à retrouver leurs parents.
Mais pour sauver leur famille, ils devront affronter la terrible Contesse et son armé de Hurleurs...
[Chronique rédigée en mai 2016]

J'ai acheté ce roman il y a un bout de temps, lors d'une brocante. J'étais très contente de l'avoir pour seulement deux euros car j'en avais entendu parler il y a longtemps et il me faisait très envie. Et je n'ai pas été déçue.
J'ai beaucoup aimé notre petit trio, qui m'a rappelé par certains côtés les orphelins Baudelaire. Ils sont très touchants, débrouillards, intelligents mais en même temps très réalistes (=>ils n'ont pas que des qualités). J'ai adoré voir Michael et Emma se dévoiler au fur et à mesure.
L'histoire est complètement barrée mais dans le sens positif du terme. Bien sûr, nous détectons avant eux le côté magique de l'histoire puisque nous sommes prévenus qu'elle existe. J'ai aussi beaucoup aimé l'univers; mes créatures préférées sont les nains (Robbie ♥).
Le seul point négatif que je trouve à ce roman, c'est que certains mots étaient incongrus dans le contexte. On pourrait m'accuser d'être trop pointilleuse, ou de ne pas comprendre l'humour... Par exemple, le mot "shmilblick" est employé par les nains. Ce mot vient d'un jeu télévisé des années 80-90, et donc hors du monde et hors du temps où le nain l'emploit. Mais c'est quelque chose qui ne s'est produit que deux ou trois fois, donc ce n'est pas très grave.
Donc voilà, j'ai très hâte de lire les tomes suivants... j'espère qu'ils sont à la médiathèque !

11 janv. 2017

Lecture: Chanson douce




Leïla Slimani
Gallimard
NRF
226 pages
18 €
Meurtre, enfants, famille


(Quatrième de couverture)
Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d'un cabinet d'avocats, le couple se met à la recherche d'une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l'affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu'au drame.



Une fois encore, je suis quasi certaine que vous avez déjà entendu parlé de ce livre: en effet, c'est le prix Goncourt 2016. La semaine dernière, j'ai vu qu'Audrey (Le Souffle des mots) l'entamait, du coup je l'ai sorti de ma PAL :)
Dès les premières scènes, le drame est annoncé est décrit. Puis on remonte le temps jusqu'à l'entretien d'embauche de Louise, et la suit durant les mois suivants, parfois interrompu.e.s par le point de vue d'un personnage tertiaire.
J'avoue que je n'ai pas été conquise par ce choix. Je m'attendais d'avantage à une montée en puissance du malaise, pour aboutir au drame. Or, si certains fais étaient malaisants, je ne m'y suis pas retrouvée.
On suit donc le personnage de Louise. C'est un personnage étrange; bien sûr elle met mal à l'aise, on ne l'apprécie pas; elle a quelque chose de pathétique qui révulse. Mais je n'ai pas non plus apprécié les parents, trop légers et accros au travail.
Je ne sais pas trop que dire d'autre; je n'ai pas spécialement apprécié l'histoire, ni les personnages ni le style, en fait je ne vois vraiment rien à dire à propos de ce livre (ça fait trois jours que je l'ai terminé et je fais cette chronique seulement aujourd'hui).




6 déc. 2016

Lecture: Double Faute

Isabelle Pandazopoulos
Gallimard
Scripto
200 pages
9,90 €
Enfance, Education, Sport, Compétition, Mal-être
[Quatrième de couverture]
Depuis leur plus jeune âge, Ulysse et Ludovic sont entraînés par leur père pour devenir champions de tennis. À tout prix. Un jour, Ulysse craque et décide de tout arrêter. Dès lors, Ludo n'a plus le droit de perdre. Et tout vient séparer les deux frères. Jusqu'au drame...


J'ai reçu ce livre après un concours sur Booknode, et ayant appris que l'auteure dédicaçait au SLPJ je l'ai emporté avec moi. J'avais déjà lu La décision, qui m'avait complètement retournée, et Je l'ai juste embrassé, que j'avais bien aimé. Avec Double Faute, l'auteure me promettait une belle lecture.
Et effectivement, ça n'a pas loupé. J'ai commencé mon roman juste avant d'entrer en cours ce matin, j'ai lu discrètement pendant les deux heures, puis à la récré, pendant la pause de midi, et pendant mon cours d'espagnol -du moins jusqu'à ce que la prof me démasque.
Dès le début, on est happés par l'histoire. Dans le prologue, Ulysse a 18 ans. On retrouvera la suite de ce moment au dernier chapitre du livre.
J'ai adoré Ulysse. J'ai adoré l'histoire. J'ai adoré le style.
Ulysse est mal dans sa peau, toujours deuxième derrière son grand fort, ce formidable, beau et intelligent athlète. Après le drame, il perd tous ses repères, son foyer s'effondre, il change de vie. C'est un personnage très développé, et réaliste, qui m'a extrêmement touchée et dans lequel je me suis reconnue, de par ses hésitations, ses questions et ses doutes.
L'histoire... elle nous entraîne, ne nous laisse pas de répit, pour nous dire comment on en est arrivé là, ce qu'il s'est passé, pour qu'on comprenne.
Le style est lui aussi magique. J'ai totalement retrouvé cette manière caractéristique de coucher les penser des personnages sur le papier, ces longues phrases, suites de propositions qui ne se suivent pas, c'est haché, c'est exactement comme dans notre tête, ça fait vrai. J'ai épousé totalement le personnage d'Ulysse, et même quand je ne me reconnaissais pas en lui je le comprenais. Le style est complètement addictif; vous avez pu constater dans le début de ma chronique que je n'ai pas lâché le livre de la journée.
Je ne sais que dire d'autre pour vous montrer que Double faute est une plus qu'une excellente lecture: c'est un coup de cœur.


(le compte-rendu du SLPJ arrive!)