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12 nov. 2016

Lecture: Pavillon de femmes

Couverture : Pavillon de femmes


Pearl Buck
Le Livre de Poche
439 pages
6,50 €
Asie, Histoire de vie, Traditions



Dans la Chine d'autrefois, le seul rôle dévolu aux femmes de riches était celui d'épouse et de mère. Ce rôle, la fine et intelligente Ailien Wu ne le supporte plus. Pour y échapper, elle se servira très adroitement des traditions, celles-là mêmes qui l'avaient liée pendant si longtemps.Pavillon de femmes est le roman de Pearl Buck qui fait le mieux comprendre ce qu'était l'ancestrale Chine des grandes familles, mais c'est aussi tout le drame des rapports de l'homme et de la femme à chaque âge de la vie.


Voici le dernier livre que j'ai acheté dans une brocante en juillet, pour presque rien. Il y a longtemps, j'avais lu La mère, de la même auteure; et cet été j'avais envie de relire Pearl Buck, envie renforcée par les deux romans trouvés sur cette brocante -l'autre étant L'Exilée.
Comme je l'ai lu dans le cadre du WE à 1 000, je m'y suis pleinement consacrée et l'ai lu en moins de 24 heures. Mais je n'ai pas senti d'addictivité, voire j'ai fait quelques "pauses" avec la tablette. Si j'ai apprécié ma lecture, ni les personnages ni le style de l'auteure ne m'ont particulièrement plu.
On suit tout au long du roman Madame Wu, riche aristocrate chinoise qui dirige une maison de plus de soixante âmes, avec parfois quelques incartades dans l'esprits d'autres personnages. Le récit commence à son quarantième anniversaire, et je ne me suis pas spécialement identifiée à elle. Cependant, j'ai apprécié son calme, ses remises en question, son attention portée aux autres comme à elle-même. Les autres personnages sont seulement évoqués.
L'histoire est intéressante, pas passionnante. Elle nous raconte la vie d'une grande famille chinoise. Alors certes, on en apprend beaucoup sur les coutumes chinoises, notamment en ce qui concerne les rapports hommes/femmes, mais ça ne va pas plus (en tout cas, je n'ai pas vu plus loin). Comme dans les autres livres de l'auteure que j'ai lu, la première partie du roman se déroule sur quelques mois, puis les mois et les années passent plus rapidement. Je n'ai pas très bien compris à quelle époque se déroule l'histoire, même si on a quelques indices (je pense fin XIXème-XXème siècle). 
Pavillon de femmes était donc un roman intéressant, que j'ai lu avec plus ou moins de plaisir, mais je n'ai pas trouvé que c'était un roman extraordinaire.



31 juil. 2016

Lecture: L'Exilée



Pearl Buck
Le livre de Poche
255 pages
Chine, Foi Chrétienne, Histoire d'une vie




Un jardin américain au cœur d'une cité chinoise sur le bord du fleuve Yangtsé et, dans ce jardin, celle qui l'a créé de ses mains Carie, la femme du pasteur Stone. Pourquoi cette Américaine vit-elle en Chine ? Héritière d'une solide tradition puritaine, elle s'était inquiétée de son goût pour la joie et la beauté et avait décidé de se consacrer aux missions. Quand Andrew, sur le point de partir évangéliser les Chinois, l’a demandée en mariage, elle a accepté avec enthousiasme. Mais, devant la misère des êtres, elle en vient vite à penser que soigner les pauvres importe plus que de les convertir, alors qu'Andrew ne se préoccupe que des âmes. Ce malentendu fondamental conditionne la dure existence de l'exilée à travers les événements qui bouleverseront la Chine.



Lorsque j'avais une dizaine d'années, j'avais lu un livre de Pearl Buck, intitulé "La mère", et qui m'avait beaucoup marquée. Sept ou huit ans plus tard, c'es-à-dire il y a une semaine, en voyant de de ses titres dans une brocante, j'ai subitement eu envie de relire un ouvrage de cette auteure. J'ai donc acheté, entre autre, "L'Exilée", sans savoir vraiment de quoi il retournait.
Je n'ai trouvé un résumé qu'à la fin de ma lecture, mais ce n'était pas grave. Dans ce roman, on suit l'histoire de Carie, depuis ses origines jusqu'à sa mort. L'auteure commence par nous peindre la dualité de la personnalité de Carie, puis remonte "au commencement", c'est-à-dire à l'exil des grands-parents de Carie de la Hollande. Bien sûr, il ne se passe pas grand chose; ce n'est "que" le récit d'une vie et non pas une histoire de l'imaginaire. Mais cela ne m'a pas gêné, car ce récit était intéressant et prenant.
Tout au long du livre, j'ai eu du mal à déterminer le point de vue adopté par le narrateur. Il semblait à la fois extérieur au récit et épouser par intermittence le point de vue d'un des enfants de Carie. Finalement, j'ai su que la vie de Carie était la vie de la mère de l'auteure et que donc elle se posait comme un enfant non-évoqué dans les personnages.
Bref, "L'Exilée" est un court roman que j'ai pris plaisir à lire.