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9 avr. 2017

In My Mailbox #18

Hello !

Nouvelle arrivée livresque...
Malheureusement, j'ai bien peur qu'il y ait moins de livres jeunesse... voire pas du tout...
Voire que ce soit juste une arrivée de livres de cours x)

Donc !
Couverture : Essais Couverture : Cannibale 
Couverture : La Controverse de Valladolid  

Voilà...
Je pense que je vais alterner livre de cours et livres jeunesse pour que ça passe mieux ^^'

19 mars 2017

Lecture: Le portrait de Dorian Gray

Couverture : Le Portrait de Dorian Gray
je n'ai pas pu trouver la couverture
de mon édition, que je trouve
a posteriori très pertinente.





Oscar Wilde
Le livre de poche
280 pages
Débauche, Art, Hédonisme, Fantastique


Lord Henry est un ami de longue date de Basil Hallward, lorsque celui-ci lui présente son nouveau modèle et ami Dorian Gray. Il en achève le portrait dans l'après-midi, un portrait magnifique, au sommet de son art. Lord Henry, fasciné par la beauté et la candeur de Dorian Gray, lui verse des paroles mielleuses dans l'oreille, en lui livrant sa vision du monde. Dorian exprime alors le souhait que le portrait vieillisse à sa place, pour que lui conserve à tout jamais sa beauté -qui est merveilleuse.
Il va se lier de plus en plus avec Lord Henry, et tomber dans une vie de débauche. Hélas pour lui, son souhait va être exaucé...


Le portrait de Dorian Gray est LE roman d'Oscar Wilde. Et même si une amie me l'avait longuement décriée, j'étais plutôt intriguée. Le découvrir dans les cartons de mon grenier a été l'occasion de le lire.

Je ne me souvenais pourtant que très vaguement de l'histoire, et les premières pages ont été assez longues (je me suis à moitié endormie dessus, ce qui ne m'était pas arrivé depuis trèèèèèèès longtemps). Mais dès qu'à lieu la rencontre entre Lord Henry et Dorian Gray, le roman est devenu plus qu'intéressant. 
J'ai été à la fois fasciné et dégoûtée par Lord Henry, qui représente le diable en personne: vil, attirant l'innocence par de douces paroles pour mieux la pervertir ensuite. On ressent très rapidement de l'aversion pour ce vieux bonhomme (qui pourtant n'a que trente ans, mais qui parait en faire au moins deux fois plus). Mais au fil du livre, il se fait moins pernicieux, et plus philosophique -mais d'une philosophie cynique qui lui est propre.
Dorian Gray était apparemment la personne la plus belle au monde, et qui était simple et pur. Mais l'influence de Lord Henry le conduit à une vie de débauche, faite de drogues, de meurtres plus ou moins directs, de tromperies et de mensonges sinistres et malsains.
Je n'ai particulièrement apprécié aucun des personnages. En revanche, c'était "intéressant" de les voir évoluer et commettre leurs méfaits, et les pensées qu'ils en tiraient.


Pendant la moitié du livre, on suit donc Dorian Gray réfléchir sur le pêcher, la satisfaction et les regrets qu'il pourrait en tirer. Il fait ses propres expériences... jusqu'à décider de se vautrer dans la dépravation. Un chapitre nous narre alors rapidement les passions (parfums, tissus, musique...) qui l'animent pendant quelques années, puis on le retrouve dix-huit ans plus tard.
Que dire d'autre ? Au travers des personnages, il y a toute une réflexion sur l'art, la beauté, la jeunesse, le luxe et la société bourgeoise britannique qui est assez captivante. Et bien sûr, sa vie décadente rattrape Dorian Gray au moment où il s'y attend le moins.
Le style d'écriture est plutôt agréable à lire; il n'a pas trop vieilli, malgré quelques formules un peu sophistiquées. Mais cela ajoute du cachet au roman, qui se déroule à la fin du XIXème siècle. Elle n'est pas trop addictive (je lisais un chapitre par jour jusqu'à la moitié du roman), mais pas pour autant repoussante: si l'on a envie de s'y plonger une après-midi entière, cela passe très bien (c'est que j'ai fait pour la suite).
Quant au sexisme dont mon amie m'avait tant parlé, je ne pense pas qu'il soit au niveau de l'auteur: je l'ai plus vu comme une énième caractéristiques des dandys. (pour moi, l'argument "mais il était homosexuel!" ne tient pas la route.)


Donc! Le portrait de Dorian Gray est un roman sur la décadence de la bourgeoisie anglaise. C'est un roman que j'ai assez apprécié, et que je vous recommande car il est instructif à bien des égards :)

 PS: j'avais lu pour les cours Salomé, une pièce de théâtre du même auteur. J'ai bien mieux apprécié le roman, beaucoup moins dérangeant.


12 mars 2017

Lecture: Lorenzaccio

Couverture : Lorenzaccio



Alfred de Musset

Flammarion
GF
263 pages (183 pour la pièce en elle-même)
Théâtre, Complot, Italie


Dans la Florence du XVIème siècle, Alexandre de Médicis règne en tyran. Son lointain cousin, Lorenzo -nommé aussi Renzo, Renzino, Lorenzino et Lorenzaccio- fomente en secret son assassinat.


Il y a quelques temps que je voulais lire cette pièce, et lorsque je l'ai vu chez un bouquiniste, je n'ai pas hésité à l'acheter.
Comme Morgana  dans son article sur DEEDR, je me suis plongée dans l'histoire sans me poser de questions. Les deux premiers actes étaient assez longs: j'étais perdue entre la multitude des personnages et les différentes intrigues, et je ne voyais pas où cela me menait. A partir du troisième acte, tout c'est accéléré, et j'ai commencé à apprécier vraiment l'histoire.
Lorenzo, ou quelle que soit la manière dont on l'appelle, est un personnage assez... étrange. Il joue un double, voire triple jeu, sans qu'on sache réellement quel est le fond de sa pensée. Apparemment (j'ai parcouru rapidement le dossier de mon édition), il suscite de nombreuses interprétations, et je me garderai bien d'y ajouter la mienne (si jamais j'en avais une x) ). Je ne l'ai pas particulièrement apprécié, justement à cause de son ambiguïté. Qui est-il ? Que veux-t-il ? Et pourquoi ?, autant de questions qui n'ont pas vraiment de réponses.
Lorenzaccio a été écrite pour être lue, et ça se voit. Les lieux changent presque à chaque scène (une scène peut se passer dans la chambre de la marquise Cibo, il y est fait mention de son boudoir, puis à la scène suivante on se retrouve dans celui-ci) et la pièce est très longue.
D'après ce que j'ai compris des avis que j'ai lu, soit on aime, soit on déteste. Quant à moi, je me situe entre ces deux pôles; je pense que j'aurais davantage apprécié la pièce si je l'avais étudiée en classe.

4 mars 2017

Lecture: L'Ecume des jours

Couverture : L'Écume des jours
Boris Vian
10/18
183 pages
Amour, Maladie, Onirisme, Jeux de mots

Quatrième de couverture
Colin aime le jazz Nouvelle-Orléans, les plats de son cuisinier Nicolas, la patinoire Molitor, le pianococktail qu'il a inventé pour harmoniser les alcools comme les musiques, et aussi son ami Chick, qui collectionne les livre de Jean-Sol Partre.
Puis il rencontre Chloé. Alors Colin aime Chloé, les vitres de couleurs pour réchauffer, les masses de fleurs pour la guérir... peut-être...


Cela fait tellement longtemps que je dois lire ce roman! Je crois même que j'avais déjà essayée plus jeune, mais qu'il m'avait déplu. Quand j'avais entendu Audrey (oui, encore elle! -Le Souffle des mots) parler d'une magnifique édition collector, j'avais eu là aussi très envie de le lire. Finalement, il m'a été donné comme livre à lire pour le challenge 12 mois, 12 ami.e.s,12 livres, et quand je l'ai trouvé dans mon grenier, je m'en suis emparée.
J'ai d'abord été très déconcertée. J'ai certainement relu une bonne douzaine de fois la première page pour comprendre qu'il fallait accepter "tailla en biseau les coins de ses paupières mates" sans poser de questions. Puis, au fil des chapitres, je me suis laissée aller, et j'ai accepté ce monde pour le moins étrange.
C'est un monde plutôt parallèle au nôtre, qui globalement fonctionne de la même manière, mais qui n'a pas les mêmes règles physiques: par exemple; la couleur d'un mouchoir peut être emportée par le vent et se déposer sur un bâtiment, une pièce peut changer de forme selon la musique qu'on y passe. La religion, le folklore sont différemment: un cercueil est réutilisable, un boucher égorge des enfants dans une vitrine de propagande pour l'assistance publique.
J'ai beaucoup aimé la postface (de Jacques Bens dans mon édition de 75), et particulièrement cette phrase: "les uns, ne comprenant pas, cherchent un moyen de comprendre et pensent l'avoir trouvé; les autres, ne comprenant pas d'avantage, en concluent qu'il n'y a rien à comprendre", ce qui correspond autant aux analyses de L'écume de jours qu'à toutes les analyses littéraires.
J'ai beaucoup aimé les personnages, et tous les personnages: Colin, Chloé, Alise, Chick, Nicolas, Isis et la souris (très importante, la souris; peut-être mon personnage préféré. Non non, vraiment). Ils sont universels; j'entends par là que bien que vivant dans un monde étrange et décalé, ils ont une mentalité et une personnalité tout à fait "normale", correspondant à notre monde. Ils sont très touchants, tous, désorientés face à l'adversité, tendres en amour, et assez gauches de manière générale.
Comme j'en ai beaucoup entendu parlé comme d'un roman d'amour, je m'attendais à quelque chose de beaucoup plus romantique, ou à une histoire d'amour plus compliqué. En fait, c'est une belle histoire d'amour car c'est une histoire commune. Mais elle est magnifiée par ce monde étrange et presque angoissant.
L'écume des jours est un livre qui m'a déconcertée par bien des aspects, mais que je vous recommande chaudement, ne serait-ce que pour la culture.





15 févr. 2017

Lecture: Macbeth

Couverture : Macbeth




William Shakespeare
Théâtre, Surnaturel, Royaume d'Ecosse, Conspirations

Trois sorcières ont prédit à Macbeth qu'il deviendrait Roi d'Ecosse. Pour aider le destin, il assassine le Roi et prend sa place. Mais la santé mentale de sa femme, qui l'a poussé à ce meurtre, se délite, et la mort appelle d'autre morts...


A l'origine, je n'envisageais pas du tout de lire Shakespeare, ou alors dans un (très) lointain futur. Mais... je me suis lancée dans le challenge de Tom (La Voix du Livre) 12 mois, 12 amis, 12 livres, et Macbeth m'a été conseillé par une amie.
Macbeth est une pièce en cinq actes mais qui est assez courte (même si je l'ai lu en six jours, faute de temps). Ce qui m'a d'abord étonnée -comme je ne connais pas du tout le théâtre anglais- est que la pièce ne respecte pas du tout les nombreuses règles qui encadrent les tragédies françaises (règles des trois unités, de la bienséance, etc. ). C'est assez logique en fait, que tous les pays ne partagent pas cette règle, mais en bonne néophyte que je suis ça m'a plutôt surprise.
Puis je me suis laissée embarquée par l'histoire, que je n'imaginais pas aussi passionnante. Même si le style était un peu -comment dire ? stylisé, je me suis retrouvée happée par les événements, à attendre la suite comme les épisodes d'une série.
Macbeth est un personnage étrange: à l'origine, on le devine bon et fidèle à son roi, mais les prédictions des sorcières le rendent fou et avide de pouvoir. C'est donc un personnage très sombre et très inquiétant, puisqu'il signifie que n'importe qui peut devenir comme lui et commettre les pires atrocités.
Macbeth est donc une très bonne lecture, bien meilleur que ce à quoi je m'attendais !





4 janv. 2017

Lecture: Horace

Couverture : Horace

Pierre Corneille 
Flammarion
GF
211 pages (80 pour la pièce)
3,30 €
Tragédie, Antiquité, Amour, Combat, Querelle

(il vient de Booknode)
Qui , de Rome ou d'Albe , dominera l'autre ? Un combat singulier en décidera : trois Romains, les Horaces, combattrons les Albains, les Curiaces. Mais les liens familiaux ou amoureux entre les adversaires vont rendre la situation éminemment tragique. Et lorsque Rome triomphe grâce a son champion, c'est au prix d'u sacrifice et de la mort alentour. Aussi pathétique que glorieux, l'héroïque Horace fera l’expérience du renoncement et de la solitude, condamné a vivre comme on l'est a mourir.


Ce livre était à lire pour les cours. J'avoue que je n'avais pas spécialement envie de le lire, et pour me mettre dans le bain j'ai du visionné une mise en scène filmée de la Comédie Française...
Le première chose qui m'es venue à l'esprit en fermant le livre (enfin en terminant la pièce, je suis en train de lire le dossier ^^), c'est "Ouf, c'est fini!". Car la pièce était assez longue, avec beaucoup de longues tirades, en particulier la dernière scène pendant laquelle le roi Tulle discours pendant 100 vers.
Mis à part le fait que c'était un peu long, j'ai assez apprécié de lire cette pièce. Le style est certes particulier, puisque c'est une pièce classique et donc en alexandrins, mais j'aime bien car cela amène une certaine classe. Les mots sont recherchés, il y a beaucoup de figures de styles (ça parait un peu évident en même temps ^^ ) et mis à part pour les tirades un peu longues, ce n'est pas indigeste.
Je n'ai pas aimé le personnage d'Horace. C'est un personnage belliqueux, orgueilleux et suffisant, qui pousse à l'excès le patriotisme (bon, en même temps, c'est le sujet de la pièce et de la querelle d'Horace). Il pose la question "jusqu'où peut-on aller trop loin?" et nous fait réfléchir sur ce qu'on a appris, nos valeurs et ce qu'on serait prêt.e.s à faire pour elles.
En revanche, j'ai beaucoup apprécié le personnage de Camille. Jeune fille dont l'amant et les frères meurent (attention au spoil ;) ), c'est peut-être la plus à plaindre dans la pièce. C'est un personnage extasié, passionné (presque à l'excès elle aussi) et bien sûr très, très amoureux. Je m'y suis attachée même si je la savais prédestinée à mourir. Enfin, je n'ai pas trop aimé le personnage de Julie. C'est une femme qui fait semblant (elle demande trois fois à mourir, mais je n'ai pas trouvé qu'elle soit très convaincue), et qui souffre elle aussi. 
Je connaissais déjà un peu le mythe, pour en avoir un peu entendu parlé lors de mes cours de latin au collège. Aussi, en lisant la pièce, j'avais ce tableau en tête :
Photos Le Serment des Horaces Jacques-Louis DAVID Musée du Louvre ...
Bon, je ne vais pas vous faire tout mon cours, mais ce que j'ai surtout retenu est que les lignes directrices (c'est bien comme ça qu'elles s'appellent ?) sont droites/dures pour les hommes, et courbes/douces pour les femmes. J'ai pas mal retrouvé ça dans la pièce: des hommes décidés, qui refusent de se laisser attendrir, et des femmes pleurant toutes les larmes de leur corps (bon en même temps, elle ont les raisons qui faut x) ).
Enfin, j'ai trouvé mon édition très complète et très intéressante: il y a un gros dossier à la fin, mais aussi une (longue) préface très intéressante, les commentaires de la pièce par Voltaire disséminés au fur et à mesure du texte, et des annotations pour rendre compte des changements selon les éditions.
Donc, Horace est une pièce classique que j'ai bien aimée dans l'ensemble, malgré quelques longueurs.

9 nov. 2016

In My Mailbox #11

Bonsoir à tous!

Il y a quelques jours, j'ai gagné un concours sur le blog de Muti et ses livres, et aujourd'hui, je l'ai reçu! Il s'agit de Les pluies, un des derniers romans de Vincent Villeminot.


Mais du coup, je me suis rendue compte que je ne vous avais pas présenté mes livres de cours! Il y a donc:
Couverture : La Princesse de Clèves   Couverture : Le bal du comte d'Orgel
J'ai déjà lu La Princesse de Clèves, et je lirais bientôt La Princesse de Montpensier :) .
J'ai aussi reçu Britannicus, car j'ai profité de la comande des livres de cours pour le demander à ma mère :) (pour l'explication: on est allées le voir à la Comédie Française au début de l'été et c'était formidable, du coup je voulais découvrir le texte :) .

Couverture : Britannicus

Voilà, Bonne soirée! :)

6 nov. 2016

Lecture: La Princesse de Clèves

La Princesse de Clèves, La Princesse de Montpensier | Editions Hatier




Madame de Lafayette
Hatier
Classique et Cie Lycée
287 pages
3,95 €
Amour platonique, Psychologie, XVIème siècle

Quatrième de couverture
A la cour du roi Henri II, Mme de Clèves tombe sous le charme de M. de Nemours et subit les ravages d'une passion coupable.


Ce livre était le premier qu'il fallait lire parmi ceux que la prof nous avait demandés. Je l'ai commencé plutôt résignée, et finalement je l'ai lu en quelques jours.
C'est vrai que les premières pages sont laborieuses: on découvre une multitude de personnages qui ne seront finalement pas très importants, avec beaucoup de liens entre eux qui nous sont expliqués un à un. Je pense que ces quelques pages ont dû en décourager plus d'un.e; mais je me suis accrochée et j'ai bien fait. Si je n'ai pas eu le courage de faire un organigramme avec les relations des duc.hesse.s/comt.esse.s, j'ai en revanche fait l'arbre généalogique de la famille royale, avec l'aide des notes de bas de pages et de wikipédia (en même temps, quand il y a une Marguerite de France à chaque génération...).
Puis, dès la présentation des personnages principaux, c'est-à-dire Mlle de Chartres/Mme de Clèves, M. de Clèves et le duc de Nemours, j'ai été emportée par l'histoire. Même si celle-ci est assez prévisible, et peut paraître ridicule pour certain.e.s (car en fait, on ne fait "que" suivre une histoire d'amour, qui n'en ait pas vraiment une), en ce qui me concerne j'ai adoré suivre les petites intrigues de la cour, et leurs conséquences sur nos deux tourtereaux.
Bien sûr, le style n'est pas simple. Les phrases sont alambiquées, le style suranné, les chapitres très longs (le livre n'est divisé qu'en quatre "tomes"). Mais tout ça ne l'a pas dérangé: je connaissais la plupart du vocabulaire (entendre, être d'intelligence, une galanterie..), et avec l'aide de quelques notes de bas de page tout cela est passé comme sur des roulettes. J'ai même presque eu tendance à apprécier la préciosité.
Ensuite, j'ai appris plein de choses grâce à ce roman: avec le texte bien sûr, mais aussi grâce aux recherches faites pour mon arbre généalogique, et enfin grâce aux nombreux dossiers contenus dans mon édition.
De plus, mais c'est complètement personnel, j'ai lu une bonne partie de La princesse de Clèves avec ma mère, et ça m'a permis de passer un bon moment mère/fille :) .
Bref, un roman que j'ai étonnamment beaucoup apprécié, et que je vous conseille beaucoup.


 PS: Je n'ai pas encore lu La princesse de Montpensier, car je compte le faire plus tard et en faire une autre chronique :) .

23 oct. 2016

Lecture: Thérèse Raquin

Couverture : Thérèse Raquin


Emile Zola

Le livre de Poche
Edition d'Auguste Dezalay, Préface de François Xénakis
280 pages
Adultère, Meurtre, Remord



(il vient de Booknode)
Dans la rue du Pont-Neuf, à Paris, vit la famille Raquin. Propriétaire d'une petite mercerie, Madame Raquin tient la boutique avec sa nièce, Thérèse, et son fils, Camille. Celui-ci travaille peu, suite à une enfance qu'il a passé, la plupart du temps, cloué au lit par des maladies de tout genre, choyé par sa mère. Peu de temps après, aux vingt-et-un de Thérèse, les deux jeunes gens s'épousent, comme il en avait été décidé durant leur enfance.
Mais voilà qu'un beau jour, Camille ramène chez eux Laurent, un fils de paysan avec qui il allait à l'école. D'habitude froide et réservée, Thérèse est mystérieusement attirée par cet homme, si différent de son mari. Laurent, de son côté, voit en Thérèse une occasion d'être entretenu gratuitement en la prenant pour maîtresse. Devenus, amants à l'insu de Madame Raquin et de son fils, ils s'aperçoivent bientôt que s'ils veulent rester ensemble, il faut que Camille disparaisse. Quoi de mieux qu'un accident ?


Lors de ma seconde, j'ai lu La Bête Humaine, mais je savais que certain.e.s de mes ami.e.s avaient à lire Thérèse Raquin. Comme la lecture de La Bête Humaine n'avait pas été désagréable, quand j'ai vu Thérèse Raquin dans une brocante cet été j'ai été curieuse de le découvrir.
J'avais un peu peur de cette lecture (c'est Zola quand même, et puis on ne me l'a pas vraiment vantée...) du coup je n'arrêtais pas de la repousser. Et finalement, j'ai été agréablement surprise.
Le premier tiers du livre a été vraiment agréable. J'étais prise par ma lecture, je suivais avec intérêt les aventures de Thérèse et Laurent. Et puis, après le meurtre, je ne voyais plus très bien ce qu'il restait à dire.
Que dire d'autre ? Evidemment on ne peux pas parler ni de la profondeur des personnages, qui sont forcément extrêmement creusés et réalistes, ni du style, très descriptif et parfois un peu lourd mais bon, c'est Zola.
Du coup, je suis un peu mitigée: à la fois j'ai trouvé une partie du bouquin super, et à la fois je me suis ennuyée le reste du temps.