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24 sept. 2017

Lecture: Your Lie In April [toute la série]

Couverture du livre : Your lie in april, tome 1


Naoshi Arakawa
Ki-Oon éditions
Shonen
11 tomes (+1 bonus)
Musique, Deuil, Amour, Amitié





Kôsei n'a pas touché à un piano depuis que, lors d'un concours peu après la mort de sa mère, il n'a soudainement plus entendu le son de l'instrument. Mais sa rencontre avec Kaori, jeune virtuose du violon, va bouleverser sa vision de la musique et le remettre doucement sur le chemin de la vie.



Un pas de plus dans ma découverte de la liste de manga de mes amies, dont vous n'aviez pas entendu parler depuis un petit bout de temps ;)
Que dire sur ce manga ? Les dessins sont très beaux, très mignons/kawaï. Dès le début du manga, on entre dans une atmosphère "joli et badant, mais plus joli que badant", comme disait Lupiot. Cela se poursuit tout au long du manga, avec des phrases mélancoliques, des envolées lyriques, des cheveux qui volent et des fleurs de cerisiers à gogo. (mais bon, on va pas s'mentir, on aime bien ça ;) )
Les personnages, enfin les trois principaux (plus 3/4 qui gravitent autour) sont plutôt bien définis, et sont très attachants (en revanche, on leur donnerait facilement 5 ou 6 ans plus. ce n'est pas possible, ou très rare, d'être aussi mature). Et même si on devine bien vite les liens qu'eux·elles-mêmes ne s'avouent pas, l'évolution de leur(s) relation(s) reste touchante et intéressante à suivre.
Mais ce manga ne parle pas que d'amour/amitié: son gros point fort et sujet principal est la musique. On assiste à pas mal de concert/concours, de piano, de violon, et on en prend plein la vue (avec toujours les petites envolées lyriques qu'on aime tant ♥). Pour un peu, on entendrait presque la musique. Ce que j'ai également beaucoup apprécié, ce sont les petits encarts à la fin de chaque chapitre, qui nous décrivent le(s) morceau(x) choisi(s), pourquoi il(s) a/ont été choisi(s), et leur intérêt pour le pianiste et pour les auditeurs·rices.
YLIA est un beau manga, émouvant, qui est très agréable à lire (et qui se lit très rapidement ;) ).


20 sept. 2017

Les Bi-Chroniques #2: Deux romances de Colleen Hoover [Confess, Hopeless]

Salut salut!
Allez, je vous dit tout: j'ai des préjugés sur certains genres de livres. Par exemple, la romance, qu'elle soit érotique ou pas, les romans "chick-lit" (même si je déteste ce terme) ne m'attirent pas, j'ai l'impression qu'ils sont trop superficiels, pas "comme il faut". Pourtant, quand j'en lis, j'apprécie en général ma lecture. Du coup, je lutte, parce que c'est vraiment pas top ce genre d'idées.
Cela fait plusieurs mois, et même plusieurs années, que je vois passer des chroniques des romans de Colleen Hoover. A cause de ces fichus préjugés, je n'en avais jamais lu aucun, et j'ai même souvent "squizzé" quelques chroniques la concernant.
Heureusement, mes amies sont là pour me remettre dans le droit chemin... et pour me fournir en romances. J'ai emprunté chez l'une Confess, et chez l'autre, Hopeless.

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Couverture du livre : Confess


Le 1er roman de l'autrice que je lisais, et j'ai été agréablement surprise. J'ai été emportée dans ma lecture, et j'ai plus ou moins dévoré ce roman. Les personnages sont attachants, on sent bien qu'ils ont chacun leur(s) secret(s).
Ce que j'ai vraiment aimé, c'est l'originalité dont fait preuve l'autrice. Je n'ai jamais entendu parler ni lu de roman qui se déroulait dans une galerie d'art, ou qui abordaient le sujet de l'art de cette manière, que je trouve très originale. Des illustrations des tableaux réalisés par l'un des personnages sont aussi incluses, en couleur et sur du papier de qualité (oui. c'est important de le préciser x) ).
C'est une lecture facile d'accès et sans prise de tête, mais que j'ai néanmoins beaucoup appréciée.







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Couverture du livre : Hopeless, Tome 1

Hopeless est également facile et rapide à lire.
Si de prime abord il semble être une banale romance YA, la deuxième partie du roman est un réel "page-turner" avec révélations à la chaîne. Ces révélations, on les pressent tout au long du roman, et certaines sont beaucoup plus évidentes que d'autres. Par ailleurs, quelques détails sont peu crédibles.
J'ai apprécié d'avoir la chronologie (la date et l'heure) en début de chapitre. On se perdrait sans cet atout. 
J'ai de la sympathie pour Sky... mais je n'ai pas vraiment accroché avec elle. Cependant, j'ai apprécié son sarcasme et ses pointes d'humour. Holder, quant à lui, est un peu le cliché du mec bad boy-rebelle-mais adorable (mais bon, on aime bien ça) (ce qu'à mon avis ne représente pas du tout la couverture. On dirait plutôt un lapin-chamallow-qui-joue-le-tourmenté, si vous voyez ce que je veux dire).
Ja crois qu'il y a une suite, du point de vue d'Holder, et un autre livre avec les meilleur·e·s ami·e·s respectif·ve·s de Sky et Holder, mais a priori ils ne me tentent pas :)




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Confess et Hopeless sont deux romans que j'ai apprécié, mais j'ai préféré le premier. J'ai eu l'impression qu'ils ne visaient pas exactement les mêmes publics (plutôt new adult pour l'un, et ado/YA pour l'autre). J'ai préféré pour ma part le premier: je l'ai trouvé mieux construit, et plus original. L'autre me donne l'impression d'être plus... "commercial", mais si c'est sans doute une impression fondée sur mes malheureux préjugés. 
En tout cas, sachez que les deux titres, pour paraître un peu "accrocheurs" sont expliqués dans les romans ;) .



Confess / Colleen Hoover / Hugo Roman / New Romance / 360 pages
Hopeless / Colleen Hoover / Fleuve Editions / Territoires / 506 pages / 18,50 €

16 juil. 2017

Lecture: Comment... [tétralogie]




Anne Percin
Le Rouergue
DoAdo
4 tomes
Humour, Rock, Amour, Amitié, Vacances, Economie*



*non, ne fuyez pas! Je vous assure qu'il n'y en a pas tant que ça ^^'
[Quatrième de couverture]
"Chers parents
Mon stage de survie en milieu hostile se passe bien, merci. J'espère que vous n’êtes pas trop mort, rapport aux frais de rapatriement qui doivent coûter bonbon, depuis la Corse.
Si jamais vous ne reveniez pas, ce serait sympa de m'envoyer un mandat parce que la prostitution masculine, ça marche pas trop dans le quartier.
Bon ben je vous laisse, c'est l'heure de ma piqûre d'héroïne.
Gros bisous, votre fils bien-aimé,
Maxime"

Cet été, Maxime ne veut pas partir en vacances avec ses parents. Il préfère rester chez sa Mamie, pour glander devant l'ordinateur. Tant pis pour lui. Il va vivre des journées délirantes.


J'ai découvert Maxime Mainard à la parution du tome 3, grâce à une chronique dans Je Bouquine (il y a fort longtemps, donc. 2012, pour celleux qui tiennent un calendrier). Mes parents m'ont acheté le tome 1 pour les vacances d'été. Puis j'ai réclamé le tome 2. Puis le 3. (Depuis, petite pensée pour cette série à chaque fois que je vais ) Paris en voiture et que je vois des panneaux "Kremlin-Bicêtre"/"Villejuif".) Puis j'ai découvert que ce cher Max tenait une page facebook (non facebookeuse que j'étais, je n'avais pas prêté attention à cette mention sur le tome 3) -j,'avoue, je me suis sentie un peu fausse fan. Comme Max annonçait pouvoir envoyer des tomes 4 à qui le demanderait (ou kazi), j'ai tenté ma chance (niarf, niarf) et j'ai reçu le mien. (avec le carnet, et tout et tout).
(mon rapport à la maxitude valait bien cette longue introduction).

Par où commencer ? (ça fait vingt minutes que j'essaie d'écrire cette chronique et que je préfère éplucher la page facebook, le livret bonus, la page A3 publicitaire. Gravement atteinte, avez-vous dit ?)
Je vous le faire à la fin, mais je vais citer Le monde des Ados maintenant, parce que je suis absolument d'accord avec cette phrase : 

"Trois raisons de lire la série:
1 -pour la musique
2 - pour l'humour
3 - pour Maxime !"

1/La musique

Personnellement, j'ai plus été éduquée à la chanson française qu'au rock. Du coup, Franz Ferdinand, Gorillaz, MGMT, The Pixies, The White Stripes, tout ça, je ne connaissais pas du tout. Heureusement, le destin a mis Maxime Mainard et son cult(ur)e du rock sur mon chemin. J'ai donc légèrement amélioré ma culture musicale, tout en retrouvant avec bonheur quelques titres de Polnareff. Des titres cultes et des morceaux inconnus (askip') sont disséminés tout au long des romans. Et répertoriés à la fin. Et dans le tome 3, vous avez droit à un test de personnalité à base de rock. Et dans le tome 4, il y a carrément trois playlist.
(et tout ça disponible sur Deezer et Spotify)

Mais comme le rock ne fait pas tout (sisi, je vous assure), d'autres musiques côtoient Metric et Shaka Ponk. Car contrairement à ce qu'il pourrait penser (hin, hin), Max n'est pas l'unique personnage de la série, et d'autres gravitent autour de lui. A ma relecture du tome 1, j'ai donc découvert, extatique, que la musique que j'aime (aka La Rue Kétanou et Les Ogres de Barback, notamment) est aussi mentionnée, via Pika/Natacha. Mais on retrouve aussi du jazz (via tonton/Christian/Chris/Encyclopédie Vivante de la Musique/du Rock), et de la chanson française (via un peu tout le monde). Et du disco. Et de la musique commerciale, dûment critiquée.
Bref, une belle diversité. Et si vous ne connaissez rien... non, c'est impossible.

2/L'humour

Je ne compte plus le nombre de fois où on m'a regardé bizarrement parce que j'ai explosé de rire dans les transports en commun. Vous voyez, quand vous vous retenez de rire mais que vous semblez assis.e sur une chaise électrique tant vous êtes plié.e en deux ? Ben voilà. 
Au fil des quatre tomes, vous rirez forcément, quel que soit votre humour. Car il y a autant de situations clownesques (mentions spéciales aux écouteurs, dans le RER, face à la prof de français, au chat Hector ("obèse et alcoolique"), à Laszlo Carreidas qui répare le chauffe-eau de Maxime travesti), de l'humour caustique et des sarcasmes (alias Maxime, Alice et Stéphane), de l'humour débile (alias Kevlon et le chiligone carne). Je n'ai pas cité Djoul' et Christian, mais ils ont aussi leur place.

Ah oui! On relèvera aussi les notes de bas de page où Maxime "maltraite grossièrement ses lecteurs" (sic). A savoir une adresse directe au lecteur, à la prof d'histoire, de français, à la femme de ménage. Toujours des commentaires personnels de son altesse sérénissime sur des citations, des situations, voire des astuces -la liste des Dix commandements à l'usage de ceux qui refusent de s'ennuyer dans un hyper. Bref, un truc phénoménal.

3/Maxime

Si je rencontre un Tag débile avec la question "quel personnage voudrais-tu épouser ?", il est probable que je penserai à Maxime -notez bien que ce n'est pas ce que je répondrais, je suis pas folle non plus**.

Je vous ai déjà dit que Max aimait le rock et l'humour. Mais dans le désordre, il aime aussi (comprendre: dans la série, on parle aussi de:) les romans policiers, l'anglais (alias paroles de rock et Agatha Christie), l'économie (sisi), la cuisine (expérimentale, comme le dit si bien le prospectus), sa sœur (mine de rien), mater des films d'horreurs avec sa sista' (la fausse, aka Alex), la brioche, les crêpes de sa grand-mère (Mamie Lisette, personnage important), le chat Hector, Ta'Cha, se mettre dans des galères pas possibles (préférablement avec ses potes Alex et Kévin). Il n'aime pas: le Vaste Monde, la musique commerciale, les cerises Montmorency, se faire arrêter par des policier alors qu'il s'apprêtait à prendre l'eurostar avec sa bien-aimé susdite (alias, vous verrez bien dans le tome 2).
Bon, cette description est partie en sucette, mais au moins vous ciblez le personnage (c'est le cas de le dire -pardon). En gros, c'est un personnage on ne peu plus complet, drôle, (insolent), touchant, qui sait se remettre en question et se prendre en main (sisi). C'est un personnage génial, absolument jubilatoire, avec une répartie de guedin (dixit).

Sauf que Maxime n'est pas le seul personnage de la série (à vrai dire, il y en a une flopée), et qu'ils sont tous aussi délirants, et en même temps crédibles, que lui. De Natacha, fière et écolo à Kévin, "le garçon le plus sévèrement touché par l'acné de tout Villejuif" (aka Don Diego, il faut lire le tome 1 pour comprendre la référence), en passant par le tonton dépressif et accro aux joints et le télétubbies glam-rock arménien (Julius Bogossian, pour vous servir), sans oublier le flic hyper strict (Stéphane/Laszlo Carreidas), tout un monde est réuni dans cette série, pour vous servir.

C'est simple: vous ne pourrez pas ne pas vous attacher.

4/ Le reste 

(ah, vous ne l'aviez pas vu venir celle-là, hein ! J'adore vous impressionner.)***
Ce sera plus rapide, promis.

Anne Percin a donc une plume fabuleuse. Qui rend absolument compte de la réalité, y compris dans le vocabulaire des ados. Une plume très rapide, et qui vous laisse complètement accro à la série (quatre tomes lus en cinq jours). Que vous dire d'autre ?
Il y a des références de tous les côtés, dans la littérature française comme dans la musique, les sites internet, les magazines 9-12 ans. (oui oui). Un mélange des sources complètement hétéroclite qui, encore une fois, rend tout à fait compte de la réalité.

Bon, au cas où vous n'auriez pas encore compris (et où vous seriez parvenus jusque là): lisez cette série. Vos abdos vous remercieront.




**Par contre, je répondrais peut-être Stéphane Rousset. Parce que je l'aime beaucoup. Et parce que, partant de la description sur la plage dans le tome 4, je peux supposer qu'il est taillé comme un dieu.
***Reprise tout a fait assumée du prospectus publicitaire (oui, encore lui).

Tome 1 : Comment (bien) rater ses vacances
Tome 2 : Comment (bien) gérer sa love story
Tome 3 : Comment devenir une rock star (ou pas)
Tome 4 : Comment maximiser (enfin) ses vacances

28 mai 2017

Lecture: La Sélection (toute la série)





Kiera Cass
Robert Laffont
Collection R'
Romance, Anticipation, Triangle amoureux

(Quatrième de couverture)
Trois cent ans ont passé et les États-Unis ont sombré dans l'oubli. De leurs ruines est née Illea, une monarchie de castes. Mais un jeu de téléréalité pourrait bien changer la donne.

Elles sont trente-cinq jeunes filles: la "Sélection" s'annonce comme l'opportunité de leur vie. L'unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre un monde de paillettes. L'unique occasion d'habiter dans un palais et de conquérir le cœur du prince Maxon, l'héritier du trône.
Mais pour America Singer, cette sélection relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure. Quitter sa famille. Entrer dans une compétition sans merci. Vivre jour et nuit sous l’œil des caméras...
Puis America rencontre le Prince. Et tous les plans qu'elle avait échafaudés s'en trouvent bouleversés...

(Chronique rédigée en hiver 2016)
/!\Critique sur les trois premiers tomes/!\
/!\Je suis légèrement énervée/!\
A l'heure où j'écris ce premier paragraphe, je n'ai lu que les deux premiers tomes. Mais je peux déjà dénoter certaines choses...
Ce avec quoi j'ai eu le plus de mal de prime abord, c'est le style d'écriture et les dialogues. Je n'avais pas l'impression de lire de la littérature, quelque chose de « bien » écrit (je vous avais prévenu que ce serait incendiaire!).
Ensuite, j'ai de moins en moins supporté le personnage d'America. C'est une jeune fille fière, amoureuse, empathique et sympathique, déterminée. Du moins, avant qu'elle entre au palais ; car dès lors, elle se métamorphose petit à petit pour ne devenir plus que la personnification de l'indécision. Elle m'épuise avec ses « Maxon m'aime, je quitte Aspen ; Maxon me délaisse, Aspen, reviens, je t'aime! ». Et plus la Sélection se réduit, puis cet effet augmente. Je n'ai pas non plus apprécié le personnage d'Aspen ; enfin, lui aussi m'était sympathique... avant la Sélection. Depuis qu'il est garde, il m'agace profondément.
Le style aussi se dégrade au fur et à mesure ; j'ai à présent l'impression de lire un feuilleton d'un magazine féminin destiné aux 5-7 ans.

Dans le troisième tome, tous ces éléments sont présents mais Dieu merci ils sont légèrement atténués. La trame politique ressort d'avantage et c'est plus intéressant, même si chaque événement est prétexte à un revirement amoureux.

Bref, je pense que vous avez compris que je n'ai pas aimé -_-' .


24 mai 2017

Lecture: Nous les menteurs




E. Lockhart
Gallimard Jeunesse
288 pages
14,50 €
Adolescence, Été, Drame familial, Amnésie


[Quatrième de couverture]
Une famille belle et distinguée. L'été. Une île privée. Le grand amour. Une ado brisée. Quatre adolescents à l'amitié indéfectible, les Menteurs.

Un accident. Un secret. La vérité.
Un drame familial époustouflant où culmine le suspense. Une lecture qui, à peine terminée, donne envie de retourner à la première page pour recommencer...

[Chronique rédigée en automne 2015]

Ce livre
est juste
magnifique
splendide
extraordinaire.

J'ai adoré.

Cette histoire est bien sûr à lire en été, mais moi qui suis toujours à la traîne pour me procurer les livres je ne l'ai lue que maintenant (comprendre : début novembre).
La famille Sinclair est parfaite. Ses membres sont tous beaux, intelligents, sportifs, riches, doués et sûrs d'eux. Il y a d'abord les grands-parents, Harris et Tipper; puis leurs trois filles, Bess, Carrie et Penny. Enfin, la dernière génération est divisée entre « grands » et « petits ». Les grands comprennent Cady, Mirren, Johnny et Gat. Les petits, Tafts, Will, Liberty, et Bonny.
Cady nous raconte ce dont elle se souvient de l'été quinze. Ce qu'on lui a rapporté. Et ses propres hypothèses. Ensuite, elle passe en accéléré les deux années suivantes, pour arriver finalement à l'été dix-sept. Celui de la mémoire.
Cady est une jeune fille extrêmement perturbée. Par son accident. Par le mode de vie de sa famille. Par les mensonges et les vérités. Elle est plutôt introvertie, et se sent souvent supérieure aux autres, persuadée que ce qu'elle fait est bien et que le reste du monde ne pourra pas le comprendre. Profondément loyale, elle est extrêmement attachée à son premier amour, Gat, et au reste de la troupe des Menteurs.
Ceux-ci ont également leur personnalité bien définie. Bien sûr, on se pose des questions au sujet de la maladie de Mirren. Et bien sûr, on se demande pourquoi Gat a abandonné Cady quand elle avait besoin de lui. Mais ce ne sont que des préoccupations mineures face au mystère qui entoure cet été-là.
L'écriture est juste magnifique. Je ne crois pas qu'il y ait des indices qui soient distillés tout au long du livre -ou alors, je suis vraiment trop cruche. Ce dont je suis sûre, c'est que tout plein de petites phrases révèlent leur sens premier lorsqu'on découvre la vérité. Plein d'évènements anodins en apparence se dévoilent à la fin.
Le seul défaut : parfois, on ne sait pas trop bien si on est pendant un flash-back de l'été quinze ou pendant le présent, à l'été dix-sept.
Mais à part ça, tout est parfait.


17 mai 2017

Lecture: Les belles vies

 

 Benoît Minville
Sarbacane
Exprim'
231 pages
15,50 €
Amitié, Humour, Été, Grandir


[description de l'éditeur]

Vasco et Djib sont inséparables depuis leur naissance. Turbulents, pas vraiment délinquants, ils cumulent les bêtises plus ou moins graves, les rires et les bleus. Vasco est en CFA BTP, Djib passe en première S.
Leur dernière rixe est pourtant celle de trop… Afin de leur mettre du plomb dans la tête, leurs parents décident d’employer les grands moyens : ils envoient les deux ados dans la Nièvre, le temps d’un été chez un ami du père de Vasco, entrepreneur local qui propose ses services comme famille d’accueil pour la DDASS. C’est dans cette campagne éloignée de tout, France profonde dont on parle peu, qu’ils vont rencontrer et se confronter à une autre forme de jeunesse : celle des enfants élevés par celle que tous surnomment « Tata », une femme qui accueille des enfants placés et donne sa vie aux autres.


Ce roman a fait grand bruit lors de sa sortie, en octobre dernier. Du coup, je l'ai mis sur ma liste de cadeau -on ne sait jamais ;) - et on me l'a offert pour mon anniversaire (je sais, ça fait deux mois. et demi.)


Loué soit mon bienfaiteur ! J'ai adoré ce roman.

Vasco et Djib sont deux personnages plus qu'attachants. On les voit évoluer au fil de l'été, gagner en maturité et en assurance. A leurs côtés, trois ados: Dylan empêtré dans sa colère, sa sœur Jessica, un peu perdue, et leur calme et sage amie Chloé. Dans la maison se trouvent des plus petits, notamment les jumeaux Gwen et Gaëtan, qui vous font fondre le cœur. Tout ce petit monde loge chez "Tata" et "Tonton", couple passionné et débordant d'amour.
Ces personnages forment une drôle de famille, mais une famille néanmoins, et soudée, et touchante. Et qu'on adore.

Tous semble, ils vont devoir faire face au racisme, aux préjugés, pour finalement en ressortir grandis.

L'écriture de Benoît Minville est magique. J'avais, encore plus que de coutume, toutes les physionomies, tous les paysages en tête, (y compris une géographie qui n'est certainement pas la bonne x) ). De plus, avec les grosses températures que nous avons eues ces derniers jours, j'avais vraiment l'impression d'être avec eux et elles. Ces paysages sont calmes, doux, le cadre parfait pour nos deux héros.
(Comme quoi, la campagne peut vraiment être un bon cadre pour un roman! Je vous renvoie à l'article de Clémentine Beauvais pour plus d'information ;) )

Très bon livre donc, pour Benoït Minville. Un livre porteur d'espoir et de joie, qui vous donnera une furieuse envie de vous rendre en pleine cambrousse française ;)


14 mai 2017

Lecture: Quatre Soeurs

Malika Ferdjoukh
L'Ecole des loisirs
610 pages
19,80 €
Famille, Amitiés, Amours, Humour


[Quatrième de couverture]
Comme les Trois Mousquetaires étaient quatre, les Quatre Sœurs Verdelaine sont cinq. Il y a les plus jeunes, celles qui,chacune, donnent son titre à une partie de ce livre:
   Enid, 9ans, se dévoue à la protection des pensionnaires du grand sycomore du jardin, Blitz l'écureil et Swift la chauve-souris, et discute à l'occasion avec son ami Gnome de la chasse d'eau.
   Hortense,11ans, passe le plus clair de son temps à lire,à tenir son journal et à se demander ce qu'elle va faire comme métier. Chirurgienne? Comédienne? Architecte?
   Bettina, 14ans, fait sa bêcheuse dans la salle de bains, se shoote aux 218 épisodes de la série Cooper Lane et enquiquine le reste du monde.
   Geneviève, 16ans, prend des cours de boxe thaïe tandis que les autres la croient occupée à baby-sitter.
   Mais il y aussi Charlie, l'aînée, 23 ans, qui s'occupe de tout: bricoler, cuisiner, travailler dans un labo, aimer Basile, tirer le diable par la queue et tenter d'élever ses cadettes depuis la mort des parents.
   Tout ce petit monde habite la Vill'Hervé, une grande maison au bout de la lande, au bord du bord de la falaise, pleine de recoins, de mystère, d'hôtes de passage et de panne de Madame Chaudière. Il essaie de vivre (ça marche), il essaie d'aimer (bof, bof...), il essaie d'affronter les épreuves (tout est toujours à recommencer) et il essaie d'en rire ( à tous les coups l'on gagne).


C'est BiblioZoé, avec sa vidéo sur ses trois romans jeunesse préférés, qui m'a convaincue de lire Quatre Soeurs. J'ai saisi l'opportunité de rencontrer l'auteure lors du Salon du Livre pour l'acheter en intégrale (et me le faire dédicacer).

Dans cette géniale série, on suit tour à tour les cinq sœurs de la famille Verdelaine, toutes aussi attachantes les unes que les autres. Même si chaque tome est dédié à une fille, on suit au sein de ces tomes tour à tour toutes les filles, et parfois même en même temps. Mon tome préféré est le dernier, celui de Geneviève, peut-être parce qu'il est plus gros ;) et certainement car c'est le plus positif des quatre.

Il y a beaucoup, beaucoup de personnages, chacune des filles ayant son/ses ami.e.s, son/ses amoureux, ses profs... Si tous ce ne sont pas approfondis (difficiles avec un si grand nombre), ils ont tous une personnalité esquissée.

En fait, Quatre Sœurs, c'est un peu l'histoire de la vie (non, je n'ai pas cité Le roi lion, ce n'est pas ce que vous croyez x) ): on rit, on pleure (un peu), on râle (avec les personnages, pas contre le bouquin ^^)... Et on découvre mille et une aventures qui pourraient, en fait, très bien nous arriver.
Quatre Sœurs est une série un peu farfelue, mais toujours très drôle. Les filles (et les autres) n'ont pas leur langue dans leur poche, et ça donne parfois lieu à des situations... abracadabrantes ^^

J'ai adoré cette série, je vous la recommande chaudement !


10 mai 2017

Lecture: Nana [Toute la série]



Ai Yazawa
Delcourt
Akata
21 tomes
Amitié, Amour, Rock



Nana. Un même prénom pour deux jeunes filles diamétralement opposées. La première, Nana Komatsu, est une fille banale, naïve, un peu superficielle, mais très gentille et attachante. La seconde, Nana Osaki, est entourée de mystères, un peu froide, elle sait aller droit au but et connaît les choses essentielles dans la vie. Toutes les deux montent à Tokyo, des projets pleins la tête, se rencontrent, et vivent une amitié quasi fusionnelle.


A nouveau un manga conseillé par mes amies otaku... mais je dois avouer que celui-ci a fait mouche.

On va suivre pendant un an (le dernier tome s'arrête à la date anniversaire de leur arrivée) deux filles, qui ne se ressemblent pas du tout mais s'assemblent parfaitement. On a alternativement le point de vue de l'une puis de l'autre... avec quelques commentaires venues d'un futur mystérieux. Au fil des tomes, on a parfois quelques scènes se situant dans ce futur, et permettant de pressentir certaines choses (je n'en dirais pas plus ;) )

Ce manga est tout simplement génial. En fait, ce qui semble être "simplement" des histoires d'amour et d'amitié se révèle en fait un incroyable imbroglio de sentiments et de tensions (bon, dit comme ça, ça a l'air nunuche, alors qu'en fait pas du tout. Justement, c'est un des atouts de ce manga: il présente très différemment de ce dont on a l'habitude quelque chose dont on se détournerait (je crois que je me suis moi même embrouillée là -_-' ))
Ces histoires d'amour concernent un sacré paquet de personnages... parce qu'il va falloir vous accrocher : des personnages, il y en a beaucoup (beaucoup!). Mais ils.elles sont introduit.e.s petit à petit, sur 21 tomes, alors il n'y a pas de soucis. Un autre aspect positif de ce manga est que tous ces personnages sont développés: ils.elles ont chacun.e leur personnalité, même s'ils.elles restent à l'arrière-plan.

Aussi, les graphismes sont très sympas (parfois un peu simples, mais sympas ^^'). Et ce manga est très, très addictif. Et j'ai adoré les personnages des deux Nana. Voilà. C'est trop bien.


3 mai 2017

Lecture: Le livre de Perle




Timothée de Fombelle
Gallimard Jeunesse
Grand format littérature
296 pages
16 €
Amour, Fée, Guerre, Quête, Jeunesse


Booknode
Tombé dans notre monde une nuit d’orage, un homme emprunte le nom de Joshua Perle et commence une vie d’exilé. Cette nouvelle vie fugitive, déchirée par un chagrin d’amour, est aussi une quête mystérieuse. Au fil du siècle, Perle rassemble un trésor pour défaire le sort qui l’a conduit loin de chez lui. Mais ceux qui l’ont banni et le traquent le laisseront-ils trouver le chemin du retour ? Perle a-t-il raison de penser que la fille qu’il aime l’attend toujours là-bas ?


[Chronique de mai 2016] J'ai un avis mitigé sur les romans de Timothée de Fombelle.
Autant je n'ai pas aimé Victoria rêve et le peu que j'ai lu de Tobie Lolness,
Autant j'ai dévoré les deux tomes de Vango et celui-ci.
J'ai adoré le mélange entre féerie et réalité; celui qui nous fait croire aux contes de fées et à l'histoire de Perle. Autant le fait que l'auteur se mette en scène me dérange parfois (Tara Duncan), autant il est parfois tellement bien amenée qu'il est presque logique (le Bon Gros Géant). C'est le cas ici.
J'ai adoré le personnage de Perle, jeune homme puis adulte perdu dans un univers qu'il ne connaît pas, à la recherche frénétique de son passé. J'ai beaucoup aimé celui d'Oliå, éternelle adolescente douce-amère qui ne peut voir celui qu'elle aime. Enfin, j'ai également beaucoup apprécié celui de l'adolescent dont nous ne connaissons pas le nom, qui commence puis termine le livre.
J'ai adoré le style de l'auteur qui, au risque de me répéter, brise la limite entre le conte et la réalité.
Enfin, j'ai beaucoup aimé découvrir l'histoire par petits bouts,  et ce moment d'incertitude au début du chapitre quand on ne sait où ni quand on est.
Bref, j'ai adoré ce roman.

7 avr. 2017

Lecture : Je suis ton soleil

Marie Pavlenko
Flammarion Jeunesse
466 pages
17,50 €
Amitié, Amour, Adolescence, Famille


Quatrième de couverture :

Déborah démarre son année de terminale sans une paire de chaussures, rapport à Isidore le chien-clochard qui s'acharne à les dévorer. Mais ce n'est pas le pire, non.

Le pire, est-ce sa mère qui se met à découper frénétiquement des magazines ou son père au bras d'une inconnue aux longs cheveux bouclés ?

Le bac est en ligne de mire, et il va falloir de l'aide, des amis, du courage et beaucoup d'humour à Déborah pour percer les nuages, comme un soleil.



Vous avez déjà eu envie de relire un livre immédiatement après l'avoir refermé, juste pour repérer d'autres citations (dans tous les sens du terme), d'autres expressions (#ThéorèmeDeLaScoumoune), d'autres détails qui vous aurait échappé ?
C'avait été le cas quand j'avais le lu Harry Potter, à huit ans. Et deux ou trois autres fois, depuis.
Laissez moi quelques heures, je le re-finis et je reviens.


(bon, en fait j'ai trop la tête en vrac et l'envie de vous en parler pour y retourner tout de suite.)


(Alors! Par où commencer ? )
Par le plus facile : je suis amoureuse de cette couverture (elle briiiiiiiiille !!!).
Et par le plus évident: les titres de chapitres, géniaux, dans tous les sens du terme. Comment vous dire que quand j'ai reconnu Brel... puis Barbara... puis Brassens... j'ai cru que mon petit cœur allait exploser devant tant de parfait. (la dernière page est consacrée à mentionner tou.te.s les chansons/ poèmes/ autres textes qui ont été repris dans ces titres)

(Ensuite ? Allez, on met en marche son cerveau, on ferme sa bouche et on se sort de cette hébétude béate.)
Il y a énormément d'humour. Pas juste deux, trois phrases toutes les deux, trois pages qui vous font sourire. Quand je dis "énormément d'humour", cela sous-entend que j'ai pleuré de rire pendant dix minutes au chapitre 22, comme cela ne m'était jamais arrivé (quand je dis qu'il faut que je relise ce bouquin). Déborah a une réparti absolument jubilatoire, Jamal des répliques désopilantes et Victor des idées fantastiques. Et il faut bien l'avouer, parfois nous rions aux dépens de notre chère Déborah (dialogue culte : "-Oh la la, ça va, c'est pas comme si elle t'avait lancé sa petite culotte. -Tu-ne-viens-pas-de-dire-ça ! je hurle." (ouais, bon, en fait sorti de son contexte c'est pas si pliant. Mais je vous assure que, remis dans le livre, c'est "à s'tap' ", comme dirait mon grand-père. C'est pour ça que vous devez le lire. Hin, hin, hin ))

(Aller, continue, c'est bien ! Non, on ne s'arrête pas sur cette promotion de Shaman en ligne.)
Déborah est un personnage prodigieux. 17 ans, bien dans ses baskets, une meilleure amie pétillante -bon ok, ça ne rentre peut-être pas dans les attributions de Déborah- de la répartie, de l'humour, du courage, des défauts, la poisse.  C'est une fille dont on a envie de se faire une amie, parce que... parce que... on la comprend, elle nous fait rire, on est très proche d'elle pendant tout le livre et pendant toute cette année de terminale.

J'ai adoré le style de Marie Pavlenko. Là, actuellement, (après avoir relu Je suis ton soleil), je n'ai qu'une envie: me plonger dans La mort est une femme comme les autres (hélas, M. Montaigne m'attend...). Elle a un style très vif, très addictif (il faut dire qu'on juste énormément envie de savoir ce qui va arriver à Déborah), et, encore une fois, très, très drôle (non, je ne case pas le point "humour" à tous les paragraphes, c'est absolument faux...). Elle déborde d'inventivité (je ne me lasse pas du théorème de la scoumoune, ni du spaghetti d'or -ami.e.s, si j'emploie ces expressions au lycée, ne paniquez pas) et de bonnes idées (je vais me mettre à acheter des carnets encore plus compulsivement, ça m'évitera de mettre des post-it partout).

Bon, je crois que c'est tout. Enfin, non pas tout bien sûr: je ne vous ai pas dit qu'on passe du (fou) rire aux (presque) larmes, que le livre se lit en deux jours (et encore, seulement si vous avez des impératifs à côté), que les références littéraires coulent à flot, que maintenant j'ai envie de lire Les Misérables et Les Chants de Maldoror... qu'il faut le lire à tout prix ? que j'ai trop envie de manger des coquillettes (je vous assure qu'il y a un rapport!) ? 

(que je suis désolée pour les commentaires en live de mon cerveau ? et pour l'usage abusif de parenthèses dans cet article ? )