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3 mai 2017

Lecture: Le livre de Perle




Timothée de Fombelle
Gallimard Jeunesse
Grand format littérature
296 pages
16 €
Amour, Fée, Guerre, Quête, Jeunesse


Booknode
Tombé dans notre monde une nuit d’orage, un homme emprunte le nom de Joshua Perle et commence une vie d’exilé. Cette nouvelle vie fugitive, déchirée par un chagrin d’amour, est aussi une quête mystérieuse. Au fil du siècle, Perle rassemble un trésor pour défaire le sort qui l’a conduit loin de chez lui. Mais ceux qui l’ont banni et le traquent le laisseront-ils trouver le chemin du retour ? Perle a-t-il raison de penser que la fille qu’il aime l’attend toujours là-bas ?


[Chronique de mai 2016] J'ai un avis mitigé sur les romans de Timothée de Fombelle.
Autant je n'ai pas aimé Victoria rêve et le peu que j'ai lu de Tobie Lolness,
Autant j'ai dévoré les deux tomes de Vango et celui-ci.
J'ai adoré le mélange entre féerie et réalité; celui qui nous fait croire aux contes de fées et à l'histoire de Perle. Autant le fait que l'auteur se mette en scène me dérange parfois (Tara Duncan), autant il est parfois tellement bien amenée qu'il est presque logique (le Bon Gros Géant). C'est le cas ici.
J'ai adoré le personnage de Perle, jeune homme puis adulte perdu dans un univers qu'il ne connaît pas, à la recherche frénétique de son passé. J'ai beaucoup aimé celui d'Oliå, éternelle adolescente douce-amère qui ne peut voir celui qu'elle aime. Enfin, j'ai également beaucoup apprécié celui de l'adolescent dont nous ne connaissons pas le nom, qui commence puis termine le livre.
J'ai adoré le style de l'auteur qui, au risque de me répéter, brise la limite entre le conte et la réalité.
Enfin, j'ai beaucoup aimé découvrir l'histoire par petits bouts,  et ce moment d'incertitude au début du chapitre quand on ne sait où ni quand on est.
Bref, j'ai adoré ce roman.

16 avr. 2017

Lecture: Phobie



Sarah Cohen-Scali
Gulf Stream
Electrogène Thriller
400 pages
18 €
Thriller, Anticipation, Conte de fée

[Quatrième de couverture]
Une odeur de moisi. Une cave. L’obscurité totale. Et la peur. La peur qui prend aux tripes. Cauchemar... ou réalité ? Anna ouvre les yeux et prend peu à peu conscience qu’elle n’est pas en train de faire le cauchemar récurrent qui la tourmente depuis son enfance, mais qu’elle est bel et bien séquestrée. Qui l’a enlevée ? Le croque-mitaine qui la terrorise depuis qu’elle a cinq ans, ou un homme de chair et d’os ? Chargé d’enquêter sur l’enlèvement de la jeune fille, le commandant Ferreira doit collaborer avec un psychiatre, le docteur Fournier. Son enquête est vite reliée à une autre, celle de la disparition du père d’Anna, onze ans auparavant. Onze années de silence et d’oubli à parcourir. Un voyage à rebours, au cœur d’une mémoire secrète.



Hey! 
Je n'ai lu que deux livres de Sarah Cohen Scali (en dehors de celui là ^^ ), deux livres très différents: Max, récit d'un enfant né dans une Lebensborn pendant le IIIè Reich, et Arthur Rimbaud, Le voleur de feu (je vous avais dit qu'il y avait un écart x) ), biographie romancée de l'adolescence/la vie de jeune adulte du poète. Malgré leurs différences, j'ai adoré ces deux livres. Aussi, lorsqu'une amie m'a prévenue de la dédicace de l'auteure, j'ai sauté de joie (littéralement ^^). Et cerise sur le gâteau, elle avait écrit un nouveau livre.. dans un genre à nouveau très différent.

Comme je suis une (très) grande peureuse, j'ai méga flippé dans les premières pages. Puis c'est allé mieux, Anna apprend à maîtriser sa peur, on change de point de vue. 
J'ai dévoré ce roman. Si j'avais à peu près deviné qui était le "méchant", je n'ai pas venu venir l'incroyable méli-mélo d'affaires, ni le brouillage temporel et l'anticipation.

Reprenons depuis le début. Anna est enlevé lors d'une fête pour Halloween. Son ravisseur est masqué, d'un masque de croque-mitaine, le monstre dont elle a peur depuis toute petite. C'est que, lorsqu'elle avait cinq ans, Anna a vu son père se faire dévoré par le croque mitaine, et depuis elle en a une peur phobique. Depuis, et malgré les nombreuses thérapies qu'elle a suivi, Anna ne s'est jamais vraiment remise, et fait de manière récurrente le cauchemar dans lequel elle voit son père se faire dévorer.
Anna est une jeune fille assez touchante. Elle a seize ans, est en seconde, et donc est complètement phobique (impossibilité de dormir dans le noir, ailleurs que chez elle, ou dans une pièce avec un placard). Je ne me suis pas trop attaché à elle; nous n'avons finalement qu'assez peu de chapitres avec son point de vue. Elle est volontaire et têtue, et malgré tout courageuse.

J'ai bien apprécié le côté anticipation, qui est très intéressant (même si ça a l'air très éprouvant -ah, je vous ai intrigué hein ? ;) ). Sans vous en dire trop, il s'agit d'écrans et de recherche en psychiatrie.

Le style de l'auteure est assez commun bien que très addictif.

Que vous dire d'autre ?
(je dois vous avouer que je suis épuisée et que ma seule envie est d'aller me coucher. Je ne vois pas trop quel autre aspect évoquer, et n'ai pas encore pris assez de recul pour analyser ce roman... je mettrai peut-être à jour cet article un peu plus tard)

Donc, un bon livre, mais pas exceptionnel.

5 oct. 2016

Lecture: Salomé

Couverture de Salomé


Oscar Wilde
GF Flammarion
214 pages
7 €
Théâtre, Mythe, Réécriture, Danse




Salomé, princesse de Judée, découvre en sortant d'un banquet la voix et le corps de Jean-Baptiste. Elle en est fascinée. Mais Hérode va lui aussi se lasser du festin et sort aux côtés de Salomé...


Cette pièce est la seconde oeuvre que je devais lire pour ma séquence de Français "Les réécritures du mythe de Salomé", la première étant "Hérodias", un conte de Flaubert (je vous renvoie à ma chronique :) ). Je ne l'avais pas beaucoup aimé, principalement à cause de sa confusion. La pièce m'inspirait un peu plus.
Déjà, un mot sur la taille de la pièce: sachez qu'elle ne fait pas 214 pages. En effet, un tiers du livre est consacré à la préface (oui, un tiers), un autre à la pièce et un dernier au dossier.
On a donc une pièce très courte, et qui se lit très vite. En effet, c'est une pièce en un acte (ça m'a beaucoup surprise au début), avec beaucoup de petites répliques (sans être des stichomythies), et il y a régulièrement des illustrations de Audrey Beardsley.


 Je ne sais pas si j'ai aimé ou non cette pièce. Certains aspects abordés m'ont vraiment dérangés (la nécrophilie, pour n'en citer qu'un), mais en même temps il y avait, je ne sais pas, comme une ambiance particulière dans la pièce.
Je commence à connaître quelques réécritures du mythe, et je dois dire que Wilde livre un personnage particulièrement pervers. Hérodias/de et même Hérode sont au second plan et une fois de plus Salomé est la figure centrale. Elle assume l'entière responsabilité de son acte, puisque sa mère lui a déconseillé de danser. Hérode quant à lui est représenté comme un homme faible, qui n'assume pas ses paroles, et se venge dans l'ombre.
Bref, cette réécriture du mythe de Salomé était très spécial, et on ne peut pas dire que je l'ai appréciée.


25 sept. 2016

Lecture: Trois Contes

Couverture : Trois contes


Gustave Flaubert
Gallimard
Folio Classique
210 pages
Contes, Classique, Vie quotidienne, Légende, Histoire, Mythe


Description de Folio Classique
Les "trois contes" résument tout l'art flaubertien: Un cœur simple, c'est la psychologie intimiste; Hérodias, c'est l'historien, le peintre; Saint Julien, l'amateur de fables et de surnaturel. Tour à tour son enfance, l'Antiquité, le Moyen Âge, fournissent le décor. Derrière tant d'art, la tendresse de qui a écrit: "Je veux apitoyer, faire pleurer les âmes sensibles, en étant une moi-même."


Le premier "objet d'études" de mon cours de français, cette année, porte sur les réécritures. A partir de là, ma prof a choisi de (nous faire) étudier le mythe de Salomé et donc ses diverses réécritures. Une d'entre elles avait été écrite par Flaubert, et était une nouvelle éditée dans le recueil "Trois contes" -celui que je vous présente aujourd'hui.
Du coup, ayant déjà entendu parler de ce recueil par Audrey/Le souffle des mots (dans cette vidéo), j'avais envie de le lire -plutôt pas mal, pour un livre obligatoire. J'ai lu les trois contes dans l'ordre, et non en commençant par Hérodias, qui est le conte à lire pour le français.
Les trois contes sont donc: Un coeur simple, nouvelle relatant la vie de Félicité, servante, par ses amours; La légende de Saint-Julien l'hospitalier, qui nous raconte la vie... eh bien, de Saint-Julien; et enfin il y a Hérodias, dans lequel Flaubert concentre des événements d'une trentaine d'années pour nous raconter une journée (mais quelle journée! vous vous en doutez) de Hérode Antipas, tétrarque (chef) de la Galilée.
Ma préférence suit l'ordre des nouvelles: j'ai préféré la première à la deuxième, et n'ai pas aimé la troisième.
En effet, j'ai beaucoup aimé le style et la simplicité des deux premières nouvelles. Elles se lisent facilement, on s'attache à Félicité (dans la première nouvelle), on suit avec intérêt les aventures de Julien (deuxième nouvelle donc). En revanche, je n'ai pas du tout aimé la troisième, celle qui était demandée donc. C'était beaucoup plus confus et rapide; les noms se ressemblent beaucoup donc même en étant avertie on confond très vite les personnages. Les événements s'enchaînent très vite et les liaisons entre deux paragraphes ne sont pas toujours évidentes.
Bref, je vous conseille beaucoup de lire (les deux premières nouvelles de) ce recueil. C'est très rapide à lire et parfait pour découvrir Flaubert je pense :)

18 sept. 2016

Lecture: La terrifiante histoire et le sanglant destin de Hansel & Gretel

Couverture de La Terrifiante Histoire et le sanglant destin de Hansel et Gretel



Adam Gidwitz

Hachette Romans
248 pages
15,90 €
Conte, Horreur


Vous connaissez sûrement l'histoire de Hansel et Gretel, sa maison en pain d'épices et sa vilaine sorcière. Mais connaissez-vous la véritable histoire, celle du commencement, celle qu'on ne raconte pas aux enfants? Une histoire dans laquelle le sang coule à flots, une histoire pour laquelle il faut avoir le cœur bien accroché...


Tout d'abord, un mot pour cette superbe couverture, et ses magnifiques illustrations. J'ai adoré ces dessins, en ombre chinoise ou presque. Le travail réalisé par les illustrateurs est vraiment incroyable.
Autre gros point fort du roman: les interventions de l'auteur, signalées par une police d'écriture rouge. Il nous mets en garde ("vous êtes sûrs que les plus jeunes sont partis?"), et intervient comme un conteur le ferait. Étrangement, loin de "casser" l'histoire, cela la renforçait.
Sur l'histoire elle-même, je n'ai pas grand chose à dire; c'est un conte découpé en plusieurs histoires, et il est assez rapide à lire (d'autant plus que j'avais feuilleté le livre quelques mois avant). Le conte originel est effectivement assez gore, même si pour moi ce n'était pas une "histoire d'horreur". Je ne sais pas trop quoi dire d'autre; j'ai bien aimé l'histoire, et j'ai adoré la forme qu'elle a prise; ça m'a donné envie de découvrir les versions d'origines de tous les contes de notre enfance.
Pour faire simple, c'est un très beau livre, avec une histoire intéressante, que j'ai pris beaucoup de plaisir à lire.

21 août 2016

Lecture: L'ingénu

Couverture de L'ingénu



Voltaire

Larousse
[Le Livre de Poche, Hachette, Pocket, Magnard...]
Petits Classiques
174 pages (avec le dossier, exercices etc.)


Un jeune sauvage débarque en Bretagne après être passé par l'Angleterre. Il y rencontre beaucoup de gens, tombe amoureux et commence à élever son esprit...


[J'ai lu ce conte au printemps dernier]
J'ai vraiment beaucoup plus apprécié cette nouvelle que Zadig, que j'ai lu l'été passé.
L'ingénu est un … ingénu, qui ne sait donc pas grand chose et qui dit tout ce qu'il pense car il ne connaît pas les convenances. Cela l'amène à faire connaissances de pas mal de gens qui vont l'aider à s'instruire.
La critique de la société est ici plus facilement compréhensible que dans Zadig. En effet, l'histoire se déroule en France, et les personnages mentionnés (mis à part les principaux) sont réels. De plus, comme j'avais une édition scolaire, les notes de bas de page m'ont pas mal aidé pour certaines significations.
J'ai beaucoup aimé le personnage de l'Ingénu, qui est le bien et la sagesse incarnés. Il lui arrive bien sûr quelques mésaventures du fait de son franc-parler mais c'est un jeune homme tout ce qu'il y a de plus sympathique.
J'ai aussi ri avec cette histoire ; par exemple lorsque Mlle de Saint-Yves pense, au début, qu'il n'existe qu'une seule religion et qu'une seule langue et que, bien entendu, ce sont les siennes ; l'orgueil et l'inintérêt pour les autres sont ici mis à rude épreuve sous la satire.
Bref, un conte sympathique : ne vous plaignez pas si vous devez la lire, vous y prendrez du plaisir:)


28 févr. 2016

Lecture: La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la tour Eiffel

Couverture : La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la tour Eiffel 



Romain Puértolas
La Dilettante
Amour, Voyage, Famille, Adoption, Conte



Pour Providence Dupois, la vie, c'est un peu comme la mayonnaise : plus on s'agite et plus on a de chances de la réussir. Alors que la jeune et jolie factrice parisienne s'apprête à partir en Afrique chercher la petite fille qu'elle aime le plus au monde, un volcan islandais se réveille, paralysant l'ensemble du trafic aérien européen. D'aéroport en monastère tibétain, commence alors pour elle le plus haletant et le plus prodigieux des voyages. L'amour donne des ailes. Êtes-vous prêt à vous envoler ?



J'ai beaucoup, beaucoup aimé ce livre. Tout comme le premier roman de l'auteur (cf ici), cette histoire est drôle, attachante, et étonnamment probable (on apprend à la fin le secret de vol de Providence). Les personnages, que ce soit Providence, Zahera, ou même Léo et son coiffeur, sont parfaits, décrits dans les moindres détails (pour les premières) ou juste assez pour qu'on puisse se les imaginer. Le style est drôle, "aconché", l'intrigue (si on peut appeler "intrigue", une recherche de moyens de transport) est rondement menée, et on comprend à la fin pourquoi le titre parle de Zahera et non de Providence (qui pourtant, à première vue, semble être le personnage principal). L'auteur aurait effectivement pu nommer son livre "le fantastique voyage de la femme qui avait appris à voler", ou encore "comment démontrer que l'amour donne des ailes", mais non, il a choisi de parler de Zahera. Car finalement, elle est "l'essence" de ce livre, la cause et le but de l'histoire...
Un roman que je vous recommande très (très) fort.


30 août 2015

Lecture: Zadig

Couverture : Zadig ou la DestinéeAuteur: Voltaire
Éditeurs: Le livre de poche / Larousse / Gallimard / Pocket / Hachette
Collections: [pas de collection] / Petits Classiques / Classico Lycée / Folio Classiques / Les Classiques...

Résumé: Zadig est un être bienveillant, doux et intelligent. Malheureusement, il est un peu trop bienveillant, doux et intelligent: blessé après avoir défendu sa bien-aimée, celle-ci l'abandonne par dépit. Dès lors, Zadig ne va aller que de mésaventures en mésaventures, côtoyant les plus grands comme les plus faibles, les brigands et les nobles.

Mon avis: j'ai bien aimé cette nouvelle, car, comme c'est un conte philosophique, elle donne inévitablement à réfléchir. Zadig a tout pour être heureux: il bon, beau, sage, intelligent, et pourtant il n'a que peu de chances et la Providence semble s'acharner sur lui. Toute l'attention du lecteur est retenue par ses (més)aventures, aussi on accorde peu d'importance aux personnages principaux, même s'ils sont bien développés. Les lieux sont succinctement décrits, suffisamment en tous cas pour cette courte nouvelle. En résumé, un conte plaisant, à lire en passant.

Extraits:
"J'ai été condamné à l'amende pour avoir vu passer une chienne, j'ai pensé être empalé pour un griffon, j'ai été envoyé au supplice parce que j'avais fait des vers à la louange du roi, j'ai été sur le point d'être étranglé parce que la reine avait des rubans jaunes, et me voici esclave avec toi parce qu'un brutal a battu sa maîtresse.  "

"Qu'est-ce donc que la vie humaine ? Ô vertu ! à quoi m'avez-vous servi ? Deux femmes m'ont indignement trompé, la troisième qui n'est point coupable, et qui est plus belle que les autres, va mourir ! Tout ce que j'ai fait de bien a toujours été pour moi une source de malédictions, et je n'ai été élevé au comble de la grandeur que pour tomber dans le plus horrible précipice de l'infortune. Si j'eusse été méchant comme tous les autres, je serais heureux comme eux."
Thèmes:  destinée, orient, satyre sociale, classique, aventure, voyage

Autres couvertures:
Couverture : Zadig ou la Destinée  Couverture : Zadig ou la Destinée  Couverture : Zadig ou la Destinée  Couverture : Zadig ou la Destinée  Couverture : Zadig ou la Destinée  Couverture : Zadig ou la Destinée  Couverture : Zadig ou la Destinée  Couverture : Zadig ou la Destinée  Couverture : Zadig ou la Destinée



Notation:
liste de bronze

Voilà voilà, à bientôt :)