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15 mai 2017

Lecture: Cannibale




 Didier Daeninckx
Folio
107 pages
Histoire, Colonialisme, Récit, Aventure

[Quatrième de couverture]
1931, l'Exposition coloniale. Quelques jours avant l'inauguration officielle, empoisonnés ou victimes d'une nourriture inadaptée, tous les crocodiles du marigot meurent d'un coup. Une solution est négociée par les organisateurs afin de remédier à la catastrophe. Le cirque Höffner de Francfort-sur-le-Main, qui souhaite renouveler l'intérêt du public, veut bien prêter les siens, mais en échange d'autant de Canaques. Qu'à cela ne tienne ! Les « cannibales » seront expédiés.
Inspiré par ce fait authentique, le récit déroule l'intrigue sur fond du Paris des années trente - ses mentalités, l'univers étrange de l'Exposition -tout en mettant en perspective les révoltes qui devaient avoir lieu un demi-siècle plus tard en Nouvelle-Calédonie.



Ce livre fait parti des (nombreux) livres de français à lire pour la dernière séquence (sur l'humanisme). J'en avais déjà un peu entendu parlé, surtout par les profs en fait, mais je ne savais pas vraiment de quoi il était question.
En fait, nous suivons le récit d'un vieillard kanak qui est amené à raconté ce qu'il lui est arrivé dans sa jeunesse, à Paris: il a été amené, avec d'autres de son village, pour jouer les cannibales à l'Exposition Coloniale. Seulement sa fiancée a été envoyée en Allemagne, et lui doit tenir sa promesse de veiller sur elle. Il va donc, accompagné d'un ami, partir à sa recherche dans un Paris inconnu.

Il y a deux intrigues avec deux temporalités différentes. Ce court roman était donc intéressant à plus d'un titre: d'une part, découverte pour ma part de l'Exposition Coloniale et de tout le racisme dont elle émane (mon petit cœur de naïve s'est indigné). Bien sûr, comparaison avec le monde actuel : est-ce que les points de vue ont vraiment évolué ? jusqu'à quel point ? etc.
Par ailleurs, le récit le plus récent, du prologue et de l'épilogue, nous évoque les révoltes qui ont eu lieu en Nouvelle Calédonie dans les années 80. Nous n'avons que peu d'informations à ce sujet dans le livre, mais il a au moins le mérite de nous donner envie d'aller les chercher nous-mêmes.

Globalement, j'ai trouvé ce livre un peu court: il fait à peine plus de cent pages, c'est écrit gros et c'est très facile à lire (ce dernier point n'est pas un reproche ^^ ). J'aurais aimé en savoir plus sur les deux sociétés évoqués, leurs différences et ressemblances. Je ne me suis pas particulièrement attachée aux personnages.


26 avr. 2017

Lecture: L'atlas d'Emeraude



John Stephens
Milan
441 pages
14,90 €
Aventure, Fantastique, Voyage dans le temps

[Quatrième de couverture]
Par une froide nuit de Noël, trois enfants doivent fuir des forces maléfiques qui les arrachent à leur vie, à leur maison, à leur parent...
Dix ans plus tard, Kate, Michael et Emma sont envoyés dans un étrange orphelinat: le manoir du docteur Pym. Ils y découvrent un livre aux mistérieux pouvoirs, l'Atlas d'emmeraude, et comprennent que ce livre peut les aider à retrouver leurs parents.
Mais pour sauver leur famille, ils devront affronter la terrible Contesse et son armé de Hurleurs...
[Chronique rédigée en mai 2016]

J'ai acheté ce roman il y a un bout de temps, lors d'une brocante. J'étais très contente de l'avoir pour seulement deux euros car j'en avais entendu parler il y a longtemps et il me faisait très envie. Et je n'ai pas été déçue.
J'ai beaucoup aimé notre petit trio, qui m'a rappelé par certains côtés les orphelins Baudelaire. Ils sont très touchants, débrouillards, intelligents mais en même temps très réalistes (=>ils n'ont pas que des qualités). J'ai adoré voir Michael et Emma se dévoiler au fur et à mesure.
L'histoire est complètement barrée mais dans le sens positif du terme. Bien sûr, nous détectons avant eux le côté magique de l'histoire puisque nous sommes prévenus qu'elle existe. J'ai aussi beaucoup aimé l'univers; mes créatures préférées sont les nains (Robbie ♥).
Le seul point négatif que je trouve à ce roman, c'est que certains mots étaient incongrus dans le contexte. On pourrait m'accuser d'être trop pointilleuse, ou de ne pas comprendre l'humour... Par exemple, le mot "shmilblick" est employé par les nains. Ce mot vient d'un jeu télévisé des années 80-90, et donc hors du monde et hors du temps où le nain l'emploit. Mais c'est quelque chose qui ne s'est produit que deux ou trois fois, donc ce n'est pas très grave.
Donc voilà, j'ai très hâte de lire les tomes suivants... j'espère qu'ils sont à la médiathèque !

22 févr. 2017

Lecture: The book of Ivy, t.2 : The revolution of Ivy

Amy Engel
Lumen
321 pages
15 €
Dystopie, Amour, Aventure

ATTENTION RISQUE DE SPOILER
Ca y est, Ivy est de l'autre côté. Maintenant, il va falloir apprendre à survivre; trouver tous ces petits gestes qui permettent de boire, de manger, de se chauffer. Peut-être, aussi, trouver d'autres condamnés avec qui s'allier.
Mais Ivy pourra-t-elle tenir loin de ceux qu'elle aime ?

[Chronique datant de l'hiver 2016, mon avis a légèrement changé depuis]
J'ai enfin lu ce deuxième et dernier tome, plus d'un an après ma lecture du premier. ET je dois dire que j'ai bien accroché.
Même si je n'ai pas beaucoup de souvenirs du premier tome, j'ai l'impression qu'il y a eu plus d'action que dans ce deuxième tome, qui était surtout centré sur la survie d'Ivy et son amour avec Bishop. C'est d'ailleurs le point qui m'a le plus plu dans ce roman; tous les deux étaient vraiment mignons, et je suis tombée encore un peu plus sous le charme de Bishop.
A part ça, l'histoire en soi n'est pas palpitante. Il y a un bon rythme (je l'ai lu très rapidement, même pour un WE à 1000); par contre le style d'écriture est assez commun.
Je n'ai pas beaucoup plus de choses à dire sur ce roman même si j'ai bien aimé. Je pense donc qu'il faut lire ce livre car il apporte les réponses à toutes les questions qu'on se pose à la fin du premier tome, mais pas à proprement parler pour son contenu.

3 févr. 2017

Lecture: Itawapa




Xavier-Laurent Petit
L'école des loisirs
Médium poche
221 pages
Ecologie, Amazonie, Famille



[Quatrième de couverture]
« Je n’ai plus que quelques minutes d’électricité par jour et je ne pourrai certainement plus t’envoyer de nouvelles avant un certain temps, mais não se preocupe, Talia, tudo bem. Ne t’inquiète de rien. Tout va bien. » Talia a beau relire le dernier mail de sa mère pour se rassurer, le « certain temps » s’éternise. Cela fait déjà un mois et demi que « tout va bien », quarante-huit jours exactement que Juana ne lui a plus donné signe de vie. Quelle idée, aussi, de s’installer, seule, dans une baraque minable au coeur de la forêt amazonienne ! Lorsqu’elle a découvert qu’Itawapa était au centre d’un projet de forages pétroliers, sa mère a démissionné de son poste de professeur d’ethnologie pour voler au secours d’Último, le dernier survivant d’une tribu indienne décimée dans des circonstances mystérieuses. Est-il hostile ? Est-il amical ? Comment le savoir ? Personne n’a jamais réussi à le rencontrer. Talia est bien décidée à tout faire pour retrouver sa mère. Quitte à s’enfoncer dans 200 kilomètres carrés de forêt vierge, de marais et de terres inexplorées et pas forcément hospitalières…



Itawapa était le dernier livre acheté au SLPJ, et dédicacé. Je suis très contente de mon achat :)
Dans ce livre, on suit donc Talia, jeune brésilienne de 14 ans, à la recherche de sa mère. Talia est un personnage très sympathique, qui essaie de comprendre ce qui lui arrive. Elle se pose pas mal de questions et est très futée, je l'ai beaucoup aimée. En revanche, les personnages secondaires ne sont pas très développés.
Le principal secret, dont on nous parle dès les premiers chapitres, est en fait révélé au prologue -implicitement, mais facile à deviner quand même. J'ai trouvé ça dommage, car "spoilait" une partie de l'intrigue. En revanche, j'ai beaucoup aimé suivre le périple de Talia et de ses compagnons à travers l'Amazonie.
Le style est très addictif, et très rapide.
Que dire de plus ? J'ai beaucoup aimé l'histoire, le style, les personnages, et le message plus ou moins caché, pour la défense de l'environnement.

14 déc. 2016

Lecture: Le fils de l'ombre et de l'oiseau





Alex Cousseau
Le Rouergue
DoAdo
427 pages
15,90 €
Aventure, Épopée familiale, Amérique du Sud, Amitié



[Quatrième de couverture]
En 1916, au Chili, deux frères attendent le lever du jour pour tuez le célèbre bandit Butch Cassidy. Ils sont face à l'homme responsable de la mort de leur père. Sous l'arbre où ce dernier est né il y a des années. Quelle vengeance familiale sont-ils en train d'assouvir ? Pour le découvrir, il faut les écouter durant une nuit entière. Elie et Elias nous racontent l'histoire mouvementée de leurs ancêtres. De l'île de Pâques à Valparaiso, sur le fleuve Amazone et en Patagonie, nous partons avec eux à la découverte de paysages et de destins incroyables. Inventeurs, rêveurs, révolutionnaires... sans oublier une fille à huit doigt et une femme-oiseau.



J'ai découvert Alex Cousseau avec Les trois vies d'Antoine Anarchis, roman d'aventure que j'avais adoré. J'avais poursuivi avec Un lézard amoureux, dans un tout autre style, mais que j'avais aussi beaucoup aimé. Alors quand j'ai vu qu'il dédicaçait au SLPJ, je n'ai pas hésité et ai acheté son dernier roman.
Ici, on ne suit non pas un personnage, mais une famille. Cela commence avec l'arrière-grand-mère, puis on suit la vie des générations suivantes, grand-mère, père, mère, enfants, jusqu'à arriver à la mort du père d'Elias et d'Elie.
Si j'ai ressenti ce petit frisson d'excitation en retrouvant une grande épopée familiale, comme avec Antoine Anarchis, cela n'a duré que quelques instants. En effet, j'ai beaucoup apprécié ma lecture, mais pas autant que les précédentes.
De fait, j'ai adoré suivre l'histoire de Poki -la grand-mère. Jeune fille libre, farouche et rêveuse à la fois, c'est un personnage qui m'a énormément plu. J'ai moins aimé le personnage de Pawel -le père, homme qui n'a finalement jamais su qui il était vraiment, tiraillé entre différentes identités. Enfin, si les personnage d'Elie et Elias m'ont touchée, je ne les ai pas spécialement appréciés; pour moi ils ne sont pas assez creusés.
Quant à l'histoire... Elle m'a beaucoup plu. Traversée de l'Amérique de Sud, traversée du XIX siècle débordant un peu sur le XXe, et au final traversée des genres littéraires (historique ? voyage ? épopée ? fantastique ? onirique?), cette histoire nous invite à nous laisser porter par la voix d'Elie. En effet, j'avais l'impression d'être à nouveau une petite fille à qui on racontait une histoire, une très longue histoire. J'imaginais l'île de Pâque, l'Amazonie, la Pampa patagonne... les aéroplanes, les mines, la révolution, la Bolivie. Tout un monde que je découvrais et en même temps qu'il me restait à découvrir...
Si j'ai trouvée ça très agréable, ça a aussi été parfois un peu long. Même si les chapitres sont très courts (il y en a 99!) et que le livre est découpé en trois parties, j'avais parfois le sentiment de quelques longueurs. C'est un rare point négatif de ce livre.
Vous l'aurez donc compris, j'ai adoré Le fils de l'ombre et de l'oiseau. C'est un livre magnifique, une ode au voyage et à la découverte...


27 nov. 2016

Lecture: D. Gray-Man [tomes 1 à 24]

Couverture de D.Gray-Man, tome 1 : Prologue



Hoshino Katsura
Glénat
Exorcisme, Combat, Démons, Humour


Dans un XIXème siècle alternatif, Allen est un jeune exorciste d'une quinzaine d'années. Un exorciste est quelqu'un qui a le pouvoir de tuer les Akumas, sortes de machines issus d'âmes tourmentées et qui a apparence humaine. Allen doit rejoindre la Congrégation, QG secret des exorcistes. Mais bien sûr, tout n'est pas si simple...


Encore un manga! au risque de me répéter pour chacun, ce manga fait partie de la liste établie par mes deux amies otakus.  Une d'elles avaient tous les DGM parus chez elle, mais ne les avais pas tous lus... du coup je me suis arrêtée au tome 17.
DGM est un manga que j'ai beaucoup aimé. L'univers gothique est très bien travaillé, et de plus en plus au fil des tomes. Les personnages sont très attachants (Allen ,Lenalee...) et très développés. Les bonus sont à mourir de rire (du moins, ceux entre les chapitres; je n'ai pas lu ceux de la fin), et l'humour est aussi très présents dans le manga en lui-même. L'intrigue est très bien menée, mais pas très addictive (j'ai parfois fait du un manga tous les deux jours).
Au niveau du dessin, le trait  est très esthétique et s'améliore lui aussi de tome en tome. Seul point noir: on (je) ne comprend pas toujours très bien dans les combats.
Voilà un avis très court, mais en même temps il n'y a pas grand chose à dire: tout est positif!
[tomes 18 à 24] On continue donc de suivre les aventures d'Allen et de la congrégation. Le manga devient de plus en plus addictif, les méchants de plus en pplus perfides et puissants. On s'attache à de nouveau personnages, le style de l'auteure évolue (Allen n'a clairement plus la même tête qu'au premier tome, et c'est tant mieux ^^ ). Bref, encore une fois que du positif :)

13 nov. 2016

Lecture: Les Pluies







Vincent Villeminot
Fleurus
339 pages
16,90 €
Epopée, Apocalypse, Amour



Quatrième de couverture
Kosh sortit sous le déluge, courut le long de la rue nationale. Les rares voitures en stationnement avaient déjà l'eau au ras de leurs caisses. Le courant était fort. Quand il arriva au nord du village, il comprit que c'était foutu. Il n'y avait plus de pont, ici non plus. Le tablier, le parapet apparaissaient encore parfois dans la boue écumante. Rien de plus. L'eau rugissait et roulait à hauteur du haut des digues. De l'autre côté, sur l'autre rive: plus de prairie, plus d'herbe- juste un fleuve immense large comme un bras de mer.

On est coupés du monde...
Il revint en courant vers la maison. Que faire ? L'eau pouvait-elle monter jusqu'aux étages?
-On va à l'église. Suivez-moi!
-A l'église? demanda Lou.
-Ouais, dans le clocher. C'est l'endroit le plus haut du village. Pressez-vous, l'eau arrive...


J'ai gagné ce livre grâce à un des concours sur le blog Muti et ses livres, et comme c'était le week-end à 1000, j'ai saisi l'occasion de lire, comme pause entre deux romans plus "adultes".
De Vincent Villeminot, j'avais déjà Réseau(x), que je n'avais pas du tout aimé, et U4, que j'avais beaucoup plus apprécié. De celui-là, je n'avais pas beaucoup entendu parlé, mais le résumé (et la magnifique couverture ♥) était suffisamment alléchant pour que je participe à ce concours.
On suit donc un garçon de quatorze ans (puis de quinze), Kosh. C'est un ado qui a grandi à la campagne, qui est responsable et sait (visiblement) tout faire. Ce n'est pas un personnage que j'ai beaucoup apprécié, peut-être parce qu'il me semblait trop mûr pour son âge (j'avais l'impression qu'il avait 17-18 ans...). J'ai d'avantage apprécié Lou et Noah, même si la personnalité de la première ne m'a pas semblé très approfondie.
Le roman est divisé en cinq parties, dont une épistolaire (lettres de Kosh à Lou), et chaque partie est divisé en une douzaine de chapitres (les chapitres sont cours, don't worry ^^). Je n'ai pas vraiment aimé, ou pas aimé, la plume de l'auteure. C'est en tout cas une plume bien moins dure que dans Réseau(x) (ce livre m'a vraiment marquée x) ), et très addictive.
Quant à l'histoire, elle était plutôt bien menée. Les rebondissements sont nombreux, on ne s’ennuie pas une seconde. J'ai bien aimé cette histoire, même si elle est presque un peu simple.
En bref, j'ai bien aimé ce roman, mais je pense qu'il conviendrait mieux à de plus jeunes lecteurs/lectrices que moi.



26 oct. 2016

Lecture: A la croisée des mondes [toute la série]




Philip Pullman
Gallimard
Folio Junior
3 Tomes
Fantasy, Aventure, Action, Jeunesse


[il vient de Booknode]
Ce n'était pas une vie ordinaire pour une jeune fille de onze ans : Lyra vivait, en compagnie de son daemon Pantalaimon, parmi les Erudits de Jordan College, passant ses journées à courir dans les rues d'Oxford à la recherche éperdue d'aventures. Mais sa vie bascule le jour où elle entend parler d'une extraordinaire particule. D'une taille microscopique, la Poussière - que l'on trouve uniquement dans les vastes étendues glacées des Royaumes du Nord - est censée posséder le pouvoir de briser les frontières entre les mondes, un pouvoir qui suscite effroi et convoitises... Jetée au cœur d'un terrible conflit, Lyra sera forcée d'accorder sa confiance aux gitans et à de terribles ours en armure. Et, lors de son périlleux voyage vers le Nord, elle devra découvrir pourquoi son propre destin semble étroitement lié à cette bataille sans merci où s'opposent des forces que nul ne l'avait préparée à affronter.

[Chronique rédigée en janvier 2016]
J'ai trouvé cette série très sympathique.
Le gros points forts, ce sont les bonnes idées, originales; les daemons (prononcez: démons), la Poussière, les fenêtres entre les mondes...
Je n'ai pas trop accroché au personnage de Lyra, trop arrogante et fière à mon goût. J'ai d'avantage aimé celui de Serafina Pekkala, Iorek ou Will, qui sont des personnages plus humbles.
Le style de Philip Pullman (mis à part ses idées fabuleuses) n'est pas extraordinaire; pas "d'addictivité" (parfois même quelques longueurs; j'avoue que j'ai sauté quelques passages), ni rien de trop remarquable; cependant le livre était plaisant à lire.
Bref, une bonne série, pour les plus jeunes je pense.

21 août 2016

Lecture: L'ingénu

Couverture de L'ingénu



Voltaire

Larousse
[Le Livre de Poche, Hachette, Pocket, Magnard...]
Petits Classiques
174 pages (avec le dossier, exercices etc.)


Un jeune sauvage débarque en Bretagne après être passé par l'Angleterre. Il y rencontre beaucoup de gens, tombe amoureux et commence à élever son esprit...


[J'ai lu ce conte au printemps dernier]
J'ai vraiment beaucoup plus apprécié cette nouvelle que Zadig, que j'ai lu l'été passé.
L'ingénu est un … ingénu, qui ne sait donc pas grand chose et qui dit tout ce qu'il pense car il ne connaît pas les convenances. Cela l'amène à faire connaissances de pas mal de gens qui vont l'aider à s'instruire.
La critique de la société est ici plus facilement compréhensible que dans Zadig. En effet, l'histoire se déroule en France, et les personnages mentionnés (mis à part les principaux) sont réels. De plus, comme j'avais une édition scolaire, les notes de bas de page m'ont pas mal aidé pour certaines significations.
J'ai beaucoup aimé le personnage de l'Ingénu, qui est le bien et la sagesse incarnés. Il lui arrive bien sûr quelques mésaventures du fait de son franc-parler mais c'est un jeune homme tout ce qu'il y a de plus sympathique.
J'ai aussi ri avec cette histoire ; par exemple lorsque Mlle de Saint-Yves pense, au début, qu'il n'existe qu'une seule religion et qu'une seule langue et que, bien entendu, ce sont les siennes ; l'orgueil et l'inintérêt pour les autres sont ici mis à rude épreuve sous la satire.
Bref, un conte sympathique : ne vous plaignez pas si vous devez la lire, vous y prendrez du plaisir:)


10 août 2016

Lecture: Bird box

Couverture de Bird Box


Josh Malerman
Calmann-lévy et Orbit - Le livre de Poche
373 pages
20,90 €
Dystopie, Thriller, Suspense, Folie

Cela fait cinq ans que Malorie n'a pas vu le ciel. Et ses enfants ne se sont jamais aventurés dehors sans avoir les yeux bandés. Un simple coup d’œil sur les créatures et vous devenez dément, retournant votre violence contre vous-même dans une mort atroce. Mais ils doivent aller chercher un autre refuge; Malorie sait que les murs de la maison ne les protégeront plus très longtemps. Alors, les yeux bandés, ils vont monter dans le bateau, et entamer un terrifiant périple pour tenter de rejoindre une colonie de rescapés.


Ce roman est le deuxième que j'ai lu dans le cadre du WE à 1000 de cet hiver.
Je dois dire que j'ai été très surprise par la forme qu'il a prise. Je m'attendais à lire le récit de ce jour où Malorie emmène ses enfants dans la barque. C'est bien sûr le cas, mais un chapitre sur deux, nous avons également ce qui s'est passé avant -comment elle en est arrivée là.
Et c'est formidable.
J'ai beaucoup apprécié le style de l'auteur, avec des phrases courtes qui accélèrent encore le rythme du récit. J'ai également apprécié le personnage de Malorie; courageuse, qui essaie de ne pas se laisser dominer par ses peurs.
Ce livre est incroyable car il ne donne jamais de descriptions des "méchants", ce qui vous laisse tout le loisir d'imaginer les choses les plus monstrueuses. Et, du coup, ça fait peur. D'autant que les quelques détails donnés sur les "victimes" sont assez gores.
Bref, Bird Box est un très bon livre, que j'ai beaucoup apprécié; cependant je ne le mettrai pas entre les mains des plus jeunes (en-dessous de 13/14 ans).